‹ Observations sur les terrains anciens du Katanga faites au cours de lChapitre 49 sur 51 · DESCRIPTION DES ESPECES · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DES ESPECES

Famille des PHOLIDOPHORID/E.

Genre PELTOPLEURUS Kner.

Peltopleurus Maeseni Leriche (pi. IX).

Peltopleurus Maeseni. M. Leriche, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au Congo belge, dans le système du Lualaba. {Comptes rendus hebdomadaires des séances de î Académie des Sciences de Paris, t. CLI, p. 841.)

Le gisement de Kilindi a fourni un certain nombre de restes et d'empreintes d'un Pholidophoridé de petite taille. Ces restes et ces empreintes sont, malheureusement, toujours incomplets, privés de la tête, et réduits aune portion plus ou moins importante du tronc et à la queue. De plus, leur état de conservation est, en général, très défectueux. Les deux exemplaires les mieux conservés sont figurés sous les n°" i et 2 de la planche IX.

Le tronc de ce Pholidophoridé est assez allongé; il va en s'atténuant régulièrement jusqu'à la naissance de la nageoire caudale.

Les nageoires ventrales sont petites. La nageoire dorsale est située en avant de la nageoire anale ( a ). Le pédicule caudal est large; la nageoire

(») J. Cornet, Sur la géologie du Lualaba, entre Kassongo et Stanley ville. {Annales de la Société géologique de Belgique, t. XXXVI, 1908- 1909, Bulletin , p. 231.)

( a ) Cette nageoire anale n'est pas conservée dans les deux exemplaires figurés.

caudale paraît être assez peu échancrée. Les flancs sont, en grande partie, recouverts, de chaque côté, par une rangée de très hautes écailles, dont la hauteur décroît rapidement dans la région caudale.

Les écailles sont ornées de stries longitudinales, qui viennent denticuler leur bord postérieur.

La ligne médiane de la face ventrale est occupée par une rangée d'écaillés pointues en arrière.

La présence, d'une part, de nageoires ventrales et d'une rangée de très hautes écailles recouvrant les flancs, et, d'autre part, la position de la dorsale en avant de l'anale montrent que le Pholidophoridé de Kilindi, quoique mal conservé, peut être rapporté au genre Peltopleurus.

Ce Peltopleurus diffère des espèces du genre décrites jusqu'à ce jour (P. splendens Kner, P. humilis Kner, P. Kneri A. -S. Woodward) par ses écailles striées longitudinalement et denticulées au bord postérieur. Quelques très fines stries longitudinales ornent parfois les écailles de P. splendens, mais elles n'arrivent pas à denticuler le bord postérieur, qui reste entier.

Au point de vue de l'ornementation des écailles, le Peltopleurus de Kilindi se rapprocherait peut-être davantage d'un Peltopleurus que Kner a désigné provisoirement sous, le nom de P. gracilis (') et dont les écailles porteraient des stries longitudinales.

Les Peltopleurus connus jusqu'ici proviennent tous du Trias supérieur. Ils ont été rencontrés, au même niveau, en Carinthie, dans le Tyrol, en Lombardie et dans la province de Salerne (Italie méridionale).

La présence, dans le gisement de Kilindi, d'un genre aussi localisé, dans l'échelle stratigraphique, que le genre Peltopleurus, détermine immédiatement l'âge de ce gisement et de la formation à laquelle il appartient.

Les couches du Lualaba doivent donc être — en totalité ou en partie — attribuées au Trias. La partie de ces couches qui ren-

(*) R. Kner, Die Fische der bituminôsen Schtefer von Raibl in Kàrnthen. [Silzungsberichte der matketnatisch - naturwisscnschaftlichen Classe der kaiser lichen slkadcmic du Wissenschaften^ vol. LUI, i re partie, p. i83 (en note infrapaginale); 1866.]

ferme le gisement de Kilindi — la zone moyenne, schisto-caicareuse, de M. Passau (') — doit représenter le Trias supérieur.

J'ai nommé le Peîtopleurus de Kilindi P. Maeseni, en souvenir du lieutenant Van der Maesen, qui découvrit le gisement fossilifère de Kilindi, en procédant au dérochement du Lualaba.

Localité : Kilindi.

Type : Musée du Congo, à Tervueren.

Genre PHOLIDOPHORUS L. Agassiz.

Pholidophorus Corneti Leriche, n. sp. (pi. X, fig. i).

Pholidophorus. M. Leriche, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au Congo belge, dans le système du Lualaba. {Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences de Paris y t. CLI, p. 841.)

A la carrière de Kindu, les ingénieurs de la Compagnie des chemins de fer du Congo supérieur aux Grands Lacs africains ont trouvé, dans un banc de marnolithe, une portion importante de Técaillure d'un Pholidophorus de petite taille (pi. X, fig. i).

Les écailles sont plus hautes que longues et lisses; leur bord postérieur est entier. Elles sont disposées suivant cinq rangées : quatre rangées appartiennent au côté droit; la cinquième, représentée seulement par trois écailles, appartient probablement à la rangée dorsale du côté gauche.

Les écailles de la rangée qui porte la ligne latérale sont de beaucoup les plus hautes; dans la partie antérieure du tronc, leur longueur est contenue un peu plus de deux fois dans leur hauteur. Leur surface s'élève, sur le passage de la ligne latérale, en une quille saillante.

Les écailles des deux rangées qui encadrent la rangée d'écaillés de la ligne latérale sont assez différentes; celles de la rangée du côté dorsal sont sensiblement plus courtes que celles de la rangée du côté ventral.

Par la hauteur relativement grande des écailles de la ligne latérale et par la présence d'une quille saillante accusant extérieure-

(') G. Passau, Note sur la Géologie de la zone des Stanley-Falls et de la zone de Ponthierville, Province orientale (Congo belge). {Annales de la Société géologique de Belgique, t. XXXVI, 1908-1909, Mémoires^ p. 238.)

ment le trajet de la ligne latérale, le Pholidophorus de Kindu rappelle P. purbeckensis Davies ('), du Purbeckien du Dorsetshire. Il s'en distingue cependant par ses écailles relativement plus longues et par sa taille beaucoup plus petite.

Quoique incomplètement connu, le Pholidophorus de Kindu présente, dans son écaillure, des caractères qui lui sont propres, et qui permettent de le distinguer des autres espèces décrites jusqu'ici. Il peut donc être désigné sous un nom spécifique nouveau. Je l'appellerai P. Corneti } en l'honneur de M. J. Cornet, le fondateur de la Géologie congolaise.

Localité : Kindu.

Type : Musée du Congo, à Tervueren.

Famille des SEMIONOTID/E.

Genre LEPIDOTUS L. Agassiz.

Lepidotus (?) sp. (pi. X, fig. 2).

Lepldotus (?). M. Lerichb, Sur les premiers Poissons fossiles rencontrés au Congo belge, dans le système du Lualaba. {Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des Sciences de Paris, t. CLI, p. 841.)

Une écaille (pi. X, fig. 2) trouvée à Kindu, dans un banc de calcaire blanc, ne peut être distinguée de celles des Lepidotus. Elle est épaisse et lisse. Son bord postérieur est armé de deux épines, dont Tune occupe l'angle formé par ce bord et par le bord inférieur.

Localité : Kindu.

Musée du Congo, à Tervueren.

Enfin, des écailles assez minces, lisses, isolées ou groupées, sont assez fréquentes dans les macignos de Kilindi. Elles indiquent un

(«) W. Davies, On New Species of Pholidophorus from the Purbeck Beds of Dorsetshire. (Geological Magazine, 3« décade, vol. IV, 1887, p. 337, pi. X, fig. 2-4.)

Poisson d'assez grande taille, appartenant soit à la famille des Semionotidés, soit à celle des Eugnathidés.

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