‹ [Observations sur les lépidoptères]Chapitre 2 sur 21 · CATALOGUE · texte numérisé non relu

CATALOGUE

Des Lépidoptères chservés dans le département de la Lozère, aux environs de Florac, du 4 juin au 10 juillet 1851, par MM. Bellier de la Chavignerie et Guillemot, et non signalés par Duponchel.

Thais Var. Cassandra. — Nous n'avons pu prendre nous-mêmes cette hais, qui paraît à la fin d'avril et au commencement de mai, mais nous avons la certitude qu'elle habite la Lozère, car nous en vimes un exemplaire chez M. Paparel, percepteur à Saint-Etienne, de la vallée française, Notre collègue nous a affirmé que la Cassandra n'était pas très rare dans la localité qu’il habite.

Leucophasia sinapis. — Cette espèce ne devrait pas trouver place sur ce catalogue, car elle est de tous les pays, je ne la mentionne ici que pour avoir occasion de rectifier une erreur commise par Duponchel, qui a probablement pris la sénapis pour la lathyri. Nous ne vimes pas en effet une seule lathyri pendart tout le mois de juin

que Duponchel assigne à cette Piéride comme époque d'apparition, tandis qu'il ne parle pas de la sinapis qui se montre dans un assez grand nombre de localités. Je dois ajouter, du reste, que la sinapis de la Lozère diflère de celle des environs de Paris; c’est un type semblable à celui qu'on prend dans les landes de Bordeaux, et qui

pourrait bien être une troisième espèce.

Colias Var. Helice, — Vole un peu partout.

Thecla quercus. — N'est pas aussi commun qu'aux environs de Paris.

Thecla Var. Cerri. — Gette jolie variété, bien caractérisée dans la Lozère, y remplace le type Lynceus.

Lycæna alsus. — Tous ceux que nous primes étaient en débris et pouvaient se confondre avec des femelles de sebrus.

Lycæna sebrus. — Le sebrus, que je suis surpris de ne pas trouver sur le catalogue de Duponchel, était également passé. Il voltige de préférence dans les endroits secs, Assez rare.

Limenitis Camilla.—- La magnifique variété noire de la Camilla, chez laquelle le blanc a disparu entièrement, se trouve dans la Lozère. Le président du tribunal de Florac en prit une dans son jardin, pendant notre séjour en cette ville, et s'empressa de la porter à M. Bayle père, l'ancien compagnon de chasses de Duponchel, aujourd'hui directeur de la poste à Florac. M. Bayle, dont nous avions reçu le jour même de notre arrivée un accueil si cordial et si hospitalier, nous la communiqua. Cettt curieuse aberration fait maintenant partie du cabinet de M. Guillemot,

Libythea celtis. — M. Guillemot en manqua un individu et Je poursuivit quelque temps aux environs de la

source qui alimente les fontaines de Florac. C'est le seul que nous ayons vu. La présence de ce joli Diurne que Duponchel n'avait pas rencontré dans le cours de ses excursions, nous surprit d'autant plus que le Micocoulier (Celtis australis) dont on pense que sa ehenille se nourrit exclusivement, manque complètement autour de Florac, ainsi que nous l’a assuré M. Bayle qui s’est occupé beaucoup de botanique et qui connait parfaitement la flore d'un pays exploré par lui depuis de longues années.

Arge Var. Leucomelas. — Nous prîmes cette aberration à la source, au petit bois de Beaume-Brune, sur la montagne de l'Empezou; mais il est probable qu’on peut la rencontrer dans les autres localités où volent la Galatea et la Procida.

Satyrus Var. Adrasta. — On trouve principalement cette variété sur les sommets.

Syrichtus alveus. — C'est sans doute cette espèce que Duponchel désigne dans son catalogne sous le nom de fritillum

Syrichtus carthami. — Vallée française et environs de Florac.

Sesia cynipiformis. — Se tient à l'extrémité des graminées.

Sesia ichneumoniformis. — Mêmes mœurs que la précédente.

Deilephila nicæa. — Nous en primes plusieurs le soir dans le jardin de la prison, butinant sur les fleurs des chevrefeuilles et des verveines. Ce beau Sphinx ne paraît pas être très rare aux environs de Florac. La chenille, d'après les renseignements qui nous ont été fournis par

M. Bayle, vivrait sur les causses (1), où croît abondamment l'Euphorbia esula dont elle fait sa nourriture.

Deilephila lineata. — Vole également le soir dans les jardins. La chenille paraît en même temps que l’insecte parfait. Nous en trouvâmes quelques-unes sur le Rumex acetosella et sur les Linatres. —— KFlorac et vallée française.

Sphinx pinastri. — Commun dans les vastes bois de pins des environs de Barre.

Zygœna hippocrepidis. — Pris des chenilles et des cocons à Beaume-Brune.

Procris pruni. — Les chenilles vivent en familie sur les buissons d’épines. L’insecte parfait éclot au commencement de juillet. Beaume-Brune, Empezou, environs de Montvaillant, etc.

Nudaria murina. — Commune dans l'intérieur des maisons, notamment à l'hôtel du Grand-Lopgis.

Chelonia civica. — Trouvé une chenille retardataire sur les bords du Mimente.

Arctia sordida. — Sur les causses situées entre Florac et Saint-Etienne.

Bombyx pytiocampa. — Bois de pins des environs de Barre.

Bombyx lanestris. — Petit bois de Beaume-Brune, Empezou, environs de Sainte-Croix, etc.

Lasiocampa pini. — Nous avons abattu plusieurs che-

(4) Ce mot qui dérive évidemment de calx, chaux, sert à désigner dans le pays les plaines calcaires. Ce calcaire est de transition, et ne renferme d’autres débris de corps organisés que des Bélemnites et des Ammonites (Duponchel).

nilles en explorant avec la mailloche les forêts de pins situées autour de Barre.

… Lasiocampa pruni. — Florac.

— betulifolia, — Je pris l'insecte parfait le 7 juin, surle Quercus ilex, dans la vallée française, entre Barre et Sainte-Croix, puis le 11 du même mois sur le Quercus robur, dans le ravin de Montvaillant, près Florac. Il semblerait donc que la chenille vivrait indistinctement sur les différentes espèces de chênes.

Psyche nitidella ou crassionella, Bruand. — Trouvé l'insecte parfait dans les crevasses des rochers, non loin du bois de Miral.

Platypteryx hamula. — Petit bois de chênes qui domine le château de Montvaillant. Cette localité est une

des meilleures des environs de Florac, et n’est située qu à quelques minutes de la ville.

MNotodonta zic-zac.

Acronycta auricoma.

et alni. — Bords du Tarnon, dans les endroits plantés d’aunes.

Pryophila perla.

Spintherops dilucida. — Se cache dans les broussailles, d'où on la fait partir en marchant. La chenille vit sur le sainfoin. Elle se tient cachée pendant le jour au pied de la plante, et pour la chasser avec succès, le fauchoir est indispensable. Elle ressemble à la première vue à une chenille d'Ophiusa; elle est très allongée, blanchätre, avecsquatre petits points noirs rangés en ligne sur chaque anneau du dos. Des points semblables se remarquent des deux côtés du corps, au-dessus des pattes, et sur la tête,

Cette description, faite de souvenir, est nécessairement fort incomplète.

Amphipyra cinnamomea. — Eclose chez M. Guillemot, |

et provenant de chrysalides rapportées de la Lozère.

Spælotis nyctimera. — Environs de Florac. Se réfugie pendant le jour dans les murs en pierres sèches qui entourent la plupart des propriétés.

Agrotis cinerea. — Environs de Barre. Vole à l’ardeur du soleil.

Luperina leucophæa.

—, ‘vinfesta.

=— ‘ basilinea.

2 pinastr.

— Var. Musicalis. — Vallée française.

Hadena dentina.

— prolea. — Eclose chez M. Guillemot.

— œthiops. — Eclose chez moi.

Miselia jaspidea. — Nous avons pris la chenille en battant sur le parapluie les buissons de prunellier, au commencement de juin.

Miselia oxyacanthæ. — On se procuie la chenille de la même manière.

Dianthæcia conspersa.

— comt«a.

LE carpophaga.

+ Magnolii. — Cette Noctuelle nous a paru

n'être pas très rare aux environs de Florac. Elle voltige le soir autour du Stlene viscosa. Nous aurions probable-

ment découvert sa chenille sur cette Dianthée, si nous étions restés plus longtemps dans la Lozère. La Source « tune excellente localité pour chasser la Magnolir.

Polia chi. — La chenille se trouve pendant tout le

mois de juin sur un assez grand nombre de plantes, principalement sur les Rumex et les Scrophulaires.

Polia platinea. — Pris un seul individu volant dans le jour sur les fleurs du Silene inflata. C'était une femelle. La chenille ne vivrait-elle pas sur cette plante?

Polia Var. meridionalis. — Variété de flavicincta. Eclose chez moi.

Polyphænis prospicua. — Vole le soir autour des lières, des buissons de ronces, des fleurs de châtaignier, Commune sur les bords du Mimente, près de Montvaillant.

Eriopus Latreillii. — Prise en chassant au crépuscule.

. Vallée française, près de Sainte-Croix.

Leucania vitellina. — Environs de Florac.

Caradrina trilinea.

— Kadeni. — Assez commune à Florac. Vole le soir en compagnie de la cubicularis. On la trouve aussi pendant le jour dars les murs en pierres sèches.

Orthosia cœcimacula. — Eclose chez moi. La chenille vit sur les épervières et les genèts.

Orthosia gothica. — Chenille. Florac.

— gracilis. — Idem.

Trachea piniperda. — En chassant à la mailloche dans les bois de pins, nous faisions tomber un très grand nombre de chenilles.

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