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et séparées par des lignes neutres, incapables de déterminer de mouvements dans les instruments. Les lignes neutres qui séparent les fluides contraires semblent former entre elles une digue insurmontable. Elles varient dans leur largeur , suivant la nature des différents fluides dont les forces contraires tendent toujours à réagir les unes sur les autres. Ges lignes disparaissent toutes les fois que les fluides ne sont plus ou ne peuvent se polariser.
Non seulement les fluides organo-électriques se polarisent à la surface du corps suivant les parties opposées À et B ( planche 2%, fig. 60), mais les parties [ et K qui se correspondeñt sont assez généralement suivies par les fluides contraires. C’est à cette dernière répartition des fluides qu’on doit attribuer les différences notables apportées dans le mouvement des instruments, lorsque la personne qui opère vient à faire toucher l’une à l’autre deux des parties symétriques de son corps. Ces contacts en organo-électricité mettant en communication des fluides organiques contraires, il en résulte toujours de grandes modifications apportées à l'action primitivement produite. Ainsi, lorsque pendant les expériences, ce simple rapprochement a lieu, les mouvements peuvent être, suivant les circonstances , accélérés, développés en sens contraire , ou complètement supprimés par la réaction
dynamique que ce nouveau contaet aura déterminée.
Il suit de là que le mécanisme humain, sans autre cause auxiliaire que le résultat de la première action dynamique produite sur lui, nous permet, en faisant communiquer des membres semblables, de reconnaître si le eorps actif qui a déterminé le mouvement primitif est électro-simple ou électro-composé. Par exemple , si une personne opérantavec une baguette et marchant sur un corps électro-composé négatif, obtient le mouvement d’ascension, ce mouvement restera le même, qu’elle tienne soulevé au-dessus du sol l’un ou l’autre pied; mais si, un pied étant levé, elle fait toucher ses deux mollets ensemble, ce mouvement sera renversé instantanément. Le mouvement de déclinaison donné à la baguette, lorsque cette personne marche sur un électro- composé positif, sera également changé dès que le contact des mollets aura lieu, et jamais sans ce contact, lorsque l’un ou l’autre pied sera soulevé. Si maintenant au lieu de marcher sur un électro-composé on marche sur un électro-simple répétant la même expérience, l’on obtiendra de très grandes différences. Ainsi, lorsqu'on marchera sur un électrosimple , on remarquera que les deux pieds portant sur ce Corps n’agissent plus que comme un seul pôle, mais que chaque pied séparément, lorsque
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Si l’on répète les mêmes expériences le pendule à la main, soit par exemple avec la main positive, le mouvement de rotation se développera dans le sens positif lorsque les deux pieds porteront ensemble sur un corps électro-négatif composé ; ils agiront comme s'il n’y avait qu’un seul pôle. Le pied gauche étant levé, le mouvement restera le même; mais si, au lieu du pied gauche, on lève le pied droit, le mouvement deviendra contraire, c'est-à-dire négatif. L’un des pieds étant levé et les deux mollets se touchant, le mouvement s'éteint graduellement jusqu'à ce qu’il cesse complètement. Si maintenant on se place sur un électro-négatif simple, le mouvement rectiligne positif se développera pourvu que les deux pieds portent dessus en même temps. Le pied gauche étant levé, le mouvement ne change pas, mais il devient contraire lorsque le droit est levé, et il disparaît lorsque l’un des deux pieds étant levé, les deux mollets se touchent. Les mêmes effets ont lieu, mais en sens inverse, sur les électro-simples ou sur les électro-composés positifs.
Les changements de mouvement obtenus dans les différents points de contact donné entre les di-
verses parties du corps de celui qui opère , semblent complètement d’accord avec les expériences galvaniques. Ne voit-on pas en effet le contact direct du nerf et du muscle de la jambe d’une grenouille préparée déterminer le courant et les contractions propres. Ne voit-on pas également les mêmes effets se reproduire sur une autre grenouille dépouillée et préparée , lorsqu’en reployant la jambe on la met en contact avec les yeux, les muscles de la tête ou du dos? Enfin, en mettant les jambes en communication avec la tête, on voit le courant propre aller des pieds à la tête de l’animal.
Rien n’est donc plus d’accord avec les lois galvaniques que les effets que je viens de citer, en parlant de l’action produite sur les mouvements organo-électriques occasionnés par le rapprochement de certaines parties organiques entre elles. Matteucci considère ehacun des membres d’une grenouille comme un élément électro-moteur complet ; d’où il suit que lorsque les contractions ne se manifestent pas, cet effet négatif ne provient que de ce qu’on a fait toucher deux parties symétriques dont les fluides seraient identiques En examinant si le courant propre de la grenouille et les contractions avaient une origine commune, il a été conduit à reconnaître que les circonstances qui modifient l’un agissent également sur l’autre; aussi
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les regarde-t-1il comme étant dans une dépendance commune. Le résultat des observations galvaniques faites sur les grenouilles et les animaux à sang chaud, ont forcé à admettre: 1° que dans les unes comme dans les autres 11 y a courant électrique, lorsque la partie interne d’une face musculaire et sa surface externe sont mises en communication avec un arc métallique ; 2° que le nerf qui appartient à une masse musculaire et tout le système cérébral, peuvent faire l'office de la partie interne du muscle dans lequel le nerf est distribué ; 3° que le courant est dirigé de l’intérieur du muscle à son tendon, et qu'enfin le courant propre cesse quelque temps après la mort de l'animal, d'autant plus promptement qu'il appartient à un ordre plus élevé dans l’échelle animale. D’après Matteucci, les causes qui déterminent le courant se trouvent dans les masses musculaires qui différent sans doute entre elles, puisqu'on obtient un courant en établissant un circuit avec un conducteur quelconque entre diverses parties de ces muscles. Il paraît en outre que la cause du courant réside particulièrement dans l’organisation de la fibre vivante ainsi que dans l’action, quelle qu’elle soit, qui la maintient dans son état organique , et par suite dans le dégagement de l’électricité produite pendant l’action physicochimique de la nutrition. |
D’après l’effet produit sur les divers points de
( 193) contact entre les pôles organiques et les corps simples ou composés , de même que par ceux établis pendant l’action entre les diverses parties de l'organisme , il est impossible de n’y pas reconnaitre une puissance dynamique. Cette puissance, suivant la nature des courants développés , se trouve déterminée par la tendance des fluides organiques à s’équilibrer entre eux, dès qu'ils sont troublés ou rompus dans les différents contacts qu'ils reçoivent. Il est donc important, vu l'influence qu’exerce le rapprochement des diverses parties organiques entre elles, d'éviter, comme j'en ai prévenu au commencement de cet ouvrage, leur contact, en opérant, ou du moins doit-on tenir compte du changement apporté pendant les expériences, toutes les fois que ces rapprochements auront lieu. C’est à cette même cause de la réaction des fluides organiques les uns sur les autres, qu’il faut attribuer le changement d’action produit dans les mouvements obtenus , lorsqu'une personne étrangère donne, avec l’une des parties de son corps, le contact, soit aux instruments, soit aux pôles organiques de celui qui opère. Le souffle interne de celui qui opère, ou même d’un étranger, projeté sur les instruments , comme sur les pôles organiques , peut également supprimer les mouvements ou les développer, soit dans un sens , soit dans l’autre. Je dois donc attribuer à une cause pure-
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