‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 113 sur 121 · D + = RS · texte numérisé non relu

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quides ; ces deux électricités relativement à leurs conducteurs respectifs, semblent suivre certaines lois d’affinité, tandis que l'électricité ordinaire suit la route la plus courte. Cette différence tient au mode de polarité positif ou négatif, qui est moins constant ou moins énergique dans les uns que dans les autres.

L’électricité souterraine se rend surtout sensible avec toute son énergie , à l’organisme de certains hommes, qui ne doivent probablement ce triste privilége qu’à ce qu'ils sont, par la différence même de leur organisation, ou plus condensateurs de ce fluide, ou plus sensibles à son action à doses et forces égales. Ainsi ceux qui ont regardé comme feintes ou chimériques les commotions, les sensations diverses, Les oscillations artérielles observées chez les minéroscopes , par la seule raison que leur contact n’exprime rien sur les électromètres les plus sensibles, ont commis une erreur. Cette erreur est la même que celle commise, d’après la même épreuve, par ceux qui ont refusé d’abord de reconnaître le galvanisme, comme appartenant à l’électricité; bien qu'ensuite ils aient fait tous leurs efforts pour les y assimiler en dépit des électromètres et de tant d’autres moyens d'épreuves qui manifestent entre eux quelque disparité. Selon Vassali, le calorique, le fluide électrique, le galvanique, ne sont que des modifications du même

( 251 ) principe, et qu'à ce principe, dit-il, on peut rapporter le magnétisme, les affinités et l’attraction universelle,

Thouvenel a observé que la rotation positive ou négative des baguettes électrométriques, exprimant seulement le degré de tension électrique qui résulte de ces deux polarités , n’est pas toujours en raison de la commotion musculaire , ni de l’accélération artérielle, et qu’ainsi elle ne correspond nullement aux effets de l’électromètre ordinaire. Cette remarque dénote un rapport de plus entre le galvanisme et l'électricité souterraine, métallique ou minérale.

Les vents chauds et mous, les temps humides rendent inactive l’électricité des machines, celle de la pile , au contraire, n’en marche que mieux à mesure que l'appareil est plus environné d’air humide. Le propre de l'électricité par frottement est de se manifester d’abord par les signes d’attraction et de répulsion, principe fondamental des électromètres ordinaires, ensuite par l’étincelle; enfin, par le choc et la secousse. Le contraire a lieu pour l’électricité hydro-métallique, dont les premiers effets sont : la commotion, puis l’étincelle, puis enfin des indices à peine sensibles d’attraction. D'où vient qu'une pile de 80 paires n'indique rien à la balance électrométrique à soie, tandis que l’électromètre de Bennet diverge par le contact de

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