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( 252) la 4me paire; cependant la balance à soie n’est pas moins sensible que cet électromètre.
La principale différence entre l'électricité galvanique et la souterraine c’est que l’une se rend sensible au plus grand nombre d'individus , et l’autre seulement au plus petit. Le galvanisme agissant particulièrement sur tel ou tel organe exclusivement dans telles personnes et non sur les autres, ressemble beaucoup à ce que l’on observe de l'électricité météorique en général et spécialement à ce que chacun des métaux opère sur certains individus et même sur certains organes. Thouvenel a connu des hommes qui ne ressentaient l’électricité des mines, des métaux ou des sources, que dans un seul organe : la vessie , la tête, etc., ou bien sur la moitié du corps, droite ou gauche. Ritter, sur une pile formée de zinc et de cuivre, éprouvait bien plus de douleur du côté cuivre que du côté zinc. Le bras du côté cuivre sentait froid et l’autre chaud. Suivant Amoretti, son minéroscope Anfossi , sur certaines mines , sentait , comme caractère distinctif, froid sur les unes et de la chaleur sur les autres. Il est enfin beaucoup d’autres phénomènes regardés comme propres au galvanisme et qui sont peu connus ; tels sont la contraction de la pupille observée par Humboltd, et sa dilatation reconnue par Spallanzani sur Pennet ; le
tintement ou bourdonnement des oreilles observé
par Volta comme effet du galvanisme , et par Thouvenel, comme résultat de l’électricité souterraine ressenti sur les grandes mines métalliques, par Pennet et par Bleton. Quant aux saveurs acides, amères, alcalines et autres sensations diverses, on ne peut pas plus les observer constamment ni uniformément chez tous les individus soumis aux procédés galvaniques que pour ceux soumis à l’électrométrie souterraine. D’après Ritter, le pôle septentrional agit moins que le méridional ; de même sur Pennet la mine calamitaire prodüisait plus d’effet que celle qui ne jouissait pas de cette qualité. On remarque également que le pôle méridional d’un fer aimanté agit plus fortement sur les grenouilles que le fer non aimanté.
D’après Thouvenel, l'électricité souterraine a été étudiée au moins 14 ans avant la découverte du galvanisme , c’est-à-dire de 1778 à 1792, Or, pendant ce laps de temps et dans tous les écrits relatifs à cette nouvelle branche de l’électrométrie organique , on a recueilli nombre de faits. De ces faits on a déduit les principes sur lesquels se sont appuyés les partisans du galvanisme, pendant les 12 années qui ont suivi sa découverte. C’est ainsi que l’on a dit: {°. que les métaux et les mines, au lieu d’être de simples conducteurs de l'électricité, sont en outre des électro-moteurs réels, des excitateurs puissants, ou des condensateurs relatifs
( 254 ) de ce fluide, selon les circonstances ; 2, que cette faculté électro-motrice est elle-même relative à la capacité électrique des différents corps actifs entre eux , lorsqu'ils sont en contact, sous terre comme dans l’air, ou même en corrélation à distance et qu'ils constituent des atmosphères ou au moins certaines sphères électriques; 3°. que par conséquent cette faculté électrophorique a lieu de corps à corps, de milieu à milieu , sans Le secours d’aucune sorte d'isolement, comme cela est jugé nécessaire pour l'électricité commune ; 4. que pareillement , sans aucun moyen d'isolation, cette action électrique , minérale ou métallique , se rend sensible par des commotions et autres affections diverses, sur les corps organiques, plus sur les uns que sur les autres, et diversement sur chacun d’eux, selon qu’elle est appliquée sur telles ou telles de leurs parties; D. qu’il existe ainsi une corrélation manifeste et spéciale entre l’électromotricité sensitive et commotive des corps organiques de certains individus et sur certains de leurs organes en particulier ; de manière que ces corps
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soumis à de semblables épreuves peuvent être réputés les électroscopes les plus délicats, les plus sûrs, sans qu'il existe d'ailleurs aucun rapport nécessaire de tension électrique entre eux et les électromètres ordinaires ; 6°. que cette force électrique propre aux mines ou aux métaux se manifeste dès
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qu’elle est transmise aux électromètres organiques, en deux états différents, ou avec deux modalités variant de la positive à la négative, selon qu’elle part de tel ou tel métal et qu’elle est dirigée sur telle ou telle partie du corps humain; 7. enfin que cette sorte de polarité contraire , tant organique que métallique ou corrélative, du métal à l'organe , devient sensible pour certains individus et reste invariablement la même, par la double rotation aussi bien que par l’oscillation ou l’équilibre des baguettes et des pendules électrométriques , sans que les électromètres physiques y puissent rien indiquer. L'abbé Amoretti a dit à ce sujet, dans son histoire du galvanisme , page 360, qu'il voyait avec plaisir accueillir, par tous les physiciens galvanistes, la dénomination des phénomènes qu'il avait annoncés dans ses différents écrits , et notamment dans celui intitulé la guerre de dix ans,
Si dans les expériences galvaniques, Galvani a cherché à tout attribuer au déplacement de l’électricité animale, comme Volta à celui de l’électricité commune, de son côté, Thouvenel, dans celles de l’électrométrie souterraine, a tout expliqué par l’action différente de l’électricité métallique et minérale sur l’organisme de certains individus. Toutefois il n’a pas déterminé si cette différence d’action tient à un mode de répartition, ou à l’agréga-
tion et à la réaction du fluide considéré dans les minéraux, dans les animaux et dans le réservoir commun, celui-ci tenant ceux-là dans un état de communication permanente. Cet auteur a doncété, dans le prineipe, conduit par ses expériences , à reconnaître qu’en électrométrie souterraine comme en toute autre expérience galvanique, ni le fluide animal, ni le fluide minéral seuls n'étaient suffsants pour déterminer l’action ; mais que cette action était dépendante de la réaction de ces divers fluides les uns sur les autres. Ceci, comme nous le reconnaissons aujourd’hui, détermine l'effet dynamique, et par suite la douleur, les mouvements fébriles, les convulsions, les contractions musculaires , enfin les mouvements des baguettes et des pendules qui n’en sont réellement que la conséquence.
Riter a pensé que les hommes , les animaux, les végétaux, comme les piles monométalliques pouvaient avoir une électricité positive en haut et une négative en bas. Cependant, d’après la rotation des baguettes , Thouvenel a reconnu, comme je l'ai reconnu moi-même, que les pôles des personnes douées de mouvements organo-électriques devenaient positifs vu négatifs pour les régions supérieures ou inférieures du corps, suivant la nature de l'électricité développée dans les métaux placés sous les pieds.
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Amoretti, Thouvenel, Gerboin et nous , sommes d'accord pour admettre qu’un corps positif pour un pôle organique, devient négatif pour le pôle contraire d’un même individu. En effet, d’après leurs expériences et les miennes, je vois que les deux pôles inférieurs, agissant en même temps sur un même corps actif, déterminent dès lors le mouvement des instruments, comme s’il n’y avait qu'un seul pôle. Nous reconnaissons également que deux fluides de même nature agissant en même temps sur deux pôles contraires, se neutralisent et annulent ainsi tous mouvements de rotation et d’oscillation des instruments.
Amoretti, d’après son expérience personnelle, divise, comme je les ai divisés avant de connaître ses écrits, les différents corps en actifs et en inactifs, divergents ou convergents. Mais ce qu’il n'a pas observé et ce qu’ont reconnu comme moi Thouvenel etle comte de Tristan , c’est que le corps actif pour une personne peut être inactif pour l’autre, de même qu’un corps positif pour l’un peut être négatif pour l'autre. De même que la polarité métallique change suivant que l’accouplement a lieu avec tel ou tel métal, de même aussi cette polarité change suivant le contact de tel ou tel métal, avec telle ou telle partie organique ou même avec tel ou tel individu. La rotation se développe alors positive ou négative si le corps est actif, ou ne se
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