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tincelle électrique , ne la reçoivent pas avec une même intensité ; d’autres quelquefois, étant indisposées, vont par des temps d'orage, jusqu’à les prédire quelques jours d’avance. De Laplace a donc dit avec raison, dans son Essai sur les Probabilités, que « de tous les instruments que nous pouvons employer pour connaître les agents imperceptibles de la nature, les plus sensibles sont les nerfs , surtout lorsque des causes particulières exaltent leur sensibilité. »
Cette propriété dépendant de notre système nerveux, et le système nerveux étant variable, elle peut changer suivant les circonstances dans un même individu. Tous les fluides qui circulent dans le corps humain, non seulement n’y sont pas répartis d’une manière uniforme, mais varient dans leurs principes constituants, suivant le tempérament dont ils dérivent. L’oxigène, l'hydrogène, l'azote , le earbone, le fer, etc., peuvent y entrer dans des proportions très variables et, leur donnant des principes plus acides ou plus alealins, apporter ainsi de très grandes modifications aux fluides impondérables développés par la cireulation.
Les différents fluides électriques produits sans cesse par l’action vitale, étant soumis à l’action des différents liquides qui s’y rencontrent, deviennent par suite plus positifs ou plus négatifs.
De là, de grandes modifications doivent nécessairement résulter , lorsqu'ils sont mis en rapport avec d’autres fluides impondérables , qui leur sont étrangers. La nature de la peau peut, elle-même, augmenter ou diminuer la sensibilité nécessaire à la reproduction des effets organo-électriques. Quant aux corpuscules reconnus par Pacini , à l'extrémité des doigts, ils doivent, sans le moindre doute, modifier plus ou moins l’action produite.
On ne doit donc pas conclure que, parce que quel-
ques personnes sont privées de ces mouvements, que d’autres les ressentent différemment, et qu’enfin , ils n’agissent d’une manière uniforme que sur un certain nombre d'individus, il ne faut pas, dis-je, en conclure que les mouvements n'existent pas et sont dus seulement à l’imposture de quelques fourbes. Il me semble plus logique, dans cette occurrence, de chercher à approfondir que de préjuger. Ce n’est que par comparaison et par analogie que l’on peut établir des bases. II faut étudier chaque individu en particulier, tenir compte des effets produits, et les-:grouper suivant les résultats obtenus. Les plus petits effets mènent souvent aux plus grandes découvertes ; aussi est-il bon de rappeler ici que c’est à l'attraction d’une petite paille par un morceau d’ambre qu'est due celle de l'électricité.
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Lorsque le contact a lieu, l'organisme joue un rôle des plus compliqués ; la manière de ressentir n'est pas la même pour tout le monde indistinctement et diffère souvent pour certaines personnes, suivant celui des membres qui recoit le contact. On rencontre des hommes dont aucun membre n’est susceptible par le contact de développer des mouvements ; d’autres le reçoivent d’une manière uniforme pour tous les membres : quelques-uns éprouvent un mouvement par le contact d’un corps étranger avec l’une ou l’autre main , et en ressentent un dissemblable lorsque le contact a lieu avec l’un ou l’autre pied. J'ai quelquefois rencontré des personnes qui, reproduisant comme ci-dessus le même effet par les deux mains, éprouvaient par un pied des mouvements positifs et par l’autre des mouvements négatifs, quoiqu’obtenus par le contact d’un même corps. J’ai souvent rencontré, dans les mêmes circonstances, des effets complètement inverses.
D’autres enfin reçoivent un même mouvement par la main droite et le pied gauche, qui obtiendront un mouvement inverse par la main gauche et le pied droit. Les fluides se communiquent alors à la baguette, positifs sous la tige droite et: négatifs dessus; négatifs sous la tige gauche et positifs dessus, la tête se polarisant dessous positivement et négativement en dessus. Cette dernière
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