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niers temps, Amoretti, Thouvenel, Fortis et Gerboin ont reconnu également à la baguette et au pendule des propriétés physiques. Ils ont admis que leurs mouvements étaient dus à l'influence des fluides électriques, et récemment le comte de Tristan et l’abbé Casimir Chevalier (1) ont rapporté les mouvements de la baguette aux lois électrodynamiques.
Les auteurs que je cite ont étudié sérieusement les mouvements de ces instruments et en ont reconnu avec raison la réalité. Que des hommes de mauvaise foi aient abusé de la crédulité de certaines personnes, nous ne le nions pas, mais l’abus d’une chose n’infirme aucunement son existence. Comme nous venons de le voir, les uns ont expliqué ces mouvements par le magnétisme, par l’électricité ou par le galvanisme , et les autres par le magnétisme animal. Je me rangerai aujourd'hui à l'opinion de ceux qui l’attribuent à des effets électro-dynamiques. Ge dernier mode d’action me paraît le seul logique et par suite le seul qu’il soit sensé d'admettre. Je considère l’action dynamique comme entièrement dépendante de l’effet galvanique produit par le contact de certains corps étrangers avec les fluides organiques. Les fluides de ces corps, s'ils sont troublés, acquièrent à leur tour
(1) La baguette divinatoire justifiée scientifiquement.
la propriété de réagir sur les différents fluides organiques de celui qui opère. Suivant la nature du fluide développé et la manière dont s’opère la réaction , un certain trouble est apporté dans une partie ou dans la totalité de la masse des fluides impondérables du corps humain ; des courants contraires ou semblables s’y développent, lesquels, selon l’action produite, permettent aux instruments de se mouvoir ou de s'arrêter.
Les sciences physiques actuelles viennent à l'appui des faits que j'avance. L'action capillaire des corps organiques les rend propres à absorber différents liquides et par suite à développer de la chaleur. La respiration , qui en est la principale cause, en développe soit par le mouvement du sang soit par le frottement des diverses parties avec le système nerveux et par les réactions chimiques qui s'y opèrent. Enfin l'on peut dire que, partout où il y a vie, il se produit de la chaleur; car non seulement elle se développe dans l’action de la vie animale , maïs aussi dans l'action de la vie végétale. De Larive attribue, avec raison, à la chaleur animale une origine électrique. En effet, les rapports qui existent entre la chaleur et l'électricité sont si intimes que l'une accompagne toujours la production de l'autre. Ainsi , lorsque la chaleur parcourt un corps, à l'endroit où elle rencontre un obstacle les deux électricités se séparent ; tandis
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( 236 ) que l'électricité en mouvement redevient à son tour chaleur, lorsqu'elle rencontre des obstacles qui s'opposent à sa libre propagation.
Les observations physiques prouvent également qu'il existe un rapport intime entre les affinités et les forces électriques , et une dépendance mutuelle telle, qu’à l’aide des affinités l’on peut faire naître des forces électriques, et réciproquement.
Je me crois donc autorisé à conelure d’après tous ces axiômes de physique : 1° que la chaleur qui accompagne la vie dénote clairement la présence de l'électricité dans l’organisme ; 2 que la chaleur s’y trouvant constamment développée par l’électricité et l'électricité par la chaleur , l'électricité y existe dans un mouvement discontinu ; 3 qu’enfin les rapports intimes qui existent entre les affinités et l'électricité , lorsqu'il y a contact entre un corps étranger et l'organisme , suffisent , quand les affinités se développent , pour y troubler la marche régulière des fluides. Ces trois causes identiquement subordonnées les unes aux autres peuvent ainsi nous expliquer l’action dynamique qui se produit dans l'organisme , lorsque le contact de certains corps vient, comme nous l’avons observé, déterminer sur lui des sensations diverses ou des contractions qui ont la propriété d’exciter le mouvement des instruments organo-électriques.
Les mouvements orgauo-électriques trouvent
( 237 ) ainsi leur explication naturelle dans les lois physiques établies par Ampère sur les courants électro-dynamiques , et les quatre suivantes suffisent pour les faire comprendre ainsi que tous mouvements galvaniques.
Première loi : Deux courants obliques s’attirent, s'ils s’approchent ou s’éloignent en même temps du sommet de l’angle.
Deuxième loi: Deux courants obliques se repoussent si l’un d’eux s’approche du sommet de l’angle , tandis que l’autre s’en éloigne.
Troisième loi : Deux courants parallèles s’attirent s’ils marchent dans le même sens.
Quatrième loi : Deux courants parallèles se repoussent s'ils marchent en sens contraire.
Nos propres expériences nous ont forcé de reconnaître et d'admettre que, lorsqu’un trouble quelconque est apporté par une action électrique étrangère dans les fluides organiques , il en résulte toujours pour ces derniers de nouvelles répartitions électriques. Les polarisations naturelles aussi bien que celles qui sont factices , y changent alors et s’y renouvellent sans cesse, tant que la vie dure et par suite les diverses parties du corps humain , comme les différentes parties des instrument organo-électriques, se polarisent suivant la nature des fluides affluents et effluents. Ce jeu de l’électricité qui se rencontre tant sur l’organisme que
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( 258 ) sur les instruments organo-électriques, n’est point l'effet du hasard, maïs bien la conséquence de l’action produite par les nouveaux courants développés dans l’organisme par la présence des fluides étrangers qui se trouvent réagir sur lui.
Les différentes polarisations et dépolarisations qui, lorsque le contact a lieu, surviennent entre l'organisme et les instruments , suivant qu’elles sont semblables ou contraires , leur permettent de s’attirer ou de se repousser de la même manière que le feraient, dans cette circonstance, les deux pôles d’un aimant. Ces attractions et répulsions dues à la polarisation s’exercent continuellement et à des temps donnés qui permettent aux divers courants internes de l’organisme de modifier , dans ces circonstances , les polarisations qu’ils ont fait développer sur les différentes parties externes de l'organisme et des instruments.
Suivant donc la marche de ces différents courants , leur nature électrique et le sens dans lequel ils se dirigent , ils deviennent une véritable cause motrice, car ils suscitent toujours aux instruments
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