‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 101 sur 121 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Action de l'Électricité atmosphérique sur les corps

environnants,

C'est par variabilité de la modalité polaire d’individu à individu, d’organe à organe, que l’on peut expliquer les effets prodigieux temporaires et souvent instantanés que produit sur les hommes et Sur certains animaux l'électricité météorique sous toutes les formes et avec toutes ses phases. N’observe-t-on pas ces effets quand les variations atmosphériques doivent s’opérer, quoiqu’elles ne soient pas sensibles au baromètre, et que les élec. tromètres seuls les fassent apercevoir. Combien d'exemples frappants pourrait-on donner des influences puissantes de l’élément électrique dans les constitutions de l’air subordonné à des ventilations passagères , à des expositions diverses! Les lieux humides ou secs , le froid, la chaleur, etc., modilient l'organisme. Enfin , l'influence atmosphérique agit sur lui en vertu de l'électricité qui tend tou-

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( 222) jours à s’y équilibrer et qui n’y parvient jamais qu'après la mort.

Le docteur Fourcault admet deux causes génératrices des maladies : les unes physiques se trouvent dans le monde extérieur, les autres physiologiques s’observent dans l’organisme lui-même. Il met au premier rang l’asphyxie cutanée et la soustraction du principe matériel de la vie, qu’il regarde comme cause de destruction de l’homme et des animaux. L

Les vicissitudes de la température, l’abaissement subit qu’elle éprouve , la soustraction de la fumière, l’humidité, les anomalies dans le mouvement du fluide éthéré qui nous environne, sont, d’après lui, les causes les plus communes de nos maladies et de eelles des animaux. Mais ces causes, comme il l’observe, ne sont pas toujours accusées par les instruments de physique les plus sensibles. Elles sont ressenties par le système nerveux des névropathiques, des mélancoliques et des rhumatisants, qui sout à la fois des baromètres, des thermomètres et des électromètres vivants. Il cite comme exemple Darcet, chimiste célèbre, qui éprouvait chaque matin un état de malaise avant que la lumière n’eût pénétré dans sa chambre à coucher; sa peau alors était sèche, bien qu'il füt au lit. Aussitôt que le volet était ouvert, le malaise disparaissait et la peau devenait douce et humide.

Aug. Durant, de Lunel, considère que les influences atmosphériques sont pour quelque chose dans les Changements quotidiens du volume de la rate chez les malades atteints de fièvres intermittente. Cela est d'autant plus vrai, qu'il est démontré, à l’aide de nos instruments organo-électriques, que dans ces fièvres, la rate contient un excédant d’électricité positive. Cette électricité, qui ne s’y rencontre pas dans l’état normal, accuse dans les fièvres intermittentes une grande irritation portée dans cet organe.

Ce que je viens de dire relativement à l’appré- Clation de l'électricité, rencontrée à l’aide de mes électromètres sur une partie malade, peut sembler étonnant au premier abord et demande une explication que je vais donner en peu de mots.

Cette méthode, dont le comte de Tristan nous a donné la clef, est d’une exécution facile et nous indique toujours d’une manière certaine quand il y a trouble apporté dans l’électricité organique. Dans l’état normal de l’homme, les couloirs où circulent les fluides organo-électriques étant connus, rien n’est plus simple que de reconnaître, à l’aide de nos électromètres, le trouble déterminé dans leur répartition par l'état maladif.

Ainsi, le comte de Tristan a reconnu, comme je l'ai reconnu moi-même depuis, que l’homme et plusieurs animaux domestiques , tels que le chien ,

la vache, le cheval, etc., dans l’état de santé , ne doivent pas, sauf quelques exceptions qui sont rares, développer d’électricité à la surface extérieure de la peau. Il a reconnu que la peau dont ils sont enveloppés, n’est pas perméable à l'électricité , et que toutes les fois que de l'électricité s’y trouvait accumulée, c'était une preuve de l’état maladif. L’électricité qui s’y trouve ainsi développée sera toujours ou positive ou négative; néanmoins je l'ai quelquefois rencontrée, dans certaines affections, électro-composée positive ou négative, suivant la nature du mal qui l’occasionne ; ce mal lui-même ayant pour caractère des symptômes d’irritation où d’atonie.

Lorsqu'il y a maladie, l'électricité se décompose dans l’endroit ou est le siége du mal. Si le mal est interne et qu'il s’y accumule de l'électricité positive, l'électricité contraire se reportera à la partie correspondante extérieure. Ainsi, lorsqu'après avoir posé légèrement la main sur cet endroit, si l’on prend la baguette , elle indiquera la présence de l'électricité négative si le foyer du mal interne est positif, tandis qu’au contraire, si c’est la négative qui est accumulée dans la partie interne ma lade, l’on recueille avec la main l'électricité positive à la partie extérieure correspondante. Comme je l’ai dit, il faut dans ces recherches appuyer légèrement la main pour que l’action des fluides

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( 225 ) organo-électriques naturels ne viennent pas s’y mêler.

L'auteur précité compare ainsi le corps de l’homme et celui de l’animal à une bouteille de Leyde qui, lorsqu'elle est chargée intérieurement de l’un des fluides électriques, le fluide opposé se développe à sa surface extérieure. D’après ce principe, il est donc conséquent de conclure que si le mal est interne , la nature de son électricité est toujours contraire à celle prise sur la partie extérieure correspondante.

Non seulement le comte de Tristan à reconnu dans les affections maladives que la polarisation s'opère de l’intérieur du corps à l’extérieur et réciproquement, mais il a remarqué souvent, outre cela, une polarisation qui s’effectue parfois d’un organe à un autre. Dans ce dernier cas, il considère généralement le pôle positif comme le siége principal du mal, et le négatif comme pôle.secondaire.

Je ne m'étendrai pas davantage sur les recherches curieuses de cet auteur , dont plusieurs travaux sont restés inédits jusqu'à ce jour. Je ne me suis permis d'en dire un mot en passant que pour justifier les faits que j'ai avancés ei-dessus.

La mobilité de l'électricité à la surface du corps humain et la correspondance des polarisations internes et externes peuvent nous expliquer l’action

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