‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 84 sur 121 · CS RES · texte numérisé non relu

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plus important de tous, permet donc actuellement aux physiciens et aux physiologistes d'expliquer une multitude de faits qui jusqu'à ce jour sont restés ensevelis dans les préjugés de la vieille routine. Il est évident qu'il faut donner, dans les sciences, des preuves à l’appui des faits que l’on avance ; mais il ne faut pas non plus que l’aveuolement soit porté jusqu'au point de repousser tous les moyens que la nature nous donne pour nous éclairer.

C. Beckensteiner, dans ses études sur l’électricité, considère l’agent électrique comme celui qui anime tout ce qui existe; il a été confirmé dans cette opinion par de nombreuses expériences, qu'il a sans cesse répétées depuis 1830. En considérant l'appareil de la torpille, il a pensé avec raison que tout est identique dans la nature et ne varie que du plus au moins. Il rappelle, quant à l'électricité animale, que l’homme peut mourir après plusieurs décharges provoquées outre mesure dans l’action du coîït ; que les mammifères languissent et meurent après plusieurs décharges provoquées par le frottement , et que la torpille meurt après s'être pleinement déchargée. Il considère le fluide électrique comme le moteur le plus rapide pour communiquer aux muscles la pensée et la volonté. Il a reconnu que les décharges électriques trop souvent répétées sur les animaux leur enlevant une trop

(185) grande quantité d'électricité à la fois pour qu'ils puissent la réparer, ils périssent de langueur; ce fluide , si nécessaire à la vie, venant à leur manquer.

Les expériences de Beckensteiner jettent un grand jour sur l’acte mystérieux de la reproduction ; il démontre que le fluide électrique en est l'agent principal. Il a constaté, au moyen d’une boule de sureau suspendue à un fil de soie et électrisée positivement, que les parties génitales d’une chatte en chaleur attirent cette boule, tandis qu’elle était repoussée par le chat mâle dans le même état. Après l’accouplement, l’un et l’autre ne produisaient plus d’attraction ni de répulsion sur cet électromètre. Il conclut de là : 4° que l'électricité joue le principal rôle dans l’acte de la génération : 2° que l'électricité positive transporte la semence du mâle dans la matrice ; 3° que la fécondation n'aurait pas lieu si le fluide de la femelle était de même nature; car alors il repousserait celui du mâle. Une des expériences les plus remarquables qu'il fit à ce sujet est celle qu’il entreprit sur des vers à soie prêts à périr, comme cela a lieu pour les mâles après l’accouplement, et les femelles après la ponte. Electrisant les mâles positivement pendant quinze minutes environ, ils se ranimèrent comme au moment de l’éclosion ; réunis ensuite à

des femelles qui avaient déjà pondu leurs œufs, un

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