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Sources thermales sulfureuses de Kafungué

Découvertes par M. Paul Le Marinei en août 1891 ( ! ), ces sources ont été visitées, le 17 janvier i892, par l'expédition Bia-Francqui, dont Fauteur de cette notice faisait partie. Elles se trouvent sur notre itinéraire du lac Kabélé au plateau de la Manika (*).

Les sources de Kafungué sont situées au bord ouest de la branche orientale du Graben correspondant à la vallée inférieure du Fiingué, et à 5oo mètres des collines qui séparent cette vallée de la partie principale du Graben, c'est-à-dire qu'elle sont en un point où Ton est amené à faire passer une fracture importante.

Les roches, en cet endroit, sont des quartzites micacés et tourmalinifères, noirs, passant au micaschiste, orientés N45°E. et inclinés à 6o° vers le SE., laissant voir, peu distinctement, un affleurement d'une sorte de pegmatite. On observe à proximité, mais non en place, des blocs d'autres roches cristallines : tourmalinite ( 3 ), quartzite à tourmaline, quartzite micacé, etc.

(') Y. Mouvement géographique, 7 février 189a.

(*) Voir notre travail précité, pp. 219 et 229 ; voir aussi pl.'VIII et IX.

( 3 ) II y à la des indications dont pourront profiter Mes prospecteurs de gites «l'étain. Des gisements de cassitérite ont déjà été découverts près «les endroits où j'avais signalé des tourmalinites etc. J. Cornet. Observations sur les terrains anciens du Katanga, p. i4a.

Les sources sont disséminées sur un espace elliptique d'environ 2 hectares. On voit l'eau chaude, parfaitement limpide, suinter pour ainsi dire de toute cette surface, en présentant çà et là des sources plus abondantes. Elle sort assez tranquillement, en dégageant des bulles d'hydrogène sulfuré, dont Fodeur se perçoit au loin.

La température des sources les plus importantes est, aux points de sortie, de 70 C.

Les eaux laissent, à la surface des blocs de pierre qu'elles baignent, un dépôt calcareux, blanc, peu cohérent, spongieux. En plusieurs endroits, on voit des amas de ce tuf atteignant 3 ou 4 mètres de haut, disposés en terrasses. Ils sont revêtus parfois de dépôts de soufre, ailleurs, de dépôts limoniteux. Les dépressions du soi où séjournent des flaques d'eau chaude ont leur fond tapissé d'une boue noire, sulfureuse.

En certains endroits, prèsdupoint de jaillissement, l'eau héberge des algues filamenteuses d'un blanc argenté, d'autres grises, d'autres vertes et des algues spongieuses grisâtres : Beggiatoa, etc.

Le produit des sources se réunit en filets qui se rendent au ruisseau Kafungué affluent du Fungué.

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