‹ Observations sur quelques types de réaction simpleChapitre 12 sur 12 · V. — Cas Mixtes et Indéterminés · texte numérisé non relu

V. — Cas Mixtes et Indéterminés

A côté des individus qui se conforment d'emblée ou arrivent au bout de peu de temps à l'un des types précédents, il en est beaucoup d'autres qui ne présentent pas de modes de réaction aussi accusés, du moins dans les limites toujours restreintes des essais entrepris avec eux, et dont le classement reste par conséquent arbitraire ou impossible.

Même chez ceux qui rentrent sans hésitation dans l'une des classes ci-dessus décrites, le type caractéristique est ordinairement loin de se manifester avec la pureté et la précision des cas que j'ai rapportés, à titre d'exemples, justement à cause de leur relief. On ne saurait s'en étonner. Il en est de la manière de réagir comme de toutes les autres fonctions psychophysiologiques, telles que la mémoire, le langage intérieur, le caractère ou le tempérament, etc. La réalité est infiniment plus complexe, plus nuancée, plus mobile et ondoyante que nos classifications rigides et simplistes. De même qu'il est rare de rencontrer un verbo-auditif tout à fait pur, et qu'à proprement parler le cas ne se présente sans doute jamais, puisque l'auditif le plus exclusif offre parfois des exceptions et devient par exemple verbo-moteur sous l'empire d'une violente émotion, verbovisuel en rêve ou à l'égard d'une langue étrangère apprise par la lecture, etc; de même chez un individu qui réagit ordinairement sous la forme sensorielle ou motrice, on peut voir dans certaines séances la différence habituelle diminuer de valeur, s'effacer complètement et même changer de signe sous l'effet de la distraction, de l'ennui, de la fatigue, ou de quelque accident mental passager pas toujours facile à découvrir.

Je laisse toutefois de côté ces altérations momentanées et superficielles des types fondamentaux, pour dire quelques motsi des cas que l'on ne sait à quelle catégorie rattacher, parce qu'au lieu de présenter un caractère uniforme ou nettement dominant, ils se rapprochent tantôt d'un type tantôt de l'autre suivant la nature du stimulus sensoriel employé ou au gré de circonstances diverses. Comme la variété de ces cas ambigus est indéfinie, je n'en rapporterai ici qu'une observation comme spécimen.

M. Ms. (Grec, de Chypre), étudiant en lettres, a fourni en deux mois plus de 2^00 réactions dont le résultat n'est point le mén)e selon qu'il s'agit de signaux auditifs, visuels ou tactiles.

Réactions visuelles. — Ici M. Ms. appartient franchement au type sensoriel visuomoteur, car toutes les séries comparatives, au nombre de 18, ont donné une différence S — M nettement négative, oscillant entre — 10 et — 62,5 (en moyenne — 34,1 ; voir tableau IX.), et c'est sous

TABr.KAU IX. — M. Ms. (Grec

, de Chypre).

REACTIONS VISUELLES (Type sensoriel visuomotei

(18 séries comparatives)

ir.)

ATTENTION

VM

vtn

Sensorielle

Molrice

- 84.1 (vm: 11.9) |

forme visuelle que le mouvement est conçu dans l'attention motrice. — Attention sensorielle. M. Ms. ne pense pas du tout à son bras, mais fixe la pointe de Taiguille, qu'il aperçoit très distinctement et qu*il suit dans ses évolutions sur le cadran ; la réaction lui paraît presque toujours volontaire et ne tend guère à l'automatisme, mais il a l'impression de l'exécuter facilement, rapidement, avec légèreté et plaisir. — Attention motrice. Jamais aucune trace de sensations kinesthésiques préalables (bien que l'index soit ordinairement un peu plus fléchi que dans l'attention sensorielle et présente parfois un léger tremblement) ; au lieu de regarder et de suivre la pointe de l'aiguille, il fixe d'une façon permanente la région la plus inférieure du cadran (le numéro 50) de manière à apercevoir en même temps sa main assez distinctement à la vision indirecte ; la pointe de l'aiguille est ainsi vue avec une netteté fort variable selon qu'elle se trouve dans une position plus ou moins éloignée du bas du cadran. À l'instant de la réaction, qui est toujours complètement volontaire, la main et le bras de M. Ms. lui semblent lourds, fatieués, et il éprouve souvent comme un courant ou une lancée partant de 1 extrémité de l'index et remontant dans l'avant-bras, parfois jusqu'au coude.

RÉACTIONS TACTILES. — Il est ici plus difficile de juger du type de M. Ms. Subjectivement, les deux modes de réaction sont également volontaires et aisés, et il n*y a qu'une différence d^image visuelle entre Tattention sensorielle, où M. Ms. se représente Textrémité du marteau de Verdin et la région de Tavant-bras qui va être frappée, — et Tattention motrice où a cette représentation vient s'ajouter et parfois se substituer l'image visuelle du manipulateur et du doigt chargé de réagir (il ne s'y joint jamais de sensations kinesthésiques, et la position du doigt ne subit aucune modification appréciable en passant d'un genre d'attention à l'autre). Objectivement* sur dix séries comparatives (soit environ 140 réactions de chaaue espèce, d'une durée moyenne de 263,2 pour les sensorielles et 248,6 pour les motrices), cinq ont fourni une différence S — M négative ou nulle ( — 16,3 en moyenne), et les cinq autres, entremêlées avec les premières, une dififérence positive très accusée (+45,6 en moyenne), en sorte que la moyenne totale (+ 14,6) trahit une plus grande rapidité dans l'attention visuomotrice que dans l'attention sensorielle, c'est-à-dire une tendance vers le type de Lange, en dépit de la nature purement visuelle et pas du tout kinesthésique de la représentation du mouvement.

RÉACTIONS AUDITIVES. — Bien que M. Ms. ait fourni plus de douze cents réactions auditives, toutes recueillies sous forme de séries comparatives destinées à mettre en lumière l'effet de la direction de l'attention, il a été impossible de le faire rentrer dans une catégorie définie, parce que les résultats diffèrent trop suivant les jours et les séries. Dans certaines séances, il semble appartenir au type moteur : son attention au mouvement consiste en sensations kinesihésiques préalables dans l'index et le bras, sans image visuelle, et engendre un raccourcissement de la réaction allant jusqu'à 80 o. Dans d'autres séances au contraire, il ne sait plus réaliser cette préparation musculaire efficace, et alors il arrive que tantôt l'attention au mouvement consiste dans la représentation exclusivement visuelle de la main et de l'index, auquel cas les réactions motrices ne diffèrent pas notablement des réactions sensorielles et sont plutôt plus lentes; tantôt la tentative d'effectuer la préparation musculaire préalable engendre bien des sensations kinesthétiques, mais la réaction se trouve ralentie de 60 o en moyenne.

Il semblerait donc que M. Ms. se rapproche à tour de rôle du type de Lange et du type sensoriel visuo ou kinésomoteur. Mais un fait qui prime tous les autres dans ses réactions à l'ouïe, c'est leur extraordinaire lenteur. M. Ms. en a fourni 76 groupes (soit 1270 réactions en tout) donnant comme moyenne générale une durée de 309 a, donc une fois et demie plus élevée que la moyenne de ses réactions visuelles. Dans ces 76 groupes, il s'en trouve 28 où la moyenne dépasse un tiers de seconde et atteint même parfois jusqu'à une demi-seconde ; et seulement 8 où elle tombe au-dessous de Vj de seconde. Pour ces 8 groupes privilégiés (dont 6 appartiennent à l'attention sensorielle et 2 à Tattention visuo-motrice), la moyenne est encore de 180o, soit aussi élevée que celle des réactions sensorielles à la vue. Une lenteur aussi excessive, jointe à des écarts énormes d'une réaction à l'autre (il y a des groupes dont la variation moyenne va jusqu'à 100 et même au delà), est l'indice d'un état interne

très particulier, que M. Ms. décrit fort bien, consistant en une distraction profonde et sans cesse renaissante. Toute idée qui vient à jaillir dans la conscience du sujet, absorbe sa pensée pendant quelque temps; il ne peut s'empêcher de la suivre, de Tenvisager sous ses diverses faces, d'assister au développement des associations qu'elle éveille, et le signal auditif arrivant sur ces entrefaites ne réussit qu'à grand peine à attirer l'attention et à provoquer le mouvement de réaction toujours volontaire. M. Ms., en résumé, rentrerait de plein droit dans ces cas, cités par Lange, où l'incapacité de toute concentration mentale dans une direction déterminée ne permet aucune conclusion précise.

Il est à noter toutefois que cet état de dispersion mentale s'attaque spécialement aux réactions auditives de M. Ms., et dans une mesure beaucoup moindre à ses réactions tactiles, mais n'affecte pas du tout ses réactions à la vue, qui sont aussi rapides et régulières que chez la plu-

f»art des gens. On pourrait supposer aue le fait d'avoir les yeux fermés àvorise la distraction intérieure dans les deux premiers genres de réactions, mais quelques séries entreprises avec les yeux ouverts n'ont pas donné de meilleurs résultats. De plus, M. Ms. est un esprit trop réfléchi et pénétrant pour être taxé de distraction d'une manière générale ; tout ce qu'on peut dire en somme, c'est que les signaux auditifs et tactiles, dans leur monotonie, n'ont pas assez de prise sur lui, et ne lui otfrent pas un intérêt assez puissant pour rompre le cours de ses pensées ; tandis que l'aiguille du chronomètre, par ses perpétuels changements de position, réussit mieux à fixer son attention.

Langage intérieur. — M. Ms. n'est pas du tout auditif, mais il est à la fois verbo-visuel et verbo-moteur. Sa pensée s'écrit presque continuellement devant son regard mental, soit en grec soit en français suivant les cas. et toujours de son écriture (sauf lorsqu'il s'agit d'un texte qui a frappé ses yeux et que sa mémoire reproduit alors avec les caractères graphiques originaux), et en même temps il a le sentiment delà prononcer mentalement.

S'il fallait à tout prix classer M. Ms., je le mettrais dans le type sensoriel visuonioteur, auquel il se rattache sans hésitation par ses réactions à la vue, et je ferais abstraction complète de ses réactions à l'ouïe et au tact sous prétexte que la distraction y intervient comme cause perturbatrice puissante. Mais j'avoue que ce prétexte ne me satisfait qu'à demi, et ne me paraît bon qu'à dissimuler, jusqu'à plus ample informé, la réelle complexité du cas.

Cet exemple suffit à montrer à quelles difficultés on se heurte souvent dans la détermination du type de réaction d'un individu donné, et l'on ne doit pas s'étonner si, lorsqu'on n'a pas le temps de pousser extrêmement loin les expériences de réaction avec chaque personne, la classe des cas mixtes et indéterminés se trouve être de beaucoup la plus nombreuse.

Après avoir passé en revue ces principaux types de réaction, il resterait à examiner s'ils sont en relation constante avec d'autres modalités psychologiques.

En publiant en 1892 le cas de M. Y. rappelé plus haut, je m'étais demandé, laissant à l'avenir le soin de résoudre la question, si sa manière de réagir contraire à la loi de Lange n'était qu'une singularité individuelle, ou si elle constituait un fait général « dans le type visuel d'imagination ». J'aurais dû spécifier expressément (bien que cela ressortît du contexte, comme l'a justement relevé M. Baldwin) que par ces derniers mots j'entendais^ non point l'imagination visuelle au sens spécial que ce terme prend dans les discussions sur l'aphasie et les formes du langage intérieur, c'est-à-dire le verbo-visuélisme, mais l'imagination visuelle en général, c'est-à-dire la tendance instinctive à tout concevoir sous forme visuelle et spatiale, depuis les choses qui réclament naturellement ce mode de représentation, telles que les scènes et objets matériels, jusqu'à celles qui nes'y prêtent qu'indirectement ou métaphoriquement à la faveur de diagrammes, symboles, etc. Ces deux sortes de visualisation sont loin d'aller de pair ; il existe bien plutôt entre elles un certain antagonisme puisque l'une, le verbo-visuélisme, représente une des variétés de la mémoire des mots, qui est en quelque sorte l'antipode de l'autre, c'est-à-dire de la mémoire des choses. Quoiqu'il en soit, sans être encore en mesure de trancher définitivement la question soulevée il y a quatre ans, j'incline aujourd'hui vers la première alternative et suis porté à voir dans le mode de réaction de M. Y. une particularité tenant au fait spécial qu'il se représentait son mouvement sous forme visuelle, plutôt qu'une conséquence nécessaire de son imagination visuelle générale. Car si j'en juge par quelques observations encore incomplètes, il existe des individus excellents imago-visuels et possesseurs de schèmes et diagrammes bien caracténsés, qui n'en conçoivent pas moins leur mouvement de réaction sous forme kinesthésique et réagissent selon la loi de Lange. En d'autres termes, ce sont trois choses tout à fait distinctes et sans connexité nécessaire entre elles, que de posséder

une excellente imagination ou mémoire visuelle pour les choses (et même les textes écrits), d'appartenir au verbo-visuélisme au point de vue du langage intérieur, et d'être visuo-moteur dans les expériences de réaction ; ce dernier caractère seul, qui d'ailleurs n'est point incompatible avec chacun des deux premiers, me paraît suffisant (mais non indispensable) pour exclure un individu du type de Lange et le faire rentrer dans le type sensoriel.

Quant à l'hypothèse de M. Baldwin. qui rapproche plus spécialement les variétés de la réaction de celles du langage intérieur, elle est certainement fort attrayante, et il est à espérer que des statistiques un peu étendues, où l'on aura soigneusement noté le type de réaction et la « formule endophasique* » d'un grand nombre de personnes, viendront sans trop tarder nous montrer ce qui en est à cet égard. Les quelques observations que j'ai recueillies ne me permettent pas de me prononcer catégoriquement sur ce point, parce que d'un côté la nature des images verbales est, chez beaucoup de gens, tellement imprécise ou changeante qu'il ne m'est pas toujours arrivé de pouvoir la déterminer avec une certitude suffisante pour juger si la forme de réaction lui était conforme ou non, et que d'un autre côté les cas oîi je crois y être pai-venu sont loin de briller par l'unanimité de leurs dépositions.

Il ne manque assurément pas d'exemples très nets parlant en faveur de l'idée de M. Baldwin. Le lecteur n'a qu'à se reporter aux cas que j'ai cités plus haut pour constater de frappantes analogies entre le procédé instinctif de réaction et Tendophasie. M"* M. par exemple (p. 13), qui est du type de Lange le plus pur, est presque exclusivement verbo-motrice d'articulation. M. B. (p. 15) appartenant au type moteur forcé, est un auditivomoteur beaucoup plus moteur qu'auditif. M. E., qui m'a fourni l'exemple le plus net de la réaction centrale, est aussi auditivomoteur et les deux sortes d'images semblent jouer dans sa parole intérieure un rôle d'une importance à peu près égale. M"» C, dont la réaction sensorielle est caractéristique, relève essentiellement du type auditif et ne devient verbo-motrice qu'exceptionnellement. Enfin— et ceci n'est pas une des confirmations les moins curieuses de l'hypothèse de M. Baldwin lorsqu'on

* ËxpressioD du D»" Saint-Paul, Essais sttr le langage intérieury Paris et Lvon 1893.

songe au peu de fréquence du verbo-visuélisme véritable -— M. Ms., un des très rares sujets vraiment verbo-visuels que j'ai rencontrés et le seul d'entre eux qui m'ait fourni un nombre un peu considérable de réactions, se trouve précisément réaliser une des conséquences prévues de la théorie: au rebours de ce qui est la règle commune, ses réactions à la vue sont notablement plus rapides (même dans l'attention motrice qui leur est le plus défavorable) que ses réactions au tact et surtout à l'ouïe.

Je pourrais citer encore bien des cas d'accoid avec la thèse de M. Baldwin. Mais d'autre part, et c'est ce qui m'empêche de m'y rallier sans arrière-pensée pour le moment, je dois à la vérité de dire que j'y ai rencontré de nombreuses exceptions. Sans entrer dans le détail et en m'en tenant à deux remarques tout à fait générales, pourquoi les auditivo-moteuri^, qui fourmillent, ne sont-ils pas plus souvent du type central ; et comment se fait-il que les auditifs purs ou à peu près, qui sont également assez abondants, ne fournissent pas un plus fort contingent au type sensoriel de réaction ?

Ces objections ne sont peut-être pas insurmontables, mais à la condition de prendre la théorie de M. Baldwin dans un sens très large et de renoncer à un parallélisme étroit entre l'imagination verbale et la forme de réaction, pour ne plus considérer que la tendance générale de l'individu à employer de préférence des images motrices ou des images sensorielles. C'est bien aussi, si je ne me trompe, la pensée actuelle de M. Baldwin. Mais il faut alors faire son deuil d'une des conséquences pratiques les plus séduisantes de l'hypothèse primitive, je veux parler de l'espoir un instant entrevu d'une commode simplification dans les procédés de détermination du type endophasique et du type réactif, qui se seraient prêté un mutuel appui, chacun pouvant servir à diagnostiquer l'autre, dans le cas d'une correspondance exacte entre eux. Mais il ne semble pas que la nature ait eu grand souci de la commodité des psychologues en élaborant la mixture compliquée que nous sommes, et il est à craindre que de longtemps encore on ne puisse se dispenser, par le simple usage du chronoscope, de recourir aux moyens, malheureusement plus nombreux que décisifs, par lesquels on en est actuellement réduit à sonder l'imagination verbale. Le fait, par exemple, qu'un individu réagit suivant le type de Lange, tout en constituant une présomption en faveur de la nature motrice de son

eudophasie, ue mepai'aît point en être une preuve irréfragable, et surtout n'autorise aucune conclusion sur le rôle plus ou moins marqué que les images auditives ou visuelles peuvent également jouer dans son langage intérieur.

Qu'il' me soit permis en terminant d'exprimer une idée qui m'est plus d'une fois venue au cours de ces redierebes. C'est que le type de réaction n'est probablement pas sans relation avec les caractères anthropologiques ou ethnographiques. 11 est de fait que tous les étudiants allemands et russes auxquels j'ai eu alfaire se conformaient plus ou moins nettement à la loi de Lange, tandis que les cas contraires se sont rencontrés parmi les sujets de nationalités plus méridionales (France, Serbie, Boumanie, Grèce). La plupart des Genevois sur qui j'ai eu l'occasion d'expérimenter appartiennent aussi au type moteur, bien que le sang du Refuge qui coule généralement dans leurs veines leur assigne une origine plutôt française ou italienne ; mais resterait à savoir si le triage opéré par la Réforme dans ces pays n'avait pas lui-même pour base psycho-physiologique quelques secrètes différences de race. Il serait sans doute prématuré, sur d'aussi vagues présomptions et en l'absence de documents statistiques précis, d'admettre qu'ily ait quelque connexion entre l'indice céphalique d'un individu, la couleur de ses yeux et de ses cheveux, son origine celtique ou germanique, d'une part, et d'autre part ses affinités religieuses et son type de réaction. Mais cela n'aurait rien d'étonnant. Il faut bien d'ailleurs que l'imagination prenne quelques ébats pendant que le mécanisme intellectuel se divertit à calculer des moyennes.

Page 1