CHAPITRE
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Comparaison analytique des Effets organo-électriques
& galvaniques.
Plus on compare, plus il est difficile de ne pas reconnaître l'identité qui existe entre les effets galvaniques et ceux organo-électriques.
Les hydroscopes et les minéroscopes n’éprouvent de mouvements des instruments organo-électriques ou des sensations particulières, qu’en raison de la réaction apportée dans leurs fluides organiques par d'autres fluides qui leur sont propres ou étrangers ; c’est un effet semblable à celui qu’on expérimentesurles grenouilles. Cette action, comme toutes celles électro-dynamiques, est régie par l’influence des courants sur les courants. Les corps animés mis en contact entre eux , de même que les métaux, quand on en réunit, ne jouissent pas d’une même puissance électro-motrice, cette puissance n'étant que relative. Lorsqu'on les compare entre eux, l’on reconnaît qu'il en est qui se nuisent par une sorte d’équilibration de leurs fluides , tandis
que d’autres se renforcent par une sorte d’aimantation. Cet effet réciproque des différentes pièces métalliques entre elles, comme de celles-ci aux parties organiques nerveuses et musculaires , tient à la grande diversité ou à la presque identité de leurs fluides électriques. L'action galvaniqueexercée par les métaux sur les grenouilles, est identiquement la même que celle produite par mes charges, sur les fluides organiques de l’homme qui les met en contact avec son organisme. Suivant la tendance électrique qu'ont les fluides à se mettre en équilibre, l’action dynamique qui détermine le contact se trouvera toujours subordonnée à la capacité électrique du corps qui l’aura donnée et de celui qui l'aura reçue. Ainsi, comme nous l’avons vu, la capacité de deux corps étant égale, il ne s’exercera aucune influence réciproque de l’un à l’autre; d'où résulte qu’il n’y aura point d’action produite, tandis qu’il y en aura toutes les fois que leurs capacités seront inégales. Dans ce dernier cas, l’équilibre cherchera à s'établir, et celui des deux dont la capacité sera la plus grande l’emportera sur l’autre.
Les physiciens et les physiologistes ont observé que dans l’action galvanique, l’action paraît dans un membre quand on ferme le circuit, et dans l’autre quand on l’ouvre. En organo-électricité, le contact d’un même électro-simple sur des pôles
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organiques opposés y détermine également pour les instruments des mouvements qui deviendront contraires, suivant celui des membres qui aura reçu le contact. L'action inverse des instruments produite dans cette circonstance se trouve d’accord avec l’effet obtenu sur l’un ou l’autre membre de la grenouille, suivant que le circuit se trouve ouvert ou fermé. On doit donc induire de là que ces effets organo-électriques et galvaniques sont occasionnés par les mêmes causes dynamiques. Il est vraisemblable que cette contraction, comme les mouvements contraires obtenus sur les membres opposés, proviennent de ce que dans un cas l'électricité entre , tandis que dans l’autre elle sort.
Quant à l’action des corps électro-composés qui ont la propriété de déterminer, suivant leur nature plus positive ou plus négative, un même mouvement aux instruments , lorsqu'ils agissent sur des pôles organiques contraires. Je crois devoir l’attribuer à ce que l’action de ces corps permet aux fluides contraires d'entrer et de sortir en même temps. En effet, dès que leur contact a lieu , les pôles contraires de l'organisme se trouvant immédiatement affectés par la double action du fluide électrique que renferme l’électro-composé, nous voyons le fluide qui y prédomine déterminer le mouvement dans le sens qui lui est propre.
Les physiologistes ont reconnu que certains nerfs
( 247 ) étant excités , éveillent uniquement la contractibilité musculaire , et que d’autres soumis aux mêmes irritations ne provoquent que la douleur ; ils ont également distingué dans les centres nerveux des parties qui président aux sensations, et d’autres destinées seulement au mouvement. Thouvenel a de même observé que sur les mines et les courants d'eau, certaines personnes étaient sensibles aux mouvements de la baguette et du pendule, qui n'éprouvaient jamais dans ce Cas ni douleurs ni contractions; tandis que d’autres, éprouvant toujours des contractions nerveuses et des douleurs, ne ressentaient jamais de mouvements de ces instruments. Îl obesrve cependant qu'il à rencontré à la fois, dans quelques cas exceptionnels , le mouve- - ment des instruments, la douleur et les contractions. Ces points constatés par Thouvenel se trouvent parfaitement d'accord avec les lois du galvanisme et dépendent de la nature des nerfs affectés dans l'organisme par l'influence , soit du contact, soit de l'effet produit à distance par la substance active qui tend à surexciter. Je suis donc autorisé, par ce qui précède, à conclure que tels nerfs pouvant être plus facilement surexcités que tels autres et réciproquement, peuvent ainsi, en éveillant la surexcitation musculaire, déterminer chez les uns les douleurs, et chez les autres les contractions musculaires et par suite les mouve-
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