‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 108 sur 121 · FE · texte numérisé non relu

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organo-électriques le mouvement dans le sens déterminé par celui des fluides qui influence lorganisme.

Ce point est tellement vrai que nous avons reconnu que les baguettes en mouvement ne peu-

vent accomplir en entier leur mouvement de ro-

tation , qu’autant que dans les positions horizontales et verticales leur tête se trouve polarisée en sens inverse. Nous nous sommes également convaincu par l'expérience que le pendule ne doit son mouvement rectiligne qu'aux polarisations opposées qui se forment sur sa masse ; tandis qu’au contraire son mouvement de rotation n’est dû qu’à un nouveau mode de polarisation qui s’opère sur cette même masse. Au reste la marche rectiligne du pendule se dirigeant du nord au sud pour une électricité et du levant au couchant pour l’autre , se trouve complètement d'accord avec la découverte de Œrsted, qui a reconnu qu’un courant magnétique approché d’un courant électrique tend à se mettreen croix avec lui.

Aussitôt que le contact a lieu avec l’organisme , un double courant s’établit en sens inverse à travers les nerfs et les muscles. L’un circule par exemple du pied droit (pôle positif) au pied gauche (pôle négatif), passant par la tête de celui qui opère; et l’autre, qui est le plussouvent d’une électricité contraire, partant du pied gauche (pôle négatif), se dirige de même vers la tête pour redescendre vers le pied droit (pôle positif). Les bras qui ne sont pas exempts de servir de conducteurs à ces courants, les communiquent aux instruments organo-électriques dès qu’ils sont mis en contact avec eux.

Les fluides communiqués par l'organisme aux instruments ne peuvent s'étendre au-delà de la tête de la baguette, ni au-delà de la masse du pendule. Lorsqu'ils sont arrivés à ce but, ils s’y arrêtent et s’y dissipent continuellement par l’action de la polarisation qui s’y produit. Ce qui prouve que cette polarisation se renouvelle sans cesse , c’est qu’elle ne dure qu’autant que l'instrument reste sous l'influence organique, et qu’elle cesse dès qu’on l’en sépare.

Il résulte de ce que je viens de dire que les courants s’établissent des pôles organiques aux sommets des baguettes ou à la masse des pendules, lieux où viennent se polariser les fluides qui alors se dissipent et se renouvellent sans cesse tant que l’action dure. Ce mouvement continuel de l’électricité organique dans les instruments y détermine donc des courants qui, par rapport à Ceux du corps humain, sont dès lors soumis aux quatre lois mentionnées ci-dessus. On ne doit donc plus s'étonner de voir les instruments, tantôt attirés et tantôt repoussés, prendre des mouvements divers suivant l'électricité donnée; et les positions relatives affectées par les courants déterminés tant sur les instruments que sur l’organisme.

Suivant les règles du bon sens, les courants constatés par ces expériences forcent à ne reconnaître

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dans tous ces phénomènes que des effets électro-

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L’exigence systématique des corps savants entrave souvent les progrès , et n’est-on pas en droit de se plaindre quand on voit qu'il a fallu un demisiècle pour leur faire admettre l’existence du fluide animal. L’aveuglement des ennemis de l'électricité animale leur fait aussi repousser avec le plus vif acharnement les instruments dont je m'occupe, et dont se sont occupés depuis déjà bien des siècles tant de physiciens célèbres laissés en oubli. Volta et ses partisans ont combattu Armoretti, Thouvenel et Gerboin, comme ils ont combattu Galvani ; l’un et l’autre système ont été repoussés parce qu’ils s’appuyaient sur un principe commun, l'électricité animale. Mais ce que je ne puis comprendre, c'est que ceux qui admettent aujourd'hui l'existence des fluides organiques, se refusent encore à reconnaître que certains corps plus ou moins doués d'électricité puissent agir sur l’être animé, en changeant ou troublant [a marche régulière primitive que suivent dans l'état normal les fluides qui leur sont propres ou naturels. Tous les corps contiennent de l'électricité ; chez les uns ce fluide est développé dans l’état naturel, chez d’autres, s’ils ne le sont pas, peu de chose suffit pour y parvenir. La température, le choc ou le simple contact de deux corps développent toujours les fluides, lorsque

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