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( 226 ) morbide que déterminent à la longue, sur l’organisme , les variations atmosphériques.
Reichenbachk a reconnu que certaines personnes éprouvent des sensations particulières, lorsqu'un aimant puissant est promené lentement à la surface de leur corps; il a reconnu que cet effet n’est pas une condition morbide, mais qu'il existe à des degrés divers dans la proportion d’une personne sur trois, sur une moyenne d'individus en état de santé et de maladie.
Cette découverte de Reichenbachk éclaircit beaucoup d'effets restés inexplicables jusqu’à ce jour, lorsque l'influence magnétique de la terre s'exerce sur le corps humain de certaines personnes douées d’une grande susceptibilité nerveuse. C’est ainsi qu’on peut expliquer comment il se fait qu’elles ne peuvent dormir si leur lit n’est pas placé parallèlement au méridien magnétique avec la tête vers le nord, tandis que pour d’autres malades la position à angles droits avec ce méridien est absolument indispensable. Le fait est qu’eu égard à ces positions des maladies ont été guéries. Non seulement l’action magnétique du globe influe sur l'organisme, mais l'électricité de l'air, suivant les différentes polarisations qui lui sont propres et qu’il affecte, exerce également dans des circonstances données une grande influence sur le corps humain.
En 1832, au moment où le choléra sévissait vigoureusement en France, le comte de Tristan reconnut , à l’aide de la baguette organo-életrique, que les fluides électriques contenus dans l'air pouvaient se polariser sur différents points d’une même localité. I! les a souvent rencontrés polarisés à Orléans d’un quartier à un autre, et quelquefois même d’une maison à l’autre. Il a observé, dans cette circonstance, que, partout où l'électricité positive prédominait, les affections cholériques manquérent rarement de s’y manifester, Depuis cette époque, les expériences, faites à Saint-Pétesbourg en 1848, pendant la nouvelle invasion du choléra, ont confirmé d’une manière positive cette différence survenue dans l'électricité atmosphérique. D'après les observations faites dans cette ville, à l'époque où cette cruelle maladie avait le plus d’intensité, l'aiguille aimantée n’a cessé d’être agitée et vacillante. Cette anomalie n’a été suspendue que pendant un jour où le brouillard régnait sur la ville. Ces expériences ont constaté que, pendant la durée du fléau, les appareils électriques perdaient beaucoup de leur puissance. Audral a également remarqué à Paris, en juin 1849 , que, pendant la plus grande intensité du choléra , les appareils électriques perdaient beaucoup de leur puissance, et que celle-ci augmentait peu à peu à mesure que l’influence du fléau diminuait. Ces expériences ten-
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( 2928 }) dent donc à prouver et à faire admettre que cette maladie, comme beaucoup d’autres, résulte d’une action électrique anormale de la terre sur l'organisme.
L'air et la terre, d’après Becquerel, se trouvent toujours dans les temps sereins dans deux états électriques différents. Îl reconnaît que cet état se trouve sujet à des variations , d’où résulte une suite de décompositions et de recompositions lentes, qui contrarient ou favorisent l’action des forces vitales, suivant le sens dans lequel elles s’exercent. Cette observation du savant physicien est complétement d'accord avec celles que le comte de Tristan et moi avons faites à l’aide de la baguette sur l'électricité atmosphérique. Ainsi, dans les temps ordinaires, c’est-à-dire quand le temps n’est pas orageux , le contact de la baguette avec la colonne d'air atmosphérique ne détermine aucun mouvement sur nos instruments.
Nous ne conclurons cependant pas de là, que l'air dans les temps calmes se trouve dépourvu d'électricité ; car l'expérience nous a complètement démontré le contraire. Indépendamment des temps d'orage, comme l’a fort bien observé le comte de Tristan, l'électricité de l’air peut toujours s’y rechercher à l’aide de la baguette organo-électrique.
Ayant donc fait à ce sujet une série d’expériences qui me sont particulières, je crois bon de
les mentionner ici, pour faire voir le jeu de l’électricité atmosphérique dans les changements de temps. Ces différentes répartitions, qui s’opèrent sans cesse dans la polarisation atmosphérique, étant bien connues, nous permettront de comprendre de quelle portée peut être leur puissance sur les corps qui en recoivent le contact.
Le moyen employé pour reconnaître l'électricité contenue dans l'air est bien simple ; il suffit pour ÿ parvenir qu’un corps inactif quelconque soit placé verticalement. Ce corps doit avoir de 2 à 4 mètres de hauteur sur une largeur de 4 à 2 mètres. Pour moi, par exemple , il me suffit de donner le contact à une surface lisse, tel qu’un mur plâtré à un lambris de bois, ete. Dans une position verticale, aussitôt le contact donné sur ce mur avec ma main positive, je m’empare de l’électricté atmosphérique qui s’y trouve déposée. À un point donné je rencontre quelquefois le fluide positif, et aux autres points plus haut ou plus bas, je puis rencontrer le fluide négatif. Si parfois cependant je n’y trouve qu'un seul des deux fluides, souvent aussi je les y rencontre tous les deux réunis. Le COrps inactif sur lequel j'ai donné le contact m'étant connu pour ne pas me communiquer d'électricité naturelle, je dois conclure que l'électricité qu'il me transmet est celle que lui a communiquée la colonne d’air atmosphérique.
J'obtiens alors, suivant les variations atmosphériques, différentes répartitions électriques qui varient suivant que le temps est beau ou mauvais. Ainsi , lorsque le temps est beau et serein, à moins qu'il ne doive changer, je rencontre sur ce mur des zônes ou couches électriques superposées les
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unes aux autres, qui seront alternativement les unes positives et les âutres négatives.
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Pour mieux me faire comprendre, supposons ( planche 2%, fig. 58 ) le lambris ABCD sur lequel j'opère , divisé en cinq colonnes parallèles et ver-
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ticales. Je dirai que si sur la première colonne je ne
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rencontre que deux zônes électriques, l’une N né-
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gative et l’autre P positive, ce sera pour moi un signe certain du retour au beau temps. Maintenant, si, comme dans les deuxième et troisième colonnes,
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je rencontre les zônes électriques plus nombreuses
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et par suite plus rapprochées, cè sera encore pour moi un indice de beau temps. Mais plus ces colonnes viendront à se rapprocher, plus il y aura de chance de voir ce temps changer. Lorsqu’enfin, comme dans la quatrième colonne , les zônes se se-