H OBSERVATIONS
compare la cont'oniiation générale de leur corps avec celle (les Eschares, des Vésiculaires, des llalodactyles , des Pédicellines, et des autres zoophytes que j'ai proposé de désigner sous le nom de polypes tunicie/is (i), ou ne pourra méconnaître d'autres analogies non moins frappantes; le mode d'agi'égation suivant lequel la plupart d'entre elles se réunissent en sociétés, et jusqu'à leur aspect phytoide, tout semble les rapprocher des polypes autant que des mollusques; et pour mettre les classifications zoologiques en harmonie avec nos connaissances anatomiques et physiologiques, il me semblelait convenable de ne plus confondre les Tuniciers avec les mollusques, comme le voulait M. Cuvier, mais d'en former, à l'exemple de Lamarck, une division particulière intermédiaire entre les mollusques bivalves et les polypes. On reviendrait donc vers les opinions des anciens zoologistes, qui ne distinguaient pas les Ascidies composées des véritables polypes, mais on n'irait pas aussi loin qu'eux, et l'on suivrait une marche intermédiaire entre les deux extrêmes où l'on s'est tour à tour jeté, suivant qu'on s'en tenait exclusivement à la considération des formes extérieures , ou qu'on se guidait uniquement par les analogies anatomiques tirées de la structure des principaux viscères. Du reste, ce résultat est aussi celui auquel M. Savigny lui-même paraît s'être arrêté, et l'autorité de son opinion ajoutera certainement un grand poids aux arguments que je viens de présenter en faveur de ce mode de distribution méthodique.
Il) Voyez le journal \liiUilut, aniiec i83j; séance de la Société pli )ornatiquf du 20 mai.