‹ Observations sur les terrains anciens du Katanga faites au cours de lChapitre 1 sur 51 · SUR LES · texte numérisé non relu

SUR LES

DU KATANGA.

En juin 1 894, j'ai fait paraître, dans les Petermanns Mitteilnngen de Gotha, un résumé succint des résultats de notre expédition au point de vue géologique ( f ) et, la même année, j'ai publié ici même (-) et d'une façon plus développée, les données que j'ai pu acquérir sur les formations post-primaires, généralement horizontales, du bassin du Congo.

Le présent mémoire renferme mes observations sur les terrains archéens et paléozoïques des bassins supérieurs du Lualaba, du Lomami et du Sankulu-Lubilache.

Depuis mon retour en Europe et pendant plusieurs années, j'avais espéré rencontrer un jour l'occasion de retourner dans le sud du bassin du Congo et d'y continuer des études dont la rapide reconnaissance de 1891- 1893 m'avait montré tout l'intérêt. Les circonstances ne l'ont pas permis et, ayant désormais renoncé à visiter une seconde fois ces régions lointaines, où tant de choses restent à faire, je me suis décidé à publier, tels qu'ils sont, les documents que j'avais compté pouvoir compléter par de nouvelles explorations.

La plupart des observations qui suivent ont été recueillies, au jour le jour, le long de chacune des étapes de nos longues et rapides pérégrinations. En quelques points espacés, un court séjour m'a permis de faire des observations un peu plus détaillées et plus précises.

Pendant toute la durée du voyage, un grand nombre d'échantillons caractéristiques des roches observées ont

(*) Oie geologischen Eryebnisxe der K ttanm-ExpedUioti, reproduites dans : La Géologie de la partie sud-est du bassin du Congo et les gisements métallifères du Katanga {[irrite universelle dcx mines, etc., 3< série, t. XXVIII, 1891.) V. aussi : Les gisements métallifères du Katanga. (Mémoires et public, de la Société des sciences, etc. du Hainaut, 1891.)

(*) Les formations post-primaires du bassin du Congo. (Auu. Soc. yéol. de Beltj., t. XXI, Mémoire I894.j

été récoltés et la plus grande partie sont arrivés en Europe (').

Un croquis du chemin parcouru, à l'échelle de f / 100.000 n'a pas cessé d'être levé, étape par étape, le long de nos itinéraires et l'altitude des points caractéristiques de la route a été prise au moyen de baromètres altimétriques de Groulier.En outre, les coordonnées d'une série de points espacés sur notre itinéraire ont été fixées, du moins approximativement, par des observations faites au moyen du sextant et du théodolite (*).

Au moyen de ces différents documents, j'ai construit une carte à l'échelle de '/Soo.ooo, sur laquelle j'ai reporté mes observations géologiques, en montrant beaucoup de réserve dans le raccordement des données espacées. C'est la réduction de cette carte à l'échelle de '/^.ooo.ooo qui a paru en juin 1894 dans les Peter manns Mitteilungen et a été reproduite dans nos Annales et dans la Revue universelle des Mines.

Le présent mémoire n'est pas une description géologique du Katanga. C'est le journal des constatations faites dans une série de courses rapides à travers le pays.

On pourra trouver que ces observations sont bien superficielles, bion peu complètes et bien décousues et

».') Beaucoup des échantillons récollés, surtout ceux des roches éruplives, métamorphiques et archéennes, méritent une élude spéciale. Elle sera publiée ultérieurement. Dans ce présent travail, j'ai laissé (Je côté le point de vue pélrographique proprement dit Pour la détermination de certaines roches cristallines, j'ai eu recours à la compétence bien connue de mon savant maUre et obligeant confrère, M. l'abbé Renard, que je prie ici d'agréer tous mes remerciements.

(*) Le lever de la roule a été effectué presque exclusivement par M. le capitaine E. Francqui. Je dois beaucoup de reconnaissance à cet officier distingué et à feu le «-apilaine Bia, qui ont tout fait pour faciliter ma tâche et pour assurer le transport jusqu'à \* cote de mes caisses d'échantillon*.

que la coordination des faits manque souvent de solidité.

Je suis le premier à en convenir. Quant aux observations sur le terrain, je ne puis que déclarer que, dans les circonstances où je me suis trouvé, et devant une série de difficultés matérielles, dont l'une était insurmontable : le manque de temps, tout ce qui était possible a été fait.

D'autre part, il était naturel de chercher à synthétiser les faits observés, si incomplets fussent-ils. Ces coordinations sont souvent indécises et, sans doute, ne correspondent pas toujours à la réalité.

Malgré l'état incomplet des observations et le manque de précision de leur synthèse, j'espère avoir réussi à faire entrevoir les traits principaux de la structure géologique des pays explorés, laissant à d'autres de faire, grâce à un plus long séjour, des observations plus complètes et d'en tirer des conclusions mieux établies.

En 1894, j'ai classé les terrains du sud-est du bassin du Congo en une série de systèmes établis d'après des caractères lithologiques et stratigraphiques et désignés, sans préjuger de leur âge, par des noms géographiques locaux. Je maintiens ces différents systèmes, quoique plusieurs ne répondent probablement qu'à des distinctions artificielles, mais je les classerai d'une façon quelque peu différente et je m'efforcerai de démêler ce que, en l'absence de fossiles, on peut conclure sur leur ancienneté relative et leur âge réel. On en trouvera le tableau à la fin du travail.

Observations faites en cours de route ( l ).

Ayant traité précédemment et ici même (t. XXI) des

(*j Voir mon Esquisse géologique de la partie sud-est du Bassin du Congo, accompagnant : Les formations post-primaires du Bassin du Congo. {Annale* Soc. géol. de Belgique, t. XXI. I89i). Il est indispensable de consulter cette carte, qui a été dressée en vue du présent mémoire, aussi bien que du premier.

formations superficielles et des terrains post-primaires des régions parcourues par notre expédition, je les laisserai de côté dans le présent travail et je m'occuperai exclusivement des terrains anciens (primaires et archéens) des pays explorés.

Je donnerai successivement la série de mes observations le long des itinéraires suivants :

L Itinéraire de Lusambo à Bnnkea.

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