CHAPITRE
Les Mouvements organo-électriques résultent d’une action gal-
vaniqne, — Comparaison des Fluides organo - électriques
étudiés avant et après la mort.
Les expériences faites par Humbold, à l’aide du contact des métaux, sur le corps vivant, et les différentes sensations qui en résultent, prouvent évidemment l'influence des fluides inorganiques sur les fluides organiques. Il suffit de considérer les contractions musculaires obtenues par Galvani sur les grenouilles mortes, de même que celles obtenues par certains médecins sur l’homme, pour reconnaître l'identité du principe qui tend à déterminer tous ces effets. Lorsque l’on compare l’action métallique, et qu'on la voit développer sur l'organisme des contractions, de la douleur ou des sensations passagères , tel que le mouvement des baguettes et des pendules, on ne peut leur refuser une origine commune. Toutes ces affections diverses de l'organisme soumis à l’action électrique sont la preuve incontestable de la puissance gal-
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( 196 ) vanique commune qui détermine tous ces eflets , long-temps attribués à de vaines superstitions, tandis qu’ils auraient dû, suivant les règles du bon sens, rentrer dans le domaine des sciences physiques. |
La contraction musculaire exercée sur la grenouille, sur les animaux en général, et même sur l’homme, soit par un ou plusieurs métaux, est un fait incontestable.
Lorsque l'arc excitateur est formé de plusieurs métaux hétérogènes, son action est des plus fortes; elle est moindre quand cet arc n’en contient que deux ; mais quand il n’en contient qu'un seul , son action galvanique, quoique très faible, est encore assez sensible pour occasionner des contractions musculaires. Galvani et Volta ont longtemps admis, dans l’action produite, une cause qu'ils attribuaient au fluide nerveux. Plus tard, Volta ayant reconnu la puissance de la pile, combattit et renonça à reconnaître l’existence d’un fluide propre au système nerveux et ne vit plus dans les phénomènes galvaniques que la puissance d’un’ seul fluide déjà connu, le fluide électrique.
D'après mes observations, je suis forcé de reconnaître que Galvani et Volta avaient l'un et l'autre raison lorsqu'ils soutinrent , chacun à leur manière , les théories hypothétiques qui leur servirent à expliquer les effets galvaniques. Mais chacun
( 197) d'eux n'admettant que la moitié du grand principe , l’un le fluide nerveux, l’autre le fluide électrique des éléments employés à cet effet, ils n’ont jamais pu parvenir ainsi à satisfaire complètement, sur ce point, ni le physicien, ni le physiologiste.
L'expérience a conduit Galvani à reconnaître que le muscle était le siége des deux électricités : que sa surface extérieure était dans l’état négatif, tandis que l’intérieure était, au contraire, dans l’état positif. Il considérait les nerfs comme de simples conducteurs de ces fluides ; il admettait enfin que l'électricité positive passait de l’intérieur du muscle d’abord dans les nerfs, et de là dans l'arc excitateur, qui, à son tour, le transmettait à la surface extérieure du muscle.
Cette polarisation des fluides organiques, admise par Galvani, est complètement d’accord avec mes expériences : comme lui, j'ai souvent rencontré les fluides polarisés en sens contraires , de l’intérieur du corps animé à l’extérieur, mais le plus généralement j'y ai observé de grandes modifications. Ainsi, les fluides, comme je l’ai dit ci-dessus, sauf le cas de maladie, sont toujours électropositifs composés, dans toutes les parties de l'enveloppe interne qui tapisse le corps ; électrocomposés positifs pour l’homme et négatifs pour la femme. L’enveloppe supérieure seule du corps
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