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Depuis lors, beaucoup de gens instruits se sont occupés des effets qu’elle produit ; les uns se sont prononcés pour, les autres contre. Quant au pendule, je ne puis préciser l'époque à laquelle il remonte. L'abbé Amoretti est celui qui le premier a rattaché ces deux instruments aux sciences physiques. Pour mieux me faire comprendre des personnes qui ne connaissent ni les baguettes , n1 les pendules , je vais donner ici leur description.
Les auteurs anciens prétendent avoir obtenu des mouvements de plusieurs baguettes qui difièrent totalement de celle dont je m'occupe dans cet ouvrage. Je vais, sans m'appesantir sur chacune d’elles, d'écrire ici les sept sortes de baguettes qui ont été mentionnées jusqu'à ce jour.
La première, qui est celle dont je me suis toujours servi avec succès , est la plus répandue ; ses mouvements sont des plus sensibles et je la considère comme la plus avantageuse pour expérimenter. Elle consiste en une fourche de coudrier ou d’un bois quelconque (Planche {°°, fig. 8), dont les deux tiges ou branches doivent être flexibles et longues d’environ quarante centimètres. Mais comme ces sortes de baguettes sont grossières et toujours rudes aux mains lorsqu'elles tournent, je préfère celles qui sont factices. Ces dernières baguettes, dont le comte de Tristan est l’inventeur, se composent de trois pièces principales qui
(5) sont: Une tête et deux branches (Planche 14°, fig. 7). C représente la tête, À etB les deux branches destinées à s’emmancher dans les deux trous KK pratiqués à cet effet à la base de la tête C.
Je compose ordinairement cette tête, soït avec du bois, soit avec de la corne grasse ; sa longueur varie de cinq à dix centimètres , son épaisseur d’un demi à un centimètre, et sa largeur d’un centimètre à deux. La forme d’ensemble de cette tête est un peu ovale, allongée, plus étroite à son sommet qu'à sa base, où viennent s’ajuster les deux branches AB.
Les branches ou tiges sont deux baleines droites et rondes, de la grosseur d’environ un demi-centimètre de diamètre, sur une longueur de vingtcinq centimètres. Les dimensions plus courtes ou plus longues ne seraient pas aussi avantageuses. Il faut toutefois, autant que possible, que leur longueur soit proportionnée à celle des bras de celui qui opère , afin que quand le mouvement de rotation s’accomplit, la tête de la baguette ne soit point arrêtée par la rencontre de la poitrine (Planche 1e, fig. 6).
La deuxième sorte de baguette, que je n’aï point essayée, est celle de Royer (Planche 1°, fig. 2) Cette baguette AB fourchue d’un bout, est en coudrier , aulne ou chêne , et d’environ trente-cinq centimètres de longueur et de la grosseur d’un
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doigt , afin que le vent ne la fasse pas facilement remuer. On la place sur le revers ou le dedans de la main qu’on tient étendue, de manière à ce qu’elle y soit placée en équilibre et le plus en balance possible. Alors , en marchant doucement , quand on passe sur un cours d’eau, elle se tourne d’ellemême dans un sens ou dans l’autre.
La troisième, d’après le père Kirker, jésuite, est pratiquée en Allemagne (Planche 1", fig. 1). On prend un rejeton de coudrier bien droit et sans nœuds; on le coupe en deux moitiés à peu près de même longueur AC et BC; on creuse le bout de l’un deux BC au point C, en forme de petit bassin, et l’on coupe le bout de l’autre AG au point C en pointe ; en sorte que l'extrémité d’un des bâtons puisse entrer dans l’extrémité de l’autre. On porte ainsi ce rejeton devant soi en le tenant entre les doigts index par les extrémités À et B. Quand on passe par-dessus les courants d’eau, ou des veines métalliques , ces deux bâtons se meuvent et s’inclinent vers le point central C.
La quatrième , dont se servait Jacques Aymar, quand il n’employait pas la baguette fourchue de coudrier, consiste en un simple bâton droit en coudrier AB (Planche 1”°, fig. 5). Il tient ce bâton sur ses doigts index, les mains éloignées l’une de l’autre. Lorsque l’on passe sur un courant, iltourne sur lui-même.
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La cinquième , proposée par le professeur Ca lamini et l’abbé Amoretti, qui l'ont observée, consiste en une baguette droite AB (Planche {r°, fig. 14). Cette baguette droite qui est flexible, a de 135 à 155 centimètres de longueur; on la tient d’une seule main par l'extrémité À dans une position horizontale. La pointe B étant présentée à 3 ou 6 centimètres des corps métalliques ou autres, il se détermine alors dans cette baguette un mouvement d’oscillation qui permet à la pointe B de s'approcher ou de s'éloigner de ces corps, en se portant en I ou en K, selon qu’ils appartiendront à la classe des corps positifs ou des négatifs. D’après leurs observations, la même action a lieu, c’est-à-dire, l'attraction et la répulsion de la baguette, si, au lieu de présenter la pointe dans la sphère d’action des corps métalliques , on place ceux-ci sous les pieds ou sur la tête, etc.
La sixième baguette est celle employée par Thouvenel et Amoretti dans leurs nombreuses expériences sur l'électricité souterraine. Cette baguette est formée d’une matière quelconque anélectrique, tels que les bois et les métaux de toutes sortes. Elle doit être légèrement courbée , en forme d’arc de la longueur de un mètre à un mèetre trente-cinq centimètres et terminée à chaque extrémité par une petite boule. Son poids total peut être de 30 à 60 grammes et même plus
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