‹ Observations sur les fucoides, et sur quelques autres plantes marines fossilesChapitre 13 sur 14 · L. Dans les schistes cuivreux d'Umenau. (Schlulh · texte numérisé non relu

L. Dans les schistes cuivreux d'Umenau. (Schlulh

ao. Algacites filicoïdes, Schlotb. Nachtr. zur Petref. p. 46, tab. V, fig. 2.

Dans l'argile schisteuse deNeuenwett, près Basle. (Schloth.)

Ne serait-ce pas peut-être une feuille de Cyeas ? on ne connaît aucun Facut qui ressemble à cette plante fossile.

ai. Algacites granulatus, Schloth. Nachtr. zur Petref. p. 45, tab. V, fig. i .

L. Dans le schiste marneux de Boll en Wurtemberg. {Schloth.) (i).

§ a. — Des Zostérites.

Après avoir fait connaître les végétaux fossiles qui me paraissent pouvoir se rapporter à la famille des Algues, il me reste à indiquer quelques autres Fossiles trouves dans une des localités d'où proviennent plusieurs de ces Fucoïdes; ces Fossiles, quoique appartenant certainement à des plantes d'une famille très-différente de celle des Algues, paraissent cependant se rapporter à des végétaux qui croissent également dans la mer. Je veux parler de feuilles trouvées dans le lignite del'ile d'Aix avec plusieurs des Fucoïdes que nous avons déjà décrits ; toutes ces feuilles sont entières, plus ou moins linéaires ou lancéolées, à nervures parallèles, simples et confluentes au sommet ou à la base; ces nervures sont toutes de même grosseur et également espacées ; il n'y a pas de nervure moyenne plus marquée ; elles sont saillantes sur une des faces de la feuille , et ne paraissent pas sur l'autre ; enfin elles n'émettent aucunes nervures secondaires , ce dont on peut s'assurer aisé-

(i) M. Stcrnberg a figuré , dans le troisième cabicr de sa Flore du monde primitif

Îuc nous venons de recevoir, un Fucus fossile sous le nom d' Algacites eauleseent , 'lora der !'■■>•><■'.', h fit. 3, tab. 36, fig. i. Il rapproche cette espèce du Fucus cau/esrens, Gmel., Hist fur., tab. XX , fig. 9 ; elle présente cependant, comme l'observe M- Stcrnberg lui-même, plusieurs caractères diffiércns qui ne permettent pns,a ce qu'il non* semble, de regarder ces deux plantes comme la même espèce. Elle a été trouvée dans les marnes calcaires du basalte de Walscb eu Bobéme.

SUR LES FUCOIDES. i5 ment, ces feuilles étant parfaitement isolées, très-minces et transparentes, et leurs nervures étant très-faciles à voir lorsqu'on les examine par transparence; cette structure est exactement celle des feuilles des Zostera, des Caulinia et de la plupart des plantes de la famille des Fluviales de Richard ; on peut l'observer trèsbien sur le Caulinia oceanica,l)e Cand. {Zostera oceanica,h.) Elle existe aussi dans les vraies Zostera; mais, les feuilles étant plus étroites , les nervures sont en nombre beaucoup moins considérable. Ainsi, dans le Zostera marina, L., il n'y a que cinq nervures dont deux très-voisines du bord de la feuille, et dans le Zostera mediterranea , il n'y en a plus qu'une seule, tandis que dans le Caulinia il en existe ordinairement neuf, onze ou treize.

Les feuilles fossiles diffèrent cependant des espèces de Zostera d'Europe par leur forme générale plus courte et plus large ; le Caulinia et les deux Zostera des mers d'Europe ont en effet des feuilles linéaires très-longues, tandis que les quatre espèces fossiles ont des feuilles beaucoup plus courtes et plus ou moins lancéolées ou oblongues; cependant cette différence n'est pas suffisante pour s'opposer au rapprochement que nous indiquons, et qui est fondé sur des caractères d'organisation bien plus importans que la forme générale des feuilles , surtout si on se rappelle qu'il y a quelques espèces exotiques rapportées, il est vrai avec doute, au genre Caulinia, par M. R. Brown, mais qui croissent de même dans la mer, et dont les feuilles sont larges et arrondies: tels sont le Caulinia ovalis, R.Br. Prod.Fl.Nov.- Holl. , et les Zostera stipulacea et ciliala , Forsk. , Flor. jEgrptiaco-arabica.

Une espèce de Caulinia de la Nouvelle-Hollande, le Caulinia antarctica, R. Br. ( Ruppia antarclica, La Bill.), que

h; observations

nous avons pu comparer avec nos espèces fossiles, présente surtout une grande analogie avec le Zosteritea elongata ; la largeur, la longueur , le nombre clés nervures, et la forme générale de la fronde sont à peu près les mêmes ; mais la feuille est tronquée au sommet au lieu d'être arrondie, et il existe à la base une stipule intrafoliacée dont on ne voit pas de trace clans la plante fossile.

Malgré la grande probabilité qu'il nous parait y avoir que ces feuilles appartiennent soit au ( 'an lima soit à quelque genre voisin, cependant nous croyons, dans une classification générale des végétaux fossiles , devoir les laisser dans le genre artificiel des Poacites, dans lequel la disposition de ses nervures le range, nous désignerons seulement la section dans laquelle nous les rangerons par le nom de Z tèrites.

Nous ne connaissons encore de Fossile de ce genre que dans les lignites de File d'Aix, où leur réunion avec plusieurs plantes de la famille des Algues, et par conséquent évidemment marines, vient à l'appui du rapprochement que nous venons d'établir. C'est encore à MM. Fleuriau de Bellevue et d'Orbigny que nous devons la connaissance de ces curieux végétaux fossiles.

POACITES.

§ 1. — Zostcrites.

Folia intégra, nervis parallellis vel confluendbus , œqualibus; nervulis nullis.

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