‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 62 sur 121 · SÉRIE LS · texte numérisé non relu

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pôles organiques, suivant qu’elles sont simples ou composées.

Les charges simples sont celles qui ne communiquent à l'organisme qu’une seule nature électrique , et sont, par conséquent, toujours positives pour un pôle et négatives pour l’autre. Ces charges se composent avec des électro-simples positifs ou négatifs ; mais qu’elles soient positives ou négatives, peu importe, puisqu’un même électro-simple produit toujours l'effet contraire par son contact avec les pôles positifs et négatifs de l’organisme. Aïnsi, ces charges étant électro-négatives , détermineront les effets contraires si on le désire, et cela suivant le pôle organique avec lequel elles se-

k] ront mises en rapport. Elles combattront alors | 1 | l'effet dynamique produit en premier lieu sur les 1 ! fluides organiques , et par suite occasionneront le Lo | mouvement inverse des instruments, si leur puis-

ni sance organo-électrique est unie.

4 1 | Je pulvérise ordinairement les corps actifs simni ples que je destine à former des charges, et les Hi renferme dans des étuis de substances neutres, | telles que du bois, ou dans des vases en corne | | grasse ou en terre lorsque j'emploie des liquides | il au lieu de corps solides. Je passe ensuite dans le | QE bout de chacun de ces étuis ou vases, une corde à | Al | ! boyau qui me sert de conducteur, lorsque je veux RU A en charger une de mes mains ( planche fre, fig. 19,

15 et 20). Toutes ces charges, comme je l'ai dit, peuvent s’équilibrer d’une main à l’autre toutes les fois qu'elles sont égales et de même nature

électrique ; elles sont égales lorsqu'elles ne déterminent aucun mouvement; car, dans ce cas seulement, les deux forces données se trouvent neutralisées. On peut ainsi partir d’une unité connue et établir à l'infini des divisions propres à calculer

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toutes les forces qui auront occasionné le mouvement des instruments organo-électriques. On peut obtenir par ce simple moyen, à l’unité près, la force relative de tous les corps actifs qui auront suscité le premier mouvement. Par exemple, si je

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courant d’eau , ou tout autre effluve terrestre, je puis, d’après celui qui m'est connu, conclure la puissance relative de celui qui m’est inconnu. Il me suffira d'employer un nombre de charges données , et si l’effet ressenti par les pieds l'emporte sur les charges contenues dans l’une des mains, je serai fondé à penser que la puissance du filon ou de l’effluve souterraine est en ce lieu au moins aussi grande que celle que j'aurai prise pour point de départ. A la vérité, l’on ne peut jamais obtenir un résultat rigoureusement mathématique dans ces sortes de calculs. En effet, l'influence atmosphérique amène, comme on le sait, de très grandes variations dans l'intensité des fluides électriques, et outre cet obstacle, il en est un encore plus grand qui git dans la profondeur à laquelle ces amas ou courants se trouvent au-dessous du sol. Aïnsi, d’après mes observations, lorsque les fluides organo-électriques vont décomposer l'électricité des corps enfouis au sein du sol, l’intensité diminue avec la profondeur ; elle augmente à mesure qu’ils se rapprochent de la surface.

Fous ces caleuls sont à faire et peuvent un jour donner des résultats importants dont on déduira des conséquences avantageuses tant à la recherche de l’eau que de celle des filons. Ainsi, en supposant qu'un courant d’eau connu à un pied sous terre équivale à une force de vingt charges ; en

supposant, de plus, qu’un autre courant d’eau , à dix-neuf pieds sous terre , exige également vingt charges pour arrêter le premier mouvement donné, je dois m'attendre à rencontrer, à cette profondeur, une puissance d’eau égale au moins à quarante charges, puissance qui, pour moi , augmentera toujours d'environ une charge par pied de terre qu'on enlèverait. Je puis donc conclure de là, qu'où je sentirai cette puissance de vingt charges avant de fouiller, je ne puis rencontrer moins d’eau que dans le puits connu et situé seulement à un pied sous terre, à moins qu’il n’y aït plusieurs courants superposés les uns au-dessus des autres.

J’observerai ici que, lorsqu’on se sert des charges pour calculer la puissance des courants d’eau et des filons, il est important de reconnaître au moins approximativement la profondeur à laquelle ils peuvent se rencontrer. Le moyen que j'emploie est bien simple et me semble rationnel, puisqu'il est basé sur l’espace de temps qui s'écoule entre le moment où l’on se place sur le lieu propre à déterminer le mouvement, et le moment où l’on ressent le départ de l'instrument. Ainsi, j’ai remarqué que lorsque je me place sur un courant, le mouvement n'est point instantané, mais qu’il lui faut d’autant plus de temps pour se développer, qu'il se trouve enfoui plus profondément. Chaque seconde de retard que mon instrument mettra à

partir équivaut pour moi à un mètre environ de profondeur, deux secondes deux mètres, trois secondes trois mètres, ainsi de suite. Par exemple, si je me place sur un courant souterrain (planche le, figure 24), soit EFG ce courant, et ABCD le sol excitateur qui le recouvre, si je me trouve au point O, le fluide du courant partant de G n’ayant que deux mètres de terre à traverser pour me parvenir, ma baguette mettra deux secondes avant de prendre son mouvement. Si, maintenant, je me transporte au point M, le fluide du courant partant du point E ayant six mètres de terre à traverser, ma baguette sera six secondes avant de se mouvoir. Il faut avoir soin, lorsqu'on est sur le sol exeitateur dont on veut connaître la profondeur, de placer la baguette dans un plan horizontal, avec sa pointe en avant; c’est alors que l’on commence à compter les secondes, en frappant du pied pour marquer chacune d'elles. Ces calculs, aussi exacts que possible, ne peuvent toutefois être qu’approximatifs, l'intensité de l'électricité qui détermine les mouvements étant toujours subordonnée à la température et à l’hygrométrie atmosphérique. Cette évaluation d'une seconde par mètre varie suivant les individus, et il suffit de s’éprouver, avant l’opération , sur des profondeurs connues pour s’assurer que l’on obtient plus ou moins du mètre par seconde.

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