‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 63 sur 121 · TT · texte numérisé non relu

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Les charges composées diffèrent des charges simples en ce que, dans ces dernières, les deux électricités marchent en même temps dans le même circuit. Tels sont : un couple électro-contraire, les deux pôles réunis d’une pile ou les deux pôles réunis de la boussole. Ces charges agissent, comme je l’ai déjà dit, de la même manière sur l’une ou l’autre main ou pôles organiques contraires ; elles y déterminent toujours le mouvement dans le sens de lélectricité positive ou négative qui y prédomine. Comme les charges simples, les charges composées peuvent s’équilibrer entre elles, mais je n’ai encore tiré aueun parti de eette propriété dans mes applications sur le terrain.

Dans les mouvements organo-électriques , les charges simples servent à apprécier la force du fluide électrique qui nous est communiquée par une puissance électrique simple quelconque. Les charges composées, au contraire , servent à distinguer certains corps actifs les uns des autres. On s’appuie en cela sur la propriété qu’elles ont dans telle ou telle circonstance, de renverser le mouvement primitif donné par un corps actif électrosimple. Îl sera donc toujours facile de distinguer par leur intermédiaire un eourant d’eau d’avec un filon de fer, quoique le mouvement primitif développé par les pôles organiques inférieurs (les pieds) soit le même sur l’eau et sur la mine. Il me suffit,

lorsque le mouvement d’ascension se fait sentir dans la baguette, ou celui du nord au sud dans le pendule , de mettre en rapport l’un ou l’autre pôle organique supérieur (l’une ou l'autre main) avec un électro-positif composé. J’obtiens alors un mouvement inverse pour la baguette, et un de rotation pour le pendule, dès que je passe sur le filon de fer; tandis que sur le courant d’eau, le mouvement n’éprouve aucun changement. De cette action différente, produite dans l’un et l’autre cas, je conclus que toutes les fois que je suis sous l’influence d’un électro-composé positif, et qu'il y a changement dans le mouvement primitif, j'ai tout lieu de supposer que je suis sur un filon de fer, et non sur un courant d’eau. Cette remarque est des plus importantes, et j’emploie avec succès cette méthode dans le Berri, lorsque les courants d’eau et les filons viennent à se croiser.

Il ne faut cependant pas déduire de là que les éleetro-composés indiquent une différence marquée entre chaque substance renfermée dans le sein de la terre. Ces corps n’ont que deux modes d’action réels d’après lesquels change le mouvement ; c’est-à-dire, suivant la nature électrique du

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