SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE
arbres, dans les écuries et les remises. Bien que sept personnes aient été soumises pendant cinq semaines à ces piqûres incessantes, contre lesquelles la moustiquaire est inefficace, il ne s’est produit aucun cas de fièvre intermittente.
L’espèce qui nous occupe est connue de toute la région occidentale de l’Europe, depuis l’Italie jusqu’en Scandinavie. Schiner là signale en Autriche et Gimmertlial dans la région ouralienne du Volga. Gomme localité intermédiaire, je puis dire qu’elle existe également en Grimée, d’où j’en ai reçu de beaux spécimens. Elle se rencontrerait aussi aux Etats-Unis, d’après Loew, et au Canada, d’après Howard ; elle partage donc cet habitat avec A. maculipennis et probablement aussi avec d’autres espèces.
11. —Theobald a proposé récemment une classification nouvelle des Culicides, basée sur l’étude de l’écaillure (1). Les caractères qu’il invoque sont parfois un peu subtils, mais en général judicieusement choisis, en sorte que son système constitue un réel progrès sur ceux qui font précédé. Il y a lieu cependant de rejeter, pour des raisons de priorité, le nom de trois des nouveaux genres établis par le naturaliste anglais, et de les remplacer par des dénominations nouvelles (2). Je propose donc :
1° Le genre Desvoidya, en l’honneur du diptérologiste français Robineau-Desvoidy et en remplacement d'Armigeres. Theobald, nom déjà occupé (Armiger Hartmann, 1840 et 1842, Mollusque) ;
2° Le genre Mansonia, en l’honneur de Patrick Manson,et en remplacement de Panoplites Theobald (non Panoplites Gould, 1853, Oiseau)
3° Le genre Joblotia , en l’honneur du naturaliste français qui a découvert la larve des Anopheles, et en remplacement de Trichoprosopon Theobald (non Trichoprosopus Macquart, 1843, Diptère).
J’ajoute que le genre Cycloleppteron Theobald doit être évidemment corrigé en Cyclolepidopteron .
Sur quelques phénomènes de la nymphose chez la Fourmi rousse, par M. Gu. Pérez.
OEnocytes. —Wielowiejsky ale premier attiré l'attention sur l’existence, chez divers insectes, de cellules disposées par groupes mélamériques sur les flancs des segments abdominaux; à cause de la couleur jaune, rappelant celle de
(1) F. V. Theobald. The classification of Mosquitoes. Journal of tropical medicine, IV, p. 229-235, 1901.
(2) R. Blanchard. Les Moustiques : histoire naturelle et médicale , p. 149-152 (sous presse).