‹ Observations sur le Mode de Végétation du Neottia Nidvs AvisChapitre 2 sur 3 · SOCIÉTÉ BOTANIQUE DE FRANCE · texte numérisé non relu

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courte. — Cette extrémité diffère par sa structure anatomique du reste du rhizome; elle est le produit immédiat delà germination du petit noyau cellulaire qui est l’embryon des Orchidées, et elle conserve, jusqu’à ce qu’elle se détruise, la structure d’un embryon germant. Son système ligneux n’est qu’un mince filet vasculaire occupant l’axe du petit corps en forme de corne, tandis qu’au delà le rhizome prend la structure qu’il conserve toujours; son système ligneux est formé d’un anneau libro-vasculaire à l’intérieur duquel sont quelques faisceaux libres.

Le rhizome porte des feuilles imparfaites, il est vrai, mais fertiles pour la plupart. Les bourgeons qui naissent à leur aisselle produisent-ils des ramifications du rhizome comme dans VFpipactis palustrisl un seul se développe-t-il de manière à continuer la direction du rhizome comme dans le Cephalantfiera rubra et le Limodorum abortivum ?

Quelquefois le bourgeon axillaire d’une feuille située près du point où la tige se courbe en crosse, prend un développement que l’on peut considérer comme anticipé ; il forme une hampe pareille à celle qui termine l’axe primaire et qui fleurit en même temps. J’en ai vu des exemples, mais c’est là certainement une exception. Dans le cas le plus ordinaire, aucun des bourgeons axillaires ne se développe, et la plante tout entière meurt aussitôt après avoir fleuri. J’ai déraciné plus de àO pieds de N. Nidus avis en graine vers la fin de l’élé ; pas un ne portait à sa base de souche vivante. Je crois donc pouvoir affirmer que le plus souvent, sinon toujours, la plante n’est point vivace comme on le croit généralement, mais seulement monocarpienne.

J’ai montré, par la structure même de la plante arrachée en fleur, quelle provient souvent de graine ; mais il n’en est pas toujours ainsi: bien qu’elle ne survive pas à la floraison, elle trouve comme les autres Orchidées dans

ses organes de végétation un moyen de se perpétuer.

Si on observe un nomhre un peu considérable de souches de N. Nidus avis vers l époque de la floraison, on ne tarde pas à voir que plusieurs ra¬

cines sont terminées autrement que les autres, qu elles portent autour de leur extrémité de petits mamelons qui semblent disposés sur elles comme elles le sont elles-mêmes sur le rhizome. — Si l’on fait une coupe de ces

racines, on voit qu’elles sont terminées

par un bourgeon.

Je mets sous les yeux de la Société de telles racines conservées dans l ai*

cool. — On y peut observer les priucipaux degrés de développement du bourgeon.

Les lacines qui doivent être le siège de ces singulières productions ne diffèrent en auuine façon des autres dans le principe ; puis à leur extrémité se forme un petit mamelon cellulaire où se produit de la fécule, quand celle qui iemplissait le tissu de la racine a déjà été résorbée pour fournir aux besoins de la végétation lors du développement de la hampe. Bientôt, au

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