‹ Observations sur le fluide organo-électrique et sur les mouvements électro-métriques des baguettes et des pendulesChapitre 94 sur 121 · PR TER LEE ES · texte numérisé non relu

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dire autrefois : Rien ne peut plus changer. Si l’on n’admettait dans les sciences que ce qui peut s’expliquer d’une manière satisfaisante , il faudrait tout nier. En effet, quel est le savant qui ait jamais pu expliquer d’une manière satisfaisante le principe de vie, soit végétal soit animal. Les fonctions de la vie animale sont depuis longtemps étudiées, et l'organisme analysé par nos plus célèbres médecins physiologistes. Les rouages visibles en sont connus, mais ces fluides impondérables qu’on s’obstine à lui refuser parce qu’ils échappent à nos sens, ne sont cependant pas indifférents , et jouent le principal rôle dans l'organisme entier. Je maintiens que c’est par l’intermédiaire du fluide organoélectrique que l'être suprême vérifie la matière, c’est par lui qu’il développe le mouvement à FPaide de la volonté émanée de sa divinité. La volonté commande à ce fluide et la matière lui obéit dans les limites qui lui sont tracées.

Nous admettons assez généralement tous les effets physiques qui se présentent à nos yeux, telles que les reproductions animales et végétales; cependant toutes ces merveilles n’ont jamais pu être expliquées jusqu’à ce jour d’une manière satisfaisante. Quel est le savant qui peut dire pourquoi un gland produira an jour un chêne, un grain de blé un épi, et les mystères de la génération, etc. Nous ne pouvons expliquer ces phénomènes ; ce-

pendant nous y croyons parce que nous les voyons. Eh bien! les mouvements des baguettes et ceux des pendules déterminés par l’action musculaire, de même que les sensations de douleur, se manifestent sans cesse depuis des siècles à nos regards, à notre appréciation , et nous nous refusons obstinément à les admettre, parce que nous trouvons qu'ils ne sont pas suffisamment expliqués.

Le système de refus obstiné des corps savants à ce sujet recule la science au lieu de l’avancer. Il faut admettre ces faits puisqu'ils existent, et l'explication plus complète viendra par suite avec le temps, comme elle est venue pour tout ce qui rentre dans le domaine des sciences physiques.

D’après les nombreuses expériences que j'ai faites sur des animaux de différentes natures, depuis l’homme jusqu'à la grenouille, j'ai pu constater que tous étaient plus ou moins susceptibles de la polarisation de leurs fluides.

J'ai donc suivi, sur les animaux comme sur l’homme, la marche des fluides organo-électriques répandus à la surface extérieure de différentes parties de leurs corps. C’est à l’aide de la sensation nerveuse de l’homme que j'ai pu suivre la marche de ces fluides sur les animaux, avant et après leur mort. J’ai pu ainsi reconnaître les différents changements qui s’opèrent dans l’organisme jusqu’au moment où les fluides les abandonnent. J'ai observé,

( 208 ) | ainsi que sur les animaux, comme sur l'homme , a! les fluides s’y trouvaient diversement répartis pen- | dant la vie, c’est-à-dire que les fluides sont pola- | risés chez les uns, et ne le sont pas chez les autres. | J'ai pu reconnaître ainsi que pour ceux doués de la polarisation , elle n’est pas la même pour tous, quoique plus constante que chez l’homme. J'ai également observé que pour l'animal comme pour l'homme , ces fluides demeuraient plus ou moins longtemps sensibles pour mes instruments, et

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qu’ils y subissaient, même souvent, différentes modifications avant d’abandonner complètement l'organisme. Ainsi les fluides étant polarisés dans l'être vivant, conservent encore cette propriété quelque temps après la mort, après quoi ils la perdent et leurs fluides passent à l’état composé. Ils conservent alors celte dernière propriété pendant un espace de temps plus ou moins long, et ce temps

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passé, ils disparaissent pour n’y plus revenir. Dès ce moment l’on ne retrouve plus aucun signe d'électricité sur les couloirs régulièrement

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déterminés par nos électromètres pendant l’action vitale.

Le docteur Gerboin a anciennement observé que, sur l’homme vivant, le pendule suspendu audessus de certaines parties du corps , prenait, sui-

ant la partie au-dessus de laquelle il était , des

mouvemens occasionnés par des fluides tantôt po-

sitifs , tantôt négatifs. Ayant répété ces mêmes expériences sur l’homme mort , il ne tarda pas à reconnaître, comme je l’ai fait moi-même depuis , ER avec la baguette et le pendule, que la mort étant récente les mêmes mouvements étaient donnés à son pendule, sur les mêmes parties, où il les avait observés dans l’homme vivant ; mais qu'après quelques instants , l’action, au lieu de continuer, cessait entièrement. Îl ajoute , comme je l’ai observé, que ce dernier effet est d'autant plus sûr que la mort est moins récente.

Les expériences de Gerboin et les miennes se trouvent donc complètement d’accord avec ce qui se passe dans l’action galvanique, et semblent, par une voie toute différente au premier abord, nous révéler pourquoi les contractions musculaires ne | peuvent se reproduire pendant un long espace de El temps après la mort. Galvani, Volta et les anatomistes galvaniques modernes, admettent comme principe que les mouvements musculaires sont d’autant plus forts qu’ils sont plus rapprochés du moment où la vie cesse. Gerboin et moi reconnaissons également avec nos instruments que les mouvements de la baguette et du pendule sont d'autant plus intenses que la mort est plus récente. Ces observations galvaniques et organo-électriques établissent done comme un fait incontestable que quelques heures après la mort le corps inanimé Ai

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( 210 }) ne détermine plus ni contractions museulaires , ni mouvements de la baguette ni du pendule. Ces observations , dis-je, me semblent une preuve incontestable que dans l’un et l’autre cas, le

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fluide organique indispensable à l’accomplissement des phénomènes galvaniques et organo-électriques échappe au corps privé de vie, ou du moins finit par s’y neutraliser. A toute heure du jour, l’action a lieu sur l’homme vivant, parce que ses fluides se réforment à mesure qu’ils sont épuisés, tandis qu'après la mort ils n’ont qu’un temps très limité, puisqu'une fois épuisé ou neutralisé, la cause génératrice n’existe plus pour les y reproduire.

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