ADDENDA
Depuis l’époque à laquelle ce mémoire a commencé d’être imprimé, j'ai reçu des dépôts de phosphate de chaux du Quercy une portion de crâne d’Adapis magnus, assez bien préservé pour qu’il fût possible de prendre une empreinte de la paroi interne de la cavité cérébrale, ce qui permet d'apprécier les caractères généraux du cerveau de ces mammifères fossiles.
Le cerveau des Adapis me paraît, d'après le moulage que j'ai sous les yeux, remarquable par suite de l’atrophie très avancée de son lobe postérieur, en même temps que par la rarelé de ses circonvolutions. Il a beaucoup d’analogies, à ce dernier point de vue, avec les formes inférieures de Lemuriens vivant à Madagascar, surtout avec les Lepilemur.
Le lobe antérieur porte à peine l'empreinte d’un sillon inféro-frontal. Le sillon temporal supérieur est au contraire bien développé. La scissure de Sylvius est nettement accusée, et toute la portion du cerveau située en arrière d'elle est, comme sur les Lepilemur, complètement dépourvue de sillons tant sur ses parties latérales que sur ses parties supérieures. Par suite de l’atrophie du lobe postérieur, le cervelet est complètement à découvert. Le maximum de largeur du cerveau correspondrait à la partie moyenne du lobe temporal.
HE
Ann. Sc. géol. XVIL, art. 2. — 19