ANNEXE
Au cours de l'impression de ce mémoire, j'ai reçu communication d'un rapport de M. F.-E. Studt, qui se trouve actuellement au Katanga et qui vient d'examiner le gisement de Ruwe. Les idées de M. Studt confirment celles que je viens d'exposer et il me sera permis de transcrire ci-dessous un extrait traduit de ce rapport.
Dans ma description doc. cit.) du gîte de Ruwe, j'ai mentionné la présence, à la surface, en aval de l'affleurement du « reef », d'un dépôt de cailloux iimoniteux sur lequel M. Studt attire également l'attention ; il ajoute ensuite :
(*) Ami. Soc. géol. de Belg., t. XXX, p. B124.
« Il existe certes une grande connexion entre l'or et la limonite. » Cette limonite est probablement d'origine pyritique et je crois » que l'or était originellement associé avec ces pyrites. Celles-ci » ont été, dans la suite, transformées en limonite par l'action des » eaux météoriques ou par celle des eaux minérales ascendantes. » Par l'action de telles eaux salines (dont de nombreuses ont été » observées en sources chaudes dans les environs) sur les roches » aurifères, l'or a été mis en solution et, à la surface, ou près de » la surface, est venu en contact avec des noyaux organiques » ou autres sur lesquels il s'est déposé et concentré. Les petites » parcelles sphéroïdales d'or, trouvées fréquemment, représentent » sans doute le stade initial de la formation des pépites. Cette » théorie rendrait compte également des formes fantastiques » observées dans quelques pépites et résultant du dépôt de l'or » autour de matières organiques ».
J'ignore si, en ce qui concerne la couche auro-platinifère, M. Studt pense, comme moi, qu'elle ne constitue qu'une alluvion plus ancienne. Mais je suis heureux de voir qu'il attribue également, à la suite de son étude récente, et sur place, du gisement, la formation des pépites du dépôt éluvial superficiel à des actions chimiques ultérieures. Cette opinion vient donc à l'appui des idées que j'ai développées dans le mémoire précédent.
Je rappelerai que j'ai signalé également les particules sphéroïdales d'or, petits globules de 1/2 à 1 millimètre de diamètre, et je crois parfaitement aussi qu'ils constituent le résultat de la précipitation des premières particules d'or et forment le noyau originaire des pépites plus volumineuses.
Sur la distribution des sources thermales au Katanga,
PAR
jj. Cornet (*)
Dans un récent travail sur les dislocations du sud-est du bassin du Congo (Katanga), j'ai signalé la coïncidence existant entre la position des sources thermales de Kafungué, de Katapena et de Moachia et le passage des fractures de premier ordre qui délimitent le Graben de l'Upemba et le territoire affaissé de la Lufila moyenne (*).
Mais ces sources thermales ne sont pas les seules de la région du Katanga. Dans son rapport sur le travail précité, M. H. Buttgenbach a annoncé que de nouvelles sources viennent d'être découvertes à Kasonso, au Sud de celles de Kafungué ( 3 ). Depuis lors, M. Buttgenbach m'a fourni des renseignements sur les sources thermales de Chabukoi, en relation évidente, comme les trois précédentes, avec les fractures orientales du Graben de l'Upemba.
A ces sources, il faut encore ajouter celles de Tanda-Mukola, visitées par la mission Lemaire, près des chutes de Kiubo et, non loin de là, les sources de Kachiba.
Userait peut-être utile de rassembler, dès maintenant, les notions éparses, si rudimentaires soient-elles, que l'on possède sur ces différentes manifestations hydro thermales.
C'est le but de la présente notice.
On connait aujourd'hui sept sources ou groupes de sources ther-
(') Travail présenté à la séance du 21 janvier 1906 et dont l'impression a été ordonné à la réunion du 18 février 190G.
(*) J. Cornet. Les dislocations du bassin du Congo. I. Le Graben de l'Upemba. Ann. Soc. géol. de Belg., t. XXXII, 1904-1905, pp. M 2o5-a34-
(*) Ibidem, pp. M a35-238.
maies au Katanga. On peut les classer en deux régions, celle du Lualaba et celle de la Lufila :
/ 1. Kafungué.
1 2. Kasonso.