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superficie du sol. On voit effectivement, d’après la fig. 22, que le courant ABCD qui est de la même largeur que celui de la fig. 21, est beaucoup plus long à faire ressentir son effet. Les lignes IM et NK de ce dernier courant étant plus longues que celles représentées dans le premier, il en résulte que la ligne MN est plus longue dans le premier qu’elle ne l’est dans le second. Ce dernier courant se trouvera ainsi enfoui à une plus grande profondeur dans le sol que le premier.
Lorsqu'un courant ABCD (figure 23) est connu dans une longueur donnée EF, rien n’est plus simple que d’en décrire la largeur relative de la manière que je viens de l'indiquer ci-dessus. Pour y parvenir, à tous les deux mètres, je le traverse une fois dans un sens et une fois dans l’autre, c’est-à-dire de [ en K et de K en I. Lorsque du point [ j'arrive au point M, j'y mets un piquet; allant ensuite du point K au point N, j'y mets un autre piquet ; les points marqués par les lettres M et N me donnent alors la largeur relative de mon courant en cet endroit. Continuant ainsi de suite cette opération dans toute la longueur du courant, je puis ainsi me faire une idée de la largeur qu'il peut avoir ; il ne faut cependant pas perdre de vue que le mouvement n’est généralement pas instantané, et qu’il faut toujours s'éloigner du courant avant de le retraverser.
Le courant étant tracé ainsi que nous venons de le voir, on peut pratiquer des puits au-dessus ; mais 1l faudra avoir soin de les pratiquer juste entre les piquets M et N, pour obtenir le point central du courant ou du filon qu’on voudra connaître.
De ce que je viens de dire de la connaissance et de la recherche des courants d’eau et des filons métalliques , il ne faut pas conclure qu’on puisse toujours fixer d’une manière précise le lieu où l’on doit les rencontrer ; ce serait une très grande erreur, les instruments organo-électriques n’indiquant , à proprement parler, ni l’eau, ni la mine, ni les fossiles , comme certains auteurs anciens l’ont supposé. Ces instruments, il ne faut pas le perdre de vue, ne sont que des électro-mètres extrèmement sensibles, qui n’indiquent qu’une puissance électrique exercée sur l’un des pôles de l'organisme ou de l'instrument. L'expérience m'a prouvé que tous les corps actifs enfouis au sein de la terre développent toujours les mouvements des instruments pour une personne douée des fluides polaires. Je me suis également convaincu que certaines cavités souterraines , contenant des matières gazeuses douées d’une puissance électrique quelconque, suffisent pour développer le mouvement. Des pierres ou des terres contenant
des oxides métalliques, des sulfures et toutes
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