‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 112 sur 121 · OT. RE · texte numérisé non relu

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ments des baguettes et des pendules. Quant aù double effet observé par Thouvenel, relativement aux douleurs , aux contractions et aux mouvements des instruments ressentis par un même individu, il faut l’attribuer à ce que les nerfs de contractibilité musculaire , et ceux qui président à la douleur , se trouvent affectés en même temps par l’action du contact.

On reconnaît généralement que la secousse des poissons électriques a plus d’analogie avec celle de la pile galvanique qu'avec celle de lélectricité ordinaire. Le fluide galvanique dirigé sur un muscle qui lui sert de conducteur, lui fait éprouver des contractions et des convulsions que l’on n’obtient pas, ou à peine, avec l'électricité ordinaire: Cette différence s’observe aussi, mais à de moindres degrés, chez les minéroscopes soumis à l’électricité des mines et à celle des machines.

Sur le corps humain, le fluide galvanique produit des expansions et des contractions remarquables. Le conducteur de la pile étant appliqué sur la langue, et le négatif sur une autre partie du corps , il se forme une petite tumeur sur celle-là. Si l’on change les pôles et que l’on place le négatif sur Ja langue , il s’y forme au contraire une petite dépression.

Gautherot, appliquant sur les joues des plaques métalliques de diverses natures et humides, dit

qu'on éprouve, outre la commotion , un sentiment de brülure qui dure tout le temps de l'application des plaques. Il est reconnu qu’on éprouve sur la langue une sensation particulière, et sur le front une légère titillation au nerf optique. De tels ré sultats n’ont point été observés par les effets du fluide électrique ordinaire. La pile galvanique, comme l'électricité souterraine, ont plus d’analogie entre elles qu'avec l'électricité ordinaire, les deux premières n’ayant pas besoin d’être isolées pour agir, ce qui est indispensable pour la dernière.

L’électricité d’une forte pile capable de tuer en peu de minutes de petits animaux, et de donner de fortes commotions aux grands, ne fait aucune impression sur certains corps électromètres sans condensateurs ; elle en produit une à peine sensible sur les plus délicats, sur ceux même, dit Vailli, qui sont mobiles à l’action de la sept centième partie d’un grain de cire râpée. Mais ce qu’il y à de plus remarquable, c’est que le fluide galvanique, si puissant sur les animaux, n’opère pas au moins sensiblement sur les corps privés de vitalité. Il paraît même que l’animal plein de vie a la faculté d'en réprimer l’action, tandis que le fluide électrique agit indépendamment de la volonté et de la vitalité. L’électricité galvanique, comme la souterraine, agissent également à travers les li-

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