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ments qu autant qu'ils sont soumis à la puissance organique. J'aurais pu appeler ce fluide organo-galvanique, vu qu 1l me paraît dépendre plutôt du galvanisme que de l'électricité ordi-
naire ; cependant, comme les instruments que j emploie sont réellement des électro-mètres , je préfère m'en tenir à la dénomination établie par Crerboin.
Depuis plusieurs siècles, bien des savants dignes de foi ont reconnu que ces instruments , placés sous la puissance de certains organismes et soumis à l'influence des corps doués d'électricité , acquièrent la propriété de se mouvoir. Ce résultat , qui à été mis en doute, a lieu cependant et ne doit point être dédaigné. IL n'est pas d'effets sans cause; connaissant les uns, j'ai voulu chercher les autres ; ce nest que par des observations sérieuses et approfondies que j'ai pu remonter aux principes. Toutes les personnes qui, plus favorisées que d'autres, sont susceptibles de la production des mouvements , sont faciles à convaincre ; mais malheureusement celles qui sont privées de celte faculté ne veulent rien admettre , ne pouvant ni ne voulant accorder à autrui une sensibilité qu'elles
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& n'ont pas; dès lors , elles nient ce qu'elles ne comprennent pas, et se refusent à l'évidence en réfutant systématiquement un fait qui est appelé à faire faire, tôt ou tard, un pas immense à la science. De tout temps les corps savants ont condamné ces effets , et le discrédit qu ils out jetésur cette science, en la préjugeant, fait quon éprouve peut-être encore trop de répugnance à y jeter un regard sérieux.
Le Dauphiné et l'Italie ont été pendant longtemps le théâtre d'expériences sans cesse renouvelées sur l'électro-métrie souterraine. Thouvenel, Amoretti, Fortis et beaucoup d'autres savants ont reconnu non seulement que les hydroscopes et les minéroscopes qui opéraient Journellement sous leurs yeux, produisaient des mouvements dans les baguettes et les pendules, mais que plusieurs d'entre eux éprouvaient des sensations particuhières , telles que des contractions musculaires, des convulsions, de la chaleur ou du froid aux pieds ou aux jambes, une accélération du pouls, une dilatation de la pupille, une saveur âcre ou acide, etc. Ces savants ont remarqué qu'outre les mouvements de la baguette obtenus par Pennet sur les
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effluves terrestres, 1l éprouvait des contractions musculaires, une accélération du pouls bien sensible et une forte coloration du visage. Ils ont observé sur Anfossi que, lorsqu'il marchait nu-pieds sur un cours d’eau , 1l
éprouvait aux talons une sensation analogue à celle qu’on éprouve lorsqu'on s'enfonce dans un | sable mouvant , quoique dans cette circonstance D il marchât sur des galets, tandis que, quand il marchait dans le sens opposé, la sensation disparaissait et se faisait ressentir à la pointe des pieds, vers les doigts. Ils ont également observé qu'Anfossi, lorsqu'il marchait sur pli une roche argentine, ressentait, sur certains 1 points de cette roche, une vive sensation de chaleur ; tandis que sur d’autres points de cette même roche. il ressentait une vive sensation de froid. Dans le premier cas, la baguette lui tournait dans les mains, dans un sens , et dans le second elle tournait dans le sens contraire. L Lorsquil mettait un pied sur la roche qui [ui procurait la sensation chaude et l'autre sur celle qui lui faisait éprouver la sensation froide , les savants, témoins de l'expérience, remarquèrent que la baguette ne tournait pas. Thou-
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venel , Amoretti, Fortis, etc. , ont donc constaté tous ces effets ; mais, comme ils ne se faisaient ressentir que sur un petit nombre d'individus , on les a généralement repoussés, quoiqu'ils aient été attribués à une action galvanique,
Les différentes sensations produites sur l'orwanisme par l'électricité souterraine, ne me semblent cependant pas plus surprenantes n1 plus difficiles à admettre que celles que nous voyons se reproduire chaque jour dans les expériences galvaniques. L'action galvanique produite par le contact de deux métaux n’agit pas uniformément sur tous les individus ; ainsi quelques personnes éprouvent un goût acide ou alcalin , lorsque deux métaux hétérogènes sont mis en contact avec leur langue, l’un en dessous , l'autre en dessus ; tandis que d'autres, pendant ce contact, n éprouvent aucune saveur. Il en est de même de la contraction de la pupille ainsi que de la plupart des effets galvaniques essayés sur le corps humain.
Les sensations particulières produites sur le système nerveux et musculaire des hydroscopes et des minéroscopes, ayant été suffisamment
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