‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 67 sur 121 · R MIE NET · texte numérisé non relu

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Ce qu’il y a de remarquable dans l’action des mouvements inverses produits sur la baguette par les courants d’eau, se représente également à l'égard des courants d’air. Il suffit en effet d’un vent violent en plaine, pour déterminer le mouvement d’ascension quand on marche contre le vent, et celui de déclinaison quand on marche en lui tournant le dos. |

J’attribue ces effets qui se reproduisent constamment sur tous les courants, à la double tendance qu'ont, dans cette circonstance, les pôles inférieurs contraires à s'emparer alternativement des électricités développées par le frottement du courant. Ainsi le pôle positif serait seul impressionné quand on remonte le courant , et le négatif quand on le redescend. Cela suffit, comme on le voit, pour déterminer les mouvements inverses qu’on rencontre, lorsqu'on remonte et redescend un courant. Cette hypothèse est d’accord avec les règles que j'ai établies, puisque nous savons qu’un même fluide qui est positif pour un pôle peut devenir négatif pour le pôle qui lui est opposé.

Lorsqu'on veut chercher à reconnaître un courant sur le terrain , il faut le parcourir dans différents sens, tenant horizontalement la baguette dont la tête doit être dirigée en avant dans le sens vers lequel on marche. Lorsqu'un mouvement com-

(: #35 } mence à se faire sentir, l’on marche doucement, tantôt en avant, tantôt en arrière, tantôt de droite . ét tantôt de gauche, afin de pouvoir bien se rendre compte de la direction. Prenant pour exemple un courant connu {planche 1r°, fig. 21), soit ABCD, ce courant dont la longueur EF nous est connue, ainsi que la largeur IK, si je m’éloigne du point I pour me rendre de là au point K, le mouvement de mon instrument ne se fera ressentir que quelque temps après que j'aurai dépassé le point E, point où commence le courant. C’est-donc au point M que le premier effet se fera ressentir ; de ce point je continue à marcher jusques un peu au-delà du point K. Car il est vrai de dire que, si les mouvements ne se développent pas instantanément, ils ne se perdent pas non plus immédiatement après avoir quitté le sol excitateur. Si au lieu d’avoir traversé ce courant du point [au point K, je l’avais traversé du point K au point I, les mêmes effets se seraient reproduits, mais en sens contraire, et je n'aurais ressenti le courant qu’au point N. J’aurais donc trouvé ce courant d’une largeur MN , au lieu de sa largeur réelle qui est de IK. Quelquefois, lorsqu'on met le pied sur le sol excitateur, on le parcourt plus ou moins longtemps avant que le mouvement ne se développe. Cette bizarrerie vient de ce que le courant qui sollicite le mouvement se trouve plus ou moins rapproché de la

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