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Observations sur le Mode de Végétation du Neottia Nidvs Avis

Du reste, M. Guillard est loin de contester la valeur des études relatives à l’anthogénie, car il a été lui-même l’un des premiers à s’en occuper (i). Mais, bien qu’il ait observé l’anthogénie dans un grand nombre de plantes, il n’a jamais vu de contradiction entre l’ordre de naissance des fleurs et l’ordre de leur épanouissement.

Il passe en revue les exemples cités par M. Bâillon : Dans le Pachysandra, la floraison a lieu d’abord en ordre progressif, ainsi que M. Bâillon l’a constaté; si ensuite il se produit des fleurs plus bas, elles sont d’un autre ordre et d’une autre sorte, et rentrent dans la réprogression. — Sur Euphorbia Cyparissias, après le développement de la première Cyme, de nouveaux rameaux florifères sortent de la base de la tige; c’est encore une «progression. — Quant au Buis, ce sont les fleurs du bas du capitule qui s’ouvrent les premières; son inflorescence est donc une progression. — Le Jiuscus présente une disposition très exceptionnelle. On voit souvent réunies 2 ou 3 fleurs ; quelquefois il n’y en a qu’une seule. La plus grande est toujours la première à s’épanouir.

M. Guillard croit donc que les faits intéressants rapportés par M. Bâillon ne forment pas d’objection solide contre l’exposition qu’il vient de faire des lois générales de l’inflorescence.

M. Prillieux fait à la Société la communication suivante :

par M. ED. PRILLIEUX.

J’ai l’honneur de faire hommage à la Société d'un travail que je viens de publier sur la végétation et la structure du Neottia Nidus avis. Je profiterai de cette occasion pour mettre sous ses yeux quelques pièces à l’appui de mes assertions, au sujet d’un mode singulier de propagation que j’ai signalé dans cette plante. Pour que les objets que je lui présente soient compris, je dois exposer en peu de mots quel est le mode de végétation du Neottia Nidus avis .

On sait que la tige de cette plante fait un coude au-dessous de terre et que son extrémité postérieure, à peu près horizontale, que l’on doit nommer un rhizome, donne naissance à de très nombreuses racines blanchâtres, à peu près cylindriques, charnues, lisses, et dont l’ensemble forme un paquet que les anciens botanistes ont comparé au nid d’un oiseau. Le rhizome traverse ce paquet déracinés; son extrémité antérieure se courbe en crosse et produit une tige verticale ou hampe qui porte les fleurs; son extrémité postérieure est souvent pourrie ; mais souvent aussi elle est terminée par une pointe un peu courbee en forme de corne très large et très

(1) Sur la formation des organes floraux. In-8°, 1835, Baillière.

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