‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 91 sur 121 · RER RE VE · texte numérisé non relu

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est, dans l'état normal, susceptible de varier à l'infini; son électricité est quelquefois électrocomposée positive ou négative, en opposition à celle qui circule dans les parties opposées internes. D’autres fois cette électricité devient électro-simple ou reste même électro-composée, à la surface extérieure du corps et s’y polarise sur toutes ses parties opposées ou seulement sur quelques-unes de ses parties. Cette variation dans la répartition polaire des divers fluides organiques donne dès-lors à l’homme une puissance inégale pour communiquer ses fluides aux corps étrangers ou pour percevoir ceux de ces derniers. C'est pour cette raison que les fluides organiques, soit durant la vie, soit après la mort de certaines grenouilles préparées dans les mêmes conditions de vitalité, restent incapables de déterminer la contraction musculaire. C’est également à cette polarisation variable chez l’homme vivant qu’il faut , comme je l’ai déjà dit, attribuer l’inertie des mstruments organo-électriques soumis à leur puissance.

L'opinion de Galvani prévalut jusqu'au moment où Volta, homme d’un génie hardi, reconnut que le contact de deux métaux suffit pour développer du fluide électrique. Cette dernière découverte se trouva, sur tous les points, coïncider avec les principes admis par les physiciens de l'époque. Dès-lors l'opinion émise par Galvani, sur l’exis-

tence d’un fluide nerveux, pouvant difficilement s'expliquer, fut impitoyablement repoussée sans qu'on ait pu supposer que l'électricité seule des plaques métalliques ne pouvait suffire à l’'accomplissement des phénomènes galvaniques. Des discussions s’élevèrent entre les disciples de Galvani et ceux de Volta. Galvani prétendait que les métaux n'agissaient, dans cette circonstance, que comme conducteurs, et donnait pour preuve qu’un seul métal suffisait pour établir et occasionner des contractions musculaires. Volta, loin de contester l'action produite par un seul métal, en tirait des preuves à l'appui de son opinion , en affirmant que le contact de deux corps hétérogènes suffit toujours pour développer de l'électricité; que, par conséquent, le contact seul d’un métal avec les muscles ou les nerfs était suffisant pour y parvenir. Enfin il admettait que la substance des muscles et celle des nerfs étaient assez différentes entre elles pour donner de l'électricité quand elles se touchaient, et en effet, en repliant les muscles cruraux sur les nerfs lombaires, il obtenait des palpitations sensibles, surtout si la grenouille était très vive et très rapidement préparée,

Si les contractions musculaires, comme l’admettait Volta , n’étaient dues qu’à l’action du contact qui a eu lieu entre deux corps hétérogènes,

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