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conditions. Sans s'écarter beaucoup, on a à sa disposition d'excellentes localités, soit qu'on veuille chasser dans les vallées, soit qu'on préfére diriger ses recherches sur les montagnes. La vallée française dont la température et la végétation sont celles du Languedoc, n'est qu'à quelques lieues de la ville; et de Florac, il est également aisé de se rendre sur la Lozère, l'Aigoual ou l'Aubrac, dont les sommets, ainsi que ceux de la Margeride et des Cévennes, nont pas encore été parcourus le filet à la main, et où, sans nul doute, il y aurait encore bien des découvertes à faire pour le lépidoptériste.
Nous étions partis avec les meilleures intentions du monde, et il entrait bien dans nos projets de visiter ces chaînes de montagnes que Duponchel avait à peine effleurées, ou n'avait même vues que de loin, mais hélas ! nous avions compté sans la suette, maladie terrible qui arriva presque en même temps que nous dans la Lozère, et qui, sans descendre dans les vallées, se mit à sévir sur les sommets. Il n'eût pas été prudent à nous qui n'étions point encore acclimatés, d'affronter l'épidémie dans les lieux où elle avait fait apparition et où tout secours nous eût manqué : nous dûmes, à notre grand regret, nous contenter, comme Duponchel, d'explorer la vallée française, Florac et les montagnes moins élevées qui l'entourent. Le retard extraordinaire arrivé cette année-ci dans les éclosions nous causa aussi une grande déception et fut cause que les quinze premiers jours de notre séjour à Florac furent à peu près perdus pour la chasse, tandis que c'est au moment où les récoltes commencaient à devenir très fructueuses qu'il nous fallut quitter le théâtre de nos exploits, rappelés chez nous par nos affaires, M. Guil- Jemot et moi.
Néanmoins, et malgré les fâcheux contrelemps dont je
viens de parler, nous eûmes la satisfaction de retrouver, à bien peu de choses près, toutes les espèces que Duponchel signale dans son catalogue de la Lozère. Nous fâmes en outre assez heureux pour en découvrir quelques autres quiavaient échappé aux recherches de notre prédécesseur. Ge sont ces dernières espèces seulement que je me propose d’énumérer dans le catalogue qui va suivre. Pour les
‘autres, je renverrai au catalogue de Duponchel (Annales,
Soc. ent., 1"° série, tome 3°, page 291). Je renverrai aussi ceux de nos collègues qui voudraient avoir quelques détails géologiques concernant la Lozère, à l'excellent aperçu sur la nature du sol et de la végétation de ce département, dont Duponchel a fait précéder son catalogue. Je n'aurais rien à ajouter aux observations qui ont déjà été faites et dont j'ai reconnu la parfaite exactitude.