Observations sur quelques pages d'une Histoire de l'Eglise, relatives à la Compagnie de Saint-Sulpice
Nous donnons une seconde édition de nos Observations, ^arce que, depuis la publication duXXXVIP volume de V Histoire de l'Église, il a paru des brochures et le XL^ volume du même ouvrage, qui renferment de nouvelles et graves inexactitudes, sur lesquelles nous ne croyons pas devoir garder le silence. Nous ne nous proposons que de rétablir la vérité des faits sur plusieurs points qui ont été présentés sous un faux jour par l'historien, et nous n'avons pas l'intention de faire de la polémique ; nous ne reviendrons même plus sur ces matières , alors même que l'on écrirait encore contre Saint-Sulpice. Il n'est pas dans nos principes d'occuper le public de nous ; nous avons autre chose à faire. D'ailleurs, les tristes temps que nous traversons seraient un moment mal choisi pour nous hvrer à des controverses avec des frères, tandis que tous nos efforts doivent se diriger uniquement vers la défense de l'Église, et notre vie être consacrée à l'édification des fidèles. Si, dans cet opuscule, il est sorti de notre plume quelque expression blessante ,
nous la retirons; car il n'est nullement dans notre intention de blesser qui que ce soit. Xous ne perdrons pas de vue ce paternel avertissement que nous donne tous le Souverain Pontife dans l'Encyclique Immorile Dpi. « Dans une lutte où les plus graves intérêts sont engagés, il ne faut laisser aucune place aux dissentiments intérieurs; mais tous doivent, dans un accord unanime des esprits et des cœurs, poursuivre le but commun , qui est le bien de la religion et de la société. Donc si quelques dissentiments ont eu lieu dans le passé, il faut les oublier; si quelque témérité, si quelque injustice ont été commises, quel que soit le coupable, il faut tout réparer par la charité, tout racheter par une commune déférence envers le Saint-Siège. — Si quid igitur dissidiorum antea fuit , oportet voluntaria quadam oblivione conterere; demum si quid temere, si quid injuria actum, ad quoscumque ea culpa pertineat, compensandum est caritate mutua et praecipuo quodam omnium in Apostolicam Sedem obsequio redimendum. »