‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 109 sur 121 · SA · texte numérisé non relu

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( 2492 ) ces corps sont hétérogènes et même quelquefois quand ils sont homogènes ; ils déterminent aussi entre eux des effets dynamiques, telle que la polarisation. Comment d'après cela se refuser d'admettre que le contact métallique puisse déterminer des effets dynamiques, lorsqu'il a lieu avec l’organisme doué naturellement de courants électriques puissants et préexistants. Non seulement le raisonnement et la comparaison de faits galvaniques connus tendent à faire admettre cette hypothèse, mais toutesles expériences organo-électriques viennent confirmer l'identité qui existe entre cette science et le galvanisme Armoretti et Thouvenel furent les premiers qui placèrent la baguette et le pendule électro-métriques au rang des instruments galvano-mètres. Si Lenot, Graperon , Morveau et tant d’autres se sont occupés, par les seuls résultats du galvanisme, de distingner un pôle de l’autre, ou un métal d’un autre métal, ïls n’ont fait qu’imiter ce qu'ont fait Armoretti et Thouvenel dans leurs procédés d’électrométrie souterraine par la rotation des baguettes , par celle des pendules, par les commotions et les sensations diverses obtenues sur le corps humain par l’action métallique.

- Je dirai doncavec Becquerel, en parlant de l’orga-

nisme : On ne voit souvent que des phénomènes physiologiques, dus seulement à des forces vitales, là précisément où existent des effets à la produc-

tion desquels concourent toutes les forces dont la nature dispose, pour réagir sur les corps organisés. On doit prendre ces observations en forte considération ; Car on attribue en général à des causes occultes ce qui n’est quelquefois qu’un effet naturel des forces connues, Il ne faut donc admettre de nouvelles forces qu’autant que celles que nous connaissons sont insuffisantes pour expliquer les faits complexes; nous ne devons pas perdre de vue que la nature ne dispose que de peu de principes, et que vouloir lui en attribuer un trop grand nombre , serait lui faire perdre son principe d’unité.

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