mill
Maximum. .
Donc le grand fessier, par la hauteur du milieu de sa surface, place la race blanche au premier rang, car cette hauteur est supérieure a la moyenne générale des races de 16 millimètres.
La hauteur du milieu du grand fessier des blancs l'emporte sur la moyenne des races noire (mâle) et jaune de 23 millimètres, et de 28 sur celles des femmes noires.
Les individus du sexe masculin des races noires et jaunes ont la même moyenne, mais ils diffèrent par leur maximum, qui est plus fort dans la race jaune; en revanche, le minimum de cette dernière race est plus petit que celui de toutes les autres races.
Le développement de la partie moyenne du grand fessier est surtout accusé chez les suppliciés de la race blanche. Leur moyenne en hauteur à ce niveau est de 196, maximum 198 et minimum 190 millimètres; il faut aussi remarquer l'uniformité des chiffres chez ces individus.
L'insertion fémorale du grand fessier varie peu dans les races, mais beaucoup suivant les individus. Nous nous contenterons donc de la moyenne générale. L'insertion fémorale du grand fessier descend audessous du point le plus culminant du grand trochanter, en moyenne à 155,5 millimètres, 193 au maximum et 115 au minimum. Il est vrai que pour obtenir ces chiffres, nous avons dû écarter le maximum ex-
;2i2 MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ d'aNTHROPOLOOIE
ceptionnel de 252 millimètres; en ajoutant ce nombre, la moyenne s'élève alors à 160 millimètres, le maximum serait 252, et naturellement le minimum reste le même, 115 millimètres.
L'étendue de l'insertion fémorale du grand fessier varie encore moins, même suivant les individus; c'est pourquoi nous n'inscrivons que les chiffres de la moyenne générale des races. La moyenne de ces insertions est de 63, le maximum 70, et le minimum 55 millimètres.
Il nous reste encore h, signaler Tépaisseur du grand fessier; mais, pour la raison que nous avons déjà donnée à propos des jumeaux de la jambe, nous ne pouvons transcrire que les chiffres pris sur les suppliciés de la race blanche. Chez ces individus, l'épaisseur du grand fessierest en moyenne de 57, au maximum 65 et au minimum 34 millimètres.
Sur un Caraïbe, mort presque subitement, nous avons aussi noté l'épaisseur du grand fessier, elle était de 30 millimètres.
Ces chiffres, qui expriment l'épaisseur du grand fessier humain, nous les présentons h titre de documents qui, peut-être, seront utilisf^s par de nouveaux observateurs.
En somme, le muscle grand fessier a une hauteur plus considérable dans la race blanche; cette hauteur s'abaisse beaucoup dans la race jaune ; elle est surtout peu élevée chez les femmes de la race noire. La moyenne générale des races est la plus grande pour le bord externe du grand fessier et la plus petite pour le bord interne de ce muscle.
L'épaisseur du grand fessier nous a paru beaucoup plus développée dans la race blanche.
SOLÉAIRE
Les insertions supérieures du soléaire se font : !<> sur la tète du péroné, 2^ au tiers supérieur de la face postérieure du même os; 3^ à la moitié supérieure de son bord externe.
Les insertions tibiales se font : 1" li la ligne oblique de la face postérieure du tibia; 2o à l'aponévrose du muscle poplité, 3° au bord interne du tibia.
Les fibres musculaires se terminent par un large tendon, lequel s'enchevêtre avec une aponévrose issue des jumeaux de la jambe et ainsi réunis ils forment le tendon d'Achille. Ce tendon, comme on le sait se fixe snr la partie rugeuse de la face postérieure du calcanéum.
TH. GUUDZINSKI. — VABIATIONS MUSCULAIRES DANS LES BAGES HUMAINES 213
Les variations du soléaire ne sont pas nombreuses.
Cruvelhier et d'autres anatomistes ont vu un faisceau charnu, détaché de la masse musculaire du soléaire. Ce faisceau parti de la face profonde du muscle, chemine isolément jusqu'à son insertion au calcanéum. Les anatomistes anglais Bankarb et Philips décrivent un cas analogue qui par certains détails diffère du précédent. Donc ce faisceau anormal n'est qu'une division minime de la masse charnue du soléaire et nullement analogue au plantaire grêle, comme le désire M. Testut.
La variation la plus importante du soléaire est son atrophie ou son absence totale. Ainsi M. Testut décrit un cas tout à fait simieû dans lequel l'insertion tibiale du soléaire se borne à une petite languette aponévrotique qui se fixe k la ligne oblique du tibia.
Maintenant nous allons passer en revue les détails de la conformation du soléaire.
Le soléaire de l'homme diffère de celui des autres mammifères, au moins de ceux qui par leur organisation s'approchent de lui, par son insertion à la fois au péroné et au tibia. Tandis que les autres mammifères, même les anthropoïdes ont une insertion osseuse unique sur le péroné.
Il est donc intéressant de connaître l'étendue des insertions péronéenne et tibiale du soléaire,
Dans les races humaines les insertions péronéennes occupent la partie supérieure du péroné, dans une étendue variable suivant la race et les individus.
Dans les races
Race noire
Race
Race
en général
série
^^'^nr^^
F. jaune
blanche
Moyeune . .
135 millim
Maximum.
Minimum. .
Mais si on supprime tous les minimum comme anormaux on modifie le tableau précédent en augmentant ses moyennes :
Dans les races
Race noire
Race
Race
en général
série
jaune
Mo VCD ne. .
157mill.
Maximum . .
Comme il fallait le prévoir, malgré la suppresfiion fies minimum
214 MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ D*ANTHROPOLOGIE
extrêmes, le résultat reste toujours le même; c'esth-dire, que l'insertion péronéenne du soléaire est la plus longue dans la race blanche, car elle excède la moyenne des races de 22 dans le premier tableau et 24 dans le second; la moyenne des blancs est supérieure aux nf>gres mâles do 15 millimètres et do 21 d'après le second tableau ; elle est supérieure à la moyenne de la race jaune de 38 millimètres dans le premier cas et de i3 dans le second. Enfin la moyenne des n^nmes noires est inférieun» de 10 millimètres par rapport au premier tableau et de 52 d'après le second, (^ela veut dire que les insertions péronéennes descendent plus bas dans la race blanche que dans les autres races.
Les chiffres que nous venons de citer expriment la longueur des insertions péronéennes postérieures du soléaire, car les insertions péronéennes antérieures sont loin d'avoir cette étendue : en effet, les insertions péronéennes antérieures sont en moyenne de 54 millimètres dans la race blanche, 60 dans la race noire et 50 dans la race jaune. Donc sous ce rapport la race noire tient le premier rang.
Passons maintenant à Télude des insertions tibiales du soléaire.
Ces insertions doivent être étudiées à leur partie supérieure, à leur partie inférieure et enfin dans leur étendue.
L'insertion libiale supérieure du soléaire commence en haut, audessous de la ligne articulaire du genou :
Dans les races
Race noire
Race
Race
CD général
série H .
jaune