‹ Observations sur le mémoire de M. Cope, intitulé "Relations des horizons renfermant des débris d'animaux vertébrés fossiles en Europe et en Amérique."Chapitre 3 sur 5 · MOLAIRE, ?© MOLAIRE · texte numérisé non relu

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Longueur de la face externe....... Om,015 0%,0160 Largeur au niveau du 1°* lobe... 0m,017 0%,0180 Largeur au niveau du 2° lobe, ..... 0,015 0%,0150 Hauteur de la pointe ant. ext...... 0,008 »

Hauteur de la pointe post. ext... 0®,007 Où, 0075

Il résulte de l'exposé des caractères de cette nouvelle espèce que la forme de Pachyderme à laquelle j'avais donné le nom de Protapirus semblait avoir présenté une grande fixité permetlant de la distinguer nettement des formes voisines américaines. Nous allons voir que celte fixité n'était pas aussi grande qu'on pouvait le supposer et qu'il a existé en France des animaux reliant les Hyrachius aux Prolapirus. Par conséquent la fusion de ces deux genres, qu'iln'étail pas possible de proposer avec les premiers matériaux d'observalion, me parait aujourd'hui devoir s'imposer à nous.

La première des nouvelles formes, dont j'ai maintenant à parler, provient de carrières situées dans la commune de Billy, près Selles-sur-Cher. Elle nous est connue par deux

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molaires supérieures (1) recueillies par M. Zeiller, qui en a fait don à l'École des mines.

Ces organites sont remarquables par l’abaissement de la couronne qui élait très haute, très enlevée dans les espèces dont nous avons eu à nous occuper jusqu'à présent. J'ai fait reproduire l’une de ces dents sur la planche jointe à ce travail (fig. 6). On remarquera, en examinant la figure qui lui correspond et en la mettant en parallèle avec celle du pachyderme de Saint-Gérand-le-Puy, que la colline antérieure s'unit en dehors de la même manière à la pointe antérieure externe de la couronne. Le tubercule antérieur est plus réduit dans l’espèce de Selles-sur-Cher et en même temps plus isolé. La couronne est plus développée dans le sens antéro-postérieur. Il résulte de cette disposition, que les pointes antérieure et postérieure externes ne présentent pas l'aspect conique qu’elles revêtent dans ces dernières espèces. Elles possèdent une forme triangulaire et une base étendue, caractère rappelant un peu ce qui s’observe sur les Loplhiodon. La pointe postérieure externe est beaucoup plus importante dans l'espèce de Selles-sur-Cher et elle est séparée par un espace considérable de la pointe postérieure interne. Dans le Protapirus priscus ces deux éléments sont très rapprochés et ils le sont à un degré moindre sur le fossile de Saint-Gérand-le-Puy. Tous ces caractères disünctifs très accusés, qui font prévoir des modications de la forme Protapirus, permettront de reconnaître avec facilité celte espèce animale nouvelle.

M. Zeiller a rapporté des mêmes carrières des environs de Selles-sur-Cher une seconde espèce de pachyderme, d’une laille supérieure à celle dont je viens d’exposer les caractères. Elle nous est connue par deux dents, qui me paraissent être les deuxièmes molaires supérieures droite et gauche. J'ai fait représenter l’une d’entre elles à la suite de ce travail (fig. 7). L'on remarquera, en étudiant la figure à

(D Probablement la premiere et la seconde molaire supérieure,

laquelle je renvoie, que le tubercule précédent la pointe antérieure externe était porté plus en dehors de cet élément et qu'il était, par rapport au volume de la dent, beaucoup plus réduit. Sur toutes les espèces dont j'ai eu à m'occuper jusqu'ici, il existe, à la face interne de la pointe antérieure externe, une crête très saillante, occupant sa portion moyenne et allant de son sommet à sa base. Cette crête fait absolument défaut sur l'espèce que je décris, et l'on ne peut, vu le bel état de préservation, considérer son absence comme dû simplement à l'usure. La pointe antérieure externe est très développée, très étendue dans le sens antéro-postérieur et la pointe postérieure externe a sensiblement le même développement. Quant aux crêtes transversales, elles sont plus étendues, rectilignes et non contournées en forme de croissants. Elles sont semblables à celles des Lophiodon.

Si l'on résume les caractères indiqués pour les espèces de Selles-sur-Cher, l’on voit que les animaux trouvés dans celte localité, possèdent des caractères plus Lophiodon que les pachydermes de Saint-Gérand-le-Puy etdes Phosphorites. Ces caractères Lophiodon s’accusent surtout dans la dernière espèce dont j'ai parlé, et cette forme constitue évidemment un type de transition.

Les dents inférieures des Hyrachius de Selles-sur-Cher nous sont connues par la dernière et l’avant-dernière molaire de la première espèce (fig. 8, 9). La dernière dent en série n'avait que deux lobes, le troisième étant représenté par un talon rudimentaire du milieu duquel s'élève une crête verticale parcourant dans toute son étendue la face postérieure du deuxième lobe (fig. 10). Le mode d'union du deuxième el du premier lobe chez les Hyrachius européens est fort différent de ce qu'il paraît être sur les Æyrachius de l'Amérique du Nord, si on se rapporte aux figures données par Leidy. J’ai fait reproduire l’un des dessins de ce savant naturaliste afin de permettre de mieux se rendre compte du caractère que je vais signaler (fig. 12). Sur les Hy-

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rachius d'Europe Le bord supérieur externe du deuxième lobe se porte par son extrémité antérieure en dedans et vient se terminer au niveau de la portion moyenne de la face postérieure du premier lobe. Le bord supérieur externe du deuxième lobe se porte par son extrémité antérieure également en dedans pour atteindre la face postérieur du premier lobe. Il résulte de celte disposition que lorsque l’on considère la dernière molaire inférieure des Hyrachius européens par sa face supérieure, le deuxième lobe semble être rattaché au premier par un pédicule étroit (fig. 8) sur les Hyrachius américains ; il n'en est pas ainsi, les deux lobes sont raltachés l’un à l’autre par une large surface (fig. 12).

Si on résume les observalions précédentes, on voit qu'en tenant compte des indications fournies par les molaires de mammifères fossiles provenant de Selles-sur-Cher, 1l semble très probable que les Hyrachius, animaux descendant des Lophiodon, aient vécu sur le nouveau et l’ancien continent. Ils seraient représentés en France par quatre espèces : l’'Hyrachius priseus, des Phosphorites; l'Hyrachius Douvillei, de Saint-Gérand-le-Puy ; l'Ayrachius Zeilleri, la première espèce de Selles-sur-Cher dont il a été parlé; l'Ayrachius intermedius, la deuxième espèce de Selles-sur-Cher. Des découvertes ultérieures nous permettront de suivre les modifications subies par les Hyrachius, qui doivent s'être modifiés progressivement pour donner naissance aux Tapirs.

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