BLOCUS DE CONSTANTINOPLE
Nous avons dit que la ville de Constantinople était entourée de deux côtés par la mer, et ne présentait qu'un seul front d'attaque du côté de terre. Les prisfes d'eau qui alimentent, au moyen d'a-
queducs et autres ouvrages hydrauliques, les fontaines de cette capitale, se trouvent répandues sur un rayon de 4 à 5 lieues de circonférence, qui comœence au village de Kalkali à l'ouest et se prolonge à Test jusqu'aux villages de Belgrade et BaJcché'Kem.
Les troupes destinées à former le blocus devront donc établir leur droite à la uer de Marmara, prés de Kutchuk-Tchekmedjé^ au Ponté-Piccalo^ et s'étendre jusqu'au village de Buiukderé sur le Bosphore, où se trouve un excellent mouillage.
Tous les établissemens militaires de lempire ottoman sont placés hors de l'enceinte de Gonstantinople : l'arsenal et les fonderies, à Tophana, sous Péra; les établissemens maritimes, ou Tershana» sous Galata , sur la rive septentrionale du port, et ne sont couverts par aucune fortification. Rien ne peut donc empêcher l'armée assîégante de s'en emparer ou de les détruire.
N' B. Pour tous les détails de la marche des armées, on peut consulterla carte de la Turquie d'Europe, en seize feuilfes, publiée par M. La^Pie, et qui se trouve chez Ch. Picquet> quai de Conti, n** 17.
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