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(0) selon la force motrice qu’on veut étudier. Cette baguette (Planche 1"°, fig. 5), étant ainsi construite en forme d’arc, doit être soutenue au point de son équilibre , ou sur deux doigts placés dans l’écartement nécessaire pour que le centre de gravité se trouve au milieu, ou bien sur deux points d'appui équivalents, faits de bois ou de métal. Je n’ai jamais expérimenté avec ces quatre dernières baguettes ; je ne puis donc les apprécier.
Il en existe enfin une septième qui consiste en une baguette de cinquante centimètres de longueur, que l’on tient dans chaque main par un bout (Planche 1°, fig. 4). Pour se servir de cette baguette il suffit de l’arquer un peu en rapprochant les deux mains À et B l’une de l’autre. Alors si l’on passe sur un courant d’eau, ou sur un métal quelconque , le cercle ACB se lève ou s’abaisse comme cela a lieu dans la première baguette que j'ai décrite et qui est celle dont je me sers. Jai également obtenu des mouvements avec cette dernière ; mais la première est celle à laquelle j'ai toujours donné la préférence.
Le pendule ( Planche 1”, fig. 9) consiste en un corps quelconque C, suspendu à un fil ou à une chaîne flexible AC.
Je forme ordinairement la masse du pendule avec du boïs, de l’ivoire , du calcaire ou des métaux, suivant l'usage que j'en veux faire. Je lui
(ren donne des formes arrondies telles que celles de boules ou d’anneaux. Je préfère cependant la forme totalement sphérique ; la résistance de l’air
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étant égale sur tous les points, permet mieux à ses divers mouvements de se reproduire. La grosseur
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de cette masse varie depuis un jusqu’à vingt-cinq centimètres de diamètre, suivant les expériences que je me propose de faire. Je fixe ( Planche 1re fig. 15), au centre de la boule C un petit anneau au point Ï, où vient s'attacher le fil AT, ou bien je pratique, dans son diamètre IK, un trou à tra-
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vers lequel je passe le fil AK, qui sert à le suspendre. Le mouvement est d’autant plus fort et plus rapide que cette masse est plus considérable. Je la suspends habituellement à un fil ordinaire, à de la ficelle ou de la corde à boyau. La force du fil doit être proportionnée au poids du corps suspendu ; sa longueur peut varier suivant les expériences, depuis vingt-cinq centimètres jusqu’à un mètre. Plus le fil est long, plus le mouvement met
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de temps à prendre son maximum d’étendue ; mais ce maximum parvient à une plus grande extension qu'avec un fil court; plus il est gros, plus la vitesse augmente, pourvu toutefois qu’il soit flexible.
Je terminerai ce qui concerne la confection des baguettes et des pendules, en faisant observer que
tous les corps sont propres à les former, pourvu a
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qu'ils aient la tenacité et la flexibilité nécessaires. La matière constituante est peu importante lorsqu'il s’agit seulement d'obtenir un mouvement ; mais les corps dont l’action électrique est nulle sur l'organisme sont préférables. Dans le cas contraire, ils pourraient nuire aux expériences , Si l’on ne tenait compte de leur nature électrique, dont la propriété est toujours d'augmenter le mouvement, ou de le déterminer dans un sens contraire. Connaissant les deux instruments dont je m'occupe, je terminerai en donnant le moyen de s’en servir, et en établissant d’une manière précise les mouvements qui leur sont propres.
La baguette étant confectionnée , comme Je l'ai indiqué, on prend une de ses branches ou tiges de chaque main, on l’entoure des quatre doigts, de manière à ce que le petit bout des baleines sorte de 3 centim. Les deux mains doivent être écartées l’une de l’autre sur un plan à peu près horizontal, ce qui donne à cet instrument la forme d’un V (Planche 1", fig. 6). Les deux bras, jusqu'aux coudes, doivent tomber perpendiculairement et sans raideur : les deux avant-bras horizontaux et parallèles. Le pli formé par les baleines, à la rencontre des deux petits doigts, forme l'axe sur lequel tourne cet instrument , dont les mains sont les tourillons. Pour que dans cette position les mouvements de rotation aient lieu, l’on doit
avoir soin que les deux coudes formés par les deux tiges tenues dans les mains, ne forment qu’une seule et même ligne droite AB. Lorsqu'on veut opérer à l’aide de cet instrament , on doit donc le tenir des deux mains dans un plan horizontal (Planche 1°, fig. 16), le sommet C de la fourche ACB en avant, dans la direction du lieu vers lequel on marche. Alors, suivant les différents courants électriques soumis à la puissance organique, l’un des deux mouvements d’ascension (Planche 1, fig. 18) ou de déclinaison (Planche 1°, fig. 17) auront lieu. Je crois bon d'observer ici que , lorsqu’on opère, la marche facilitant les mouvements de l’instrument, il est préférable de marcher lentement, plutôt que de rester en repos.
Avant de terminer ce qui concerne les baguettes, je dois dire que dans certaines expériences délicates . telles que celles où les deux électricités se manifestent en même temps sur un point donné extrémement petit, la tête de la baguette se trouvant trop large, lorsqu'elle donne le contact , elle s'empare des deux électricités à la fois. Pour obvier à cet inconvénient (Planche dre, fig. 11), je place sous la tête C de ma baguette au point K un appendice en os B qui me permettra par son contact de prendre à volonté l’une ou l’autre des électricités développées sur un corps quelconque, toutes les fois qu’elles y seront en présence. Je
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