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Lerouge, Cet ingénieur a pris sa base sur un point un peu plus La> que la mienne.
De Candolle et G.
Nota. Les deux dernières mesures du village de St.- Véranontété prises vis-à-vis l'église ; les deux autres] plus bas d'environ 3 toises.
Je donne , ici , comme supplément de meè Mesures barométriques , quelques hauteurs calculées d'après les observations de M. Forbes et les miennes»
Gré ou H (niveau des bains) *49 t-
Limite supérieure des mélèscs d'AUos. . io38 t
Col d'Altos.. . . • . 1096 t.
Village de San Bernardo , Vallée de
Vinadio 860 té
Lac de Parroir , près de Maurin. .... 1091 t.
Limite du Seigle , près de de St-Véran. 1119 t.
Limite des Pinus , Cembra , près de St- Véran 1290 t.
Cbalet de la Tronchet io4a t.
Lac Villanelli où le Pô prend sa source. i34* t.
Col de Vallante , près le Mont-Viso. . . 1459 t.
ZVlassel , maison du pasteur , vallée St- Martin 537
Col du Pis , entre la Yallée de Fenestrelle
et celle de St-Martin i356 t.
Col de Sextrière io46t.
Sur la hauteur du Mont-Ventoux.
ÀucuDe montagne mesurée aussi souvent que le Mont-Ventoux ne nous a laissé dans une aussi grande incertitude sur son élévation. Dea astronomes, des physiciens, des naturalistes, nous en ont donné des hauteurs toujours différentes , variant entre elles depuis 4080 toises jusqu'à 980 , détermination qui doit nous laisser peu d'incertitude puisqu'elle est le résultat des mesures trigonométriques calculées par M. Delcros , officier supérieur de l'ancien corps des ingénieurs géographes. ....
Avant que l'opération de M. Delcros fût terminée , j'avais mesuré plusieurs fois le Mont- Ventoux. D'anciennes observations faites avec des baromètres moins perfectionnés que ceux d'aujourd'hui, m'avaient exagéré sa hauteur, d'autres mesures surpassaient 4000 toises, quelques-unes étaient moindres \ je crus devoir prendre un terme moyen et me fixer à ce dernier nombre (*).
(°) Voyez mes Mesurts barométriques, p. 58.
Depuis 4829, époque où je publiai ma Météorologie d'Avignon , de nouvelles observations ont été laites sur notre montagne avec (les instrumens de Fortiu et de Bunten , comparés à ceux de mon cabinet : alors j'ai compulsé mes journaux , pour revenir sur celles que j'avais éliminées comme s'éloignant trop (les ancicunes déterminations.
Je ne puis croire aujourd'hui qu'après les sept mesures que je vais rapporter , prises avec la plus scrupuleuse exactitude, on puisse f à l'aide du baromètre, trouver la hauteur du Mont-Ventoux beaucoup au-dessus de 908 ni fort au-dessous de 989. La moyenne de 994 t.
2 pieds, que m'offre le tableau suivant , doit être bien voisine de celle qui résulterait d'un plus grand nombre de bonnes observations correspondantes à celles d'Avignon. J'ose soupçonner la mesure trigonomé trique de M. Delcros un peu trop faible ; je prie cet observateur aussi savamment exercé , de me pardonner ce doute.
L'incertitude dans laquelle nous jettent les refractions terrestres très-distantes du zénith et par conséquent si fautives malgré beaucoup
de moyennes, ne doivent-elles pas, surtout à un grand éloignement , occasionner des erreurs çgales sinon plus grandes que celles que nous donne le baromètre ?
Ne serait-il pas intéressant d'obtenir par un nivellement exact , pareil à celui que de Luc a fait au Mont-Salive, élevé d'environ 500 toises, sur une base soigneusemeqt mesurée , la hauteur précise d'une montagne dont la forme , la situation et V accessibilité en toute saison sont aussi remarquables que celles du Mont-Ven^ toux ? Cette opération ne serait-elle pas trèsutile pour up grand nombre de recherches , et pour observer plus exactement sur une aussi longue échelle les différences occasionnées par les réfractions horizontales si fort affectées par les vapeurs , les exhalaisons , les forets, les rivières , les lacs , les plaines arides , les courants d'air de diverses températures ? etc , etc.
La Caille , cet astronome si exercé , avait vu que près de l'horizon , au-dessous de 20 degrés , on ne pouvait obtenir de bons résultats , aussi
(°) Voyez de Luc. Recherches sur Us modifica-* (IO/M de V atmosphère, § 53.
n'a-t-il pas jugé à propos de calculer des réfractions au-dessous de 6 degrés. Laplace ne dit-il
pas , dans sa mécanique céleste que celles au-, dessous de 10° rendent tout calcul impossible? n'ont-elles pas ofTert à Marseille au père Laval jusqu'à des différences d'environ 3 minutes ? De quelles erreurs ne seraient-elles point la source à des distances de \2 à \5 lieues , avec des corrections qui ne peuvent qu'être hypothétiques ? a ce dernier éloignement un angle de deux minutes qu'il n'est pas facile de bien déterminer avec des instrumens ordinaires , ne sous-tend-il pas une corde d'environ 49 toises ?
Cette incertitude, la longueur et la multiplicité des opérations indispensables au milieu des montagnes , ne feraient-elles pas abandonner dans plusieurs circonstances une méthode si peu expéditive pour un procédé plus simple et peutêtre aussi sûr ?
Le baromètre Fortin de M. Delcros et le mien étaient parfaitement d'accord sur le sommet du Mont-Vcntoux ainsi qu'avec le baromètre sédentaire d'Avignon , le jour de notre départ et de notre retour. Celui de M. Martin* avait été également comparé et nous avions tenu
compte d'un vingtième de millimètre. Quant à la hauteur du Rhône sous l'ancien pont, elle a été déterminée par des nivellements géométriques , sans parler de quelques résultats barométriques qui s'en rapprochent , mais sur lesquels on doit moins compter. Le niveau moyeu du fleuve , ainsi que son plus grand abaissement , n'étant pas rigoureusement déterminés, il peut y avoir une différence de quelques pouces dans les hauteurs que je donne de la surface du Rhône sous l'ancien pont; j'ai cru , malgré cela , pouvoir établir sa moyenne à 7 toises 4 pieds sur la Méditerranée , et ses plus basses eaux à 48 pouces au-dessous. Quant à la hauteur de mon cabinet, elle est de \ \ toises 3 pieds sur la mer, ou de 4 toises 6 pouces sur les basses eaux. Cette dernière mesure , résultat d'un nivellement fait en 4815 par M. Delcrosetmoi T ne diffère pas d'un pouce de la hauteur que m'a donné le niveau des eaux dans l'inondation de 4837 (*).
(°) De Luc , Recherches sur les modifications do V atmosphère , § 7 55 t donne dans son nivellement du cours du Rhône 11 toises à la hauteur de ses eaux à
Je ne dois point passer sous silence que j'ai trouvé à proportion de plus grandes différences entre les diverses mesures du Mont-Ventoux qui nest éloigné que de 8 lieues d'Avignon , qu'entre celle des sommités distantes de 40 à 50. Ces différences vont pour notre montagne jusqu'à un cent onzième de sa hauteur , tandis qu'elles ne vont pas à un cent cinquantième pour celles des Alpes d'après les correspondances d'Avignon. Son sommet isolé en forme de cône obtus se trouvant plus élevé jusqu'à une grande distance que les autres montagnes , il semble que le Mont-Vcntoux devrait offrir moins d'anomalies dans ses diverses mesures.
Avignon, évaluation trop forte de 18 à ao pieds , mais qui a été adoptée jusqu'ici à défaut de mesures plus exactes. L'inégalité des températures dans les plaines es* trop anomale, sans parler d'autres causes non moins influentes pour qu'on puisse compter sur l'exactitude d'un nivellement barométrique. Trois ou quatre mètres si peu importans sur la hauteur d'une haute montagne doiventétre regardés comme une erreur intolérable quand J J s'agit de l'inclinaison d'une plaine , de ses inégalités ou de la pente d'un fleuve. On a cependant lieu d'être * firpris que d'après un petil nombre d'observations correspondantes faites à Genève et au bord de la mer, de l^uc n'ait pas obtenu un résultat plus fautif.
Mes baromètres placés à coté de ceux de MM.
de Candolle, Delcros , d'Hombres , Valz , Martins , Forbes, se sont toujours trouves d'accord à une légère fraction de millimètre près, avec ceux qui venaient d'être comparés à celui de l'Observatoire royal de Paris. 11 n'y avait même entre le baromètre du professeur d'Edimbourg et le mien, que la différence d'un vingtième de millimètre. On voit, d'après ces précautions, jusqu'à quel point on peut compter sur l'exactitude de mes résultats.
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