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Jaspe rouge avec nombreuses cavités octaédrique

De ce point, nous nous dirigeons vers les mines de cuivre, en marchant, à flanc de coteau, sur le versant ouest du Mont Kambobé. Nous suivons ainsi, en direction, les couches de la coupe précédente. On rencontre divers affleurements de quartzites caverneux et de schistes siliceux, analogues à ceux des mines, et d'énormes masses de minerai de fer magnétique, faisant saillie à 1* surface du sol. On voit les affleurements des couches de schistes et de quartzites prendre là direction nord-sud, puis se recourber vers le nord-est, et se confondre avec les couches cuprifères exploitées aux mines.

Ces mines sont situées au pied du versant nord-ouest de la colline.

L'ensemble des couches cuprifères est orienté N.-55°-E. et incliné d'environ 60* vers le N-W.

*V- 20, Coupe des mines de cuivre de Kambobé.

. Une coupe menée perpendiculairement à la direction, c'est-à-dire à peu près N-W.-S-E., montre la succession suivante 'fig. 20) :

a. — Schistes argileux, rouges, tendres, fissiles (système de Katété).

b. — Schistes gris clair, durs, légèrement cuprifères.

e. — Schistes talqueux, gris rose, non fissiles, légèrement cuprifères.

d. — Schistes siliceux, gris, en feuillets minces. r. — Chert silexoïde, rubané, gris blanc.

f. — Quartzites caverneux, remplis de quartz cristallisé.

g. - Schistes siliceux, blancs ou gris.

h. Schistes siliceux, blancs, durs.

i. — Schistes siliceux, blancs, très feuilletés.

k. — Quartzites caverneux, gris.

/. — Schistes siliceux, blancs, durs.

m. — Schistes siliceux, bréchiformes, très altérés.

n. — Alternances de schistes siliceux et de quartzites caverneux, pauvres en malachite (peu visibles).

o. — Schistes argileux, rouge brun (système de Katétéi.

Les couches de d à m sont très riches en malachite et en limonite compacte. La malachite imprègne souvent complètement \es roches, surtout les schistes siliceux ; elle remplit, avec de la limonite compacte, les joints de stratification, les fissures et les cavités des brèches. Elle est surtout abondante dans les cavités des quartzites caverneux.

Le tracé des affleurements des couches sur le plan horizontal est assez fortement ondulé.

La coupe précédente est établie d'après l'examen des affleurements naturels des couches, des cavités creusées

par les indigènes et des parois du profond ravin du torrent Kababankola.

En amont de la zone b de la série, les parois de ce ravin présentent une longue coupe continue dans les couches du système de Katété. Ce sont, d'abord, des schistes argileux, tendres, à grain très fin, assez fissiles, rouge brique ou rouge brun. La surface des feuillets et les fissures des bancs sont souvent tapissées d'enduits d'oligiste.

Plus haut, les schistes deviennent plus durs et la proportion d'oligiste augmente. Vers la naissance du torrent, près du sommet de la colline, ils passent, par places, à des grès argileux, gris brunâtre.

De l'autre côté de la colline, les versants qui descendent vers le ruisseau où a été levée la coupe de la page 95, et vers la route, qui va de ce point aux mines, en contournant le Kambobé, sont constitués par les mêmes roches.

Ce sont aussi des schistes argileux, rouge brun, du système de Katété, qui constituent la partie supérieure de la colline déprimée, qui borde vers le nord-ouest l'emplacement des mines (fig. 21;.

Fi«. a.

Courte générale du Mont kamhobé.

a. — Système de Katété.

b. — Système de Moachia.

Quant aux couches à malachite, nous savons que, par suite d'une incurvation de toute la zone autour de la colline, on peut constater leur continuité avec celles qui

affleurent de l'autre côté, dans le lit du ruisseau. Or, celles-ci se présentent comme tout à fait analogues aux couches des sources thermales de Moachia, dont j'ai fait le type de mon système de Moachia.

C'est la raison pour laquelle je fais rentrer les couches cuprifères du Kambobé dans le système de Moachia.

Par analogie, je rapproche du même système les schistes siliceux, phtanites, quartzites caverneux, etc. qui renferment la malachite, dans la plupart des mina* de cuivre que j'ai visitées (Kamaïa. Kiola, Kimbui. Inambuloa, Lusuichi» et, d'après les descriptions de Capello et d'Arnot, aux mines de Kalabi et de Miambo ('

Aux sources salines de Moachia, les couches du système de Katété, si bien développées dans le Kunii, font suite aux couches du système de Moachia, par l'intermédiaire d'un poudingue renfermant, parmi ses éléments roulés, des fragments de phtanite. d'oolithe siliceuse, etc., de ce système.

Au Mont Kambobé, je n'ai pu observer de poudingue semblable, au contact des deux systèmes.

IXhis. — Itinéraire du Mont jCamhohê à !Vtenkf.

Partant des mines de cuivre, nous retournons sur nos pas, jusqu'à trois kilomètres au-delà de la rivière Kambobé, puis nous laissons à gauche la route qui nous a amenés du Kitulu et nous prenons un chemin qui se dirige à peu près vers le sud.

On rencontre d'abord des blocs de schistes et de grès argileux, gris ou teintés en rougeâtre ou jaunâtre par altération. Quelques affleurements en montrent des couches verticales, ayant la direction N.-60 -W. Ce sont

(*) Le gUc (Je malachite de Kioabana se Irouve dans les schistes du système de Kataé (v. p. 73).

les roches que l'on voit avant d'arriver à la Mula, dans le lit de cette rivière, dans la région accidentée qui la sépare de la Panda, ainsi que dans le lit de ce dernier cours d'eau. Ces roches renferment beaucoup de veines de quartz, avec oligiste lamellaire.

Dans le lit de la Panda, on trouve, en outre, des blocs de quartzites rouges ou rosés, analogues aux quartzites du Lufubo et que je considère comme représentant ici les éléments d'un poudingue.

Au sud de la Panda, la route traverse un important trait montagneux, paraissant dirigé est-ouest, constitué par des schistes argileux, rouge brique, très cohérents, avec bancs de grès argileux, rouges, très durs.

Au-delà de ces collines, les schistes rouges, traversés de nombreuses veines de quartz, continuent à se montrer fréquemment, jusqu'à la rivière Mussénia.

Au point où nous traversons cette rivière, nous rejoignons notre itinéraire précédent (v. p. 91) et nous le quittons de nouveau bientôt, pour prendre une route parallèle, située plus à Test.

Sur les bords de la rivière Katanga, nous trouvons des blocs de quartzites rouges, analogues à ceux que nous avons signalés précédemment, plus à Pouest, sur l'itinéraire d'aller (quartzites du Lufubo.)

Au-delà, près du village de Kipussa, le lit du ruisseau Konkiléka offre des affleurements de schistes gris, calcareux.

Partant de Kipussa (v. p. 63;, nous allons franchir le Dichimfu, en un point situé entre Kapélembé et l'endroit où nous l'avons traversé dans l'itinéraire précédent. L'eau coule sur des schistes gris brun, durs, avec minces lits d'oligiste.

Au-delà du Dichimfu, nous rejoignons la route de Ntenké.

X. — Itinéraire de Ntœnké à Kafunda-Mikopo (sources du Lualaba).

A moins d'un kilomètre au sud-ouest de Ntenké, se trouve un groupe de hauteurs, alignées et allongées dans le sens est-ouest. Ce sont les Mpiri, ou montagnes, de Ditakata. La rangée se termine, à Test, par deux petites collines très surbaissées, dominant à peine de quelques mètres la plaine voisine, mais qui, par suite de Pabsenee de dépôt terreux superficiel, présentent des affleurements très nets d'une série de couches intéressantes. Ces couches sont fortement redressées et dirigées à peu près est-ouest.

Fig. 22 A.

Coupe prise près de lk colline orientale île Dilakata (Ntenké).

La colline orientale présente la succession suivante, en allant du nord au sud (fig. 22 a) :

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