‹ Observations sur quelques-uns des mineraux, soit de l'ile de Ceylan, soit de la cote de CoromandelChapitre 1 sur 2 · RAPPORTÉS PAR M. LESCHENAULT DE LATOUR · texte numérisé non relu

RAPPORTÉS PAR M. LESCHENAULT DE LATOUR

A LONDRES , chez Dulau et , Soho Square,

( 9 ) ^ lion minëraîogiqiie particulière du Roi possède, dans le mica,

une suite d'ëtude qui présente cette substance extrêmement intéressante, sous un grand nombre de rapports qui sont trèspeu connus. Cette suite, que je crois unique, mérite d'être consultée, pour prendre une idée complète de la substance à laquelle elle appartient. Le directeur de la collection , dont le plus grand désir est de pouvoir être utile, éprouvera toujours un plaisir mêlé de jouissance, d'en communiquer les détails à tous les minéralogistes qui pourroient le désirer, ainsi que ce qui a rapport aux différents objets qui appartiennent à cettejpré-

CieUSe collection. cinquième gan-

ry . . • Tr 1 • guedu spinelle

luette cuiquieme gangue est tres-particuliere : c est une gn^a- de ceyUn. sole {^) mélangée de parties d'un blanc un peu grisâtre, de

de Candi, et dans laquelle il dit aussi avoir observé des cristaux de ceylanite» qu'il paroît considérer comme étant une substance différente de celle du spinelle. J'ignore quelles sont les raisons sur lesquelles il établit cette différence , à moins que ce ne soit sur le fer qui y est , il est vrai , contenu en plus grande quantité; mais ce métal , qui varie dans les diverses analyses qui ont été faites du spinelle, paroît être étranger aux principes constituants de celte substance j je le crois donc simplement interposé dans la ceylanite.

M. Davy dit aussi avoir observé la variété du grenat , qu'il désigne sous le nom de cinnamonstone , essonile de M. Tabbé Haiiy, renfermée dans celle même roche. D'après la description qu'il en donne, il me paroit probable que, trompé par l'aspect que présente ce beau mica en masse lamellaire, il l'aura pris pour appartenir au cinnamonstone , dont je n'ai aperçu aucune trace dans les différentes gangues du spinelle qui appartiennent à la dolomie. J'avoue que 1 aspect offert par ce uilv-o. oot t«-ôo pr/^pr«» à tminppr l'nbsfirvatpur , tjui pourroit ne pas l'avoir encore rencontré.

(*) Il y a long-temps, que ne pouvant donner à la base de l'opale un nom qui est spécialement attribué à une de ses variétés par altération , je lui ai donné celui de girasole, auquel je [ne tiens nullement , pourvu qu'on lui en donne un

quelques parties d'un vert jaunâtre, et d'autres parties à l'e'tt de girasole jaspe, à raison de l'iiydro-oxyde de fer qui y est interpose. Le morceau place dans la collection a, adhérant à lui, une petite partie à l'e'tat terreux , et me'Iange'e d'une trèsgrande quantité' de mica brun, dont on voit aussi quelques petites paillettes interposées dans la substance même de la girasole. Cette gangue renferme, dans l'intérieur de sa substance, un très-grand nombre de petits cristaux de spinelle, d'un bleu pâle , parmi lesquels cependant on en observe quelques-uns dont la couleur bleue est si fonce'e, qu'ils paraissent noirs. Cette roche n'a pas e'te' trouvée en place par M. Leschenault, mais sur le bord d'une rivière, à 7 milles au nord-est de Candi, sur la route de la province de Fassagram, où elle e'toit en masses isolées.

Sixième gangue {Jnc gangue plus particulière encore du spinelle de Cevlan ,

du spinelle de OOrr r J '

Ceyian. est uuc roclic d'uu aspcct granitique, dans laquelle le molybdène , en petites lames minces, remplace le mica. Cette roche est compose'e principalement de feldspath transparent granulaire , et de petites lames de molybdène. On y observe , en outre , quelques petites paillettes de mica brun , qui y sont disse'mine'es en petite quantité, et un assez grand nombre de cristaux de spinelle, d'un rouge très-pâle. Cette roche a été trouvée, par M. Leschenault, à 7 milles au. nord-est de Candi, dans le même canton que la précédente, et étant en masses isolées sur le bord de la même rivière.

autre que celui qui , ainsi que je viens de le dire, est attriljué à une des altérations de la base à laquelle elle appartient , et ne peut être attribué à la substance même dans son état non altéré.

Je crois devoir joindre aux descriptions des gangues du spinelle que je viens de donner, celle d'une septième gangue, qui est la seconde de celles que j'ai de'crites dans le Me'moire sur le corundum, imprime, en 1802, dans les Transactions philosophiques de la Société royale de Londres.

Cette gangue, est, en plus grande partie, composée d'unfelds- ^g'^^f^'j^pi^f^",'^ path transparent ou adulaire, pur dans une de ses parties, et deCcyian. dans l'autre mélange' de parties plus ou moins grandes de pyrite magne'tique, et de quelque peu de chaux carbonatëe. Quelques petits cristaux de spinelle y sont dissémines, mais en moindre quantité que dans l'autre gangue, citée dans le même Mémoire. En parcourant cette description, telle que je l'ai donnée alors, on s'apercevra que, tout en décrivant la pyrite magnétique de manière à la faire reconnoître à Finstant, je ne m'étois pas expliqué à son égard. La raison en est que je ne connoissois pas alors cette espèce de pyrite, que je n'avois pas encore été à même d'étudier. Ce n'est pas la seule connoissance que j'aie acquise depuis lors, et que j'acquerrai sans doute encore, jusqu'à l'époque à laquelle on est forcé de les quitter toutes.

Voilà donc, pour le moment, sept gangues différentes reconnues pour le spinelle du Ceylan. Les trois premières, quoique présentant des différences essentielles entre elles ^ ont une telle analogie, qu'on peutles considérer comme n'étant que de simples variétés de la même roche, prises, soit à différents points, soit à différentes distances l'une de l'autre {*y,ï\ n'en est pas de même

(*) La présence de la dolomie au pied des montagnes les plus élevées des environs de Candi; qui appartiennent à la fornxation du gneiss, avoit été

des quatre autres, qui sont en réalite de nature différente. Elles existent toutes dans le voisinage, ou à peu de distance de Candi. C'est un premier aperçu , bien propre à engager à des recherches ultérieures, qui pourroient offrir, soit les mêmes gangues, mais beaucoup plus riches, soit d'autres gangues nouvelles, et qui présenteroient à ceux qui enentreprendroientla recherche, un double intérêt, celui de la science, et celui de l'utilité j car qui peut prévoir d'avance quel pourroit en être le résultat.

Il ne seroit nullement étonnant, cependant, que ces recherches ne répondissent pas complètement à tout l'espoir que l'on pourroit établir sur elles, et que les cristaux de saphir, rubis orientaux, spin-elles, etc., que renferment les sables de quelques-unes des rivières de cette île, fussent en plus grande parlie le produit d'une destruction complète de la roche qui les renfermoitj ainsi qu'il paroîtroit assez probable d'attribuer cette origine à ces mêmes cristaux renfermés , en plus grande abondance encore, et principalement le spinellc;, dans plusieurs rivières du Pégu et du royaume d'Ava.

parfaitement observée par M. Davy , et je crois devoir placer ici ce qu'il dit à cet égard :

« Les seules parties de l'île dans lesquelles j'aie trouvé la dolomie , sont , soit » la province de Matele , située entre Candi et Trincomale , soit les environs » de Hangeran Kelty , à quelques milles de Candi. Dans la province de Ma- « tele , elle paroît former la roche dominante. Près de Hangeran Ketty , elle » n'y constitue qu'une seule colline. Je l'ai trouvée en outre formant quel-

)> quefois des vv^;..»- j„„- i i-. . c-q.^^o, w-csi ainsi que je l'ai observée

» dans les provinces de Saffagram et de Doomberawa, ainsi que dans le voisi- » nage immédiat de Candi. Les collines que j'ai pu reconnoître en être for-- » mées, sont basses , escarpées , et approchent de la forme coniquco .

Ces destructions, qui sont si fortement indiquées, dans di- j^p^^f "^ut"

-1 i -1 • 'UT orientaux , spi-

verses circonstances, par un grand nombre de vraiseniDlances, neiies , eic. , et

, , . T .V • j de (tilférenles

soit de roches , soit de montagnes entières ou partie de mon- substances au-

, 1 -, . . , , , 1 jourd'hui hors

tagnes, et dont les produits ont ensuite ete transportes par les de place paria

, 1 • «v '11 • • 171 * 1 destruction des

eaux, dans les rivières qui les charrient aujourd hui avec leurs roches qui le»

11 1 . T • A r ' ^ renlermaient.

sables; ces destructions, dis-je, ont peut-être ete plus communes qu'on ne le pense. Ainsi que je viens de le dire, elles paroissent, dans nombre de circonstances, être indiquées d'une manière frappante. Telle, par exemple, paroît être l'origine de cette quantité' si considérable de cristaux de topase, qu'on rencontre au Brésil, casses, mais non roules, visiblement hors de place , ainsi que toutes les autres substances qui les accompagnent, et accumules dans des couches et des roches d'origine récente. Cette opinion se fait presque forcement adopter, lorsqu'on jette un coup d'oeil sur l'exploitation de ces topases, à Capon, près de Villa-Rica , au Brésil, citée par M. John Mav^^e, dans son voyage dans l'intérieur de ce pays. Les morceaux, provenant de l'exploitation de ces de'pôts , cjui sont places dans la collection mine'ralogique particulière du roi, viennent, en outre, fortement à son appui. Tel est un assez grand cristal de roche, sans aucune trace de frottement, sur la surface duquel est incrusté, assez profondément, un grand cristal de topase parfaitement conservé,, cassé à l'une de ses extrémités, l'autre étant terminée par sa pyramide; une aiguille moins grande, et de même parfaitement intacte, de cristal de roche, de la base de laquelle s'élcvo, dans son intérieur, des cristaux allongés de titane oxydé, ayant conservé leur belle couleur rouge, à leur extrémité supérieure, qui est terminée par une pyramide; un £i agmenl,,non roulé, de quartz, sur la surface duquel estincrusté^

un rhomboïde, casse aussi, de fer carbonate'; un groupe de fort grands cristaux de fer oligiste; des cristaux parfaits de ce même fer, renfermes dans un fragment de quartz; le même fer oligiste, sur la surface duquel sont incrustées de petites paillettes d'or, etc., etc. Si l'on ajoute que l'or, qui a été' extrait en si grande abondance dans ce même canton , ou du moins dans sa proximité, et que l'on en extrait encore aujourd'hui, se montre dans des couches d'aliuvion, composées de graviers et de cailloux roulés, placés directement sur une roche primitive granitpïde, qui est celle dominante du. district de cette exploitation, on sera porté naturellement à en conclure qu'une étendue, plus ou moins considérable, de montagnes renfermant un ou plusieurs filons métalliques, a été détruite, et ses produits transportés sur les terrains environnants, encore alors recouverts par les eaux.

Cependant, l'emplacement connu aujourd'hui de ces différentes gangues du spinelle, qui peut-être peut conduire un jour à découvrir celles des rubis orientaux, saphirs, etc., a toujours un grand avantage, qui est celui de pouvoir indiquer la nature des roches propres à inviter les recherches, ainsi que les rivières ou parties de rivières , dans lesquelles l'espoir de rencontrer ces substances peut être le mieux fondé, i'iombagine; Une autrc substance, extrêmement intéressante aussi par sa grande utilité, et qui a été trouvée p^r M. Leschenault , à trois ou quatre lieues de Colombo , est la plombagine- Le morceau qui on. oct pln/^o Ar,^n In û^ii««tiv^Lji du roI , ct qui a été trouvé hors de place, est composé de grands fragments de plombagine, d'une texture feuilletée, dont quelques-uns des feuillets ont jusqu'à une hgne et demie d'épaisseur; sa texture est gra-

nulaire, et très-lâche. Cette plombagine est très-tenclrej elle Test même trop pour être taillée en crayons. Elle est renfermée dans une masse terreuse argilo-martiale, dont la couleur est en partie d'un jaune citron, et en partie d'un jaune orange, et qui ellemême renferme un très-grand nombre de parties de plombagine

Nous ne connaissions encore cette belle variété du feldspath , '''"g'Qgyi^n""® connue sous le nom de pierre de lune de Ceylan, et dont jusqu'ici les moindres pierres taillées ont e'te' d'un prix assez considérable, que par de petits fragments trouves dans les sables

(*) M. Davy cite la plombagine comme ëtant assez communément disséminée en petites lames dans le gneiss, et ne cite nullement le molybdène comme faisant nombre parmi les minerais observés jusqu'ici dans l'île de Ceylan. Ce savant n'aurait-il pas été induit en erreur, en rapportant à la plombagine une substance qui , du moins dans nombre de roches de Ceylan , appartient au molybdène? Que la plombagine existe dans cette île , cela est sans aucun doute, et le morceau que je viens de décrire en fait fol ; mais je ne crois pas qu'elle y soit aussi commune que le fait entendre M. Davy. En outre de la roche trèsintéressante que j'ai citée comme étant une des gangues du spinelle, et qui renferme du molybdène , j'en citerai trois autres , toutes trois rapportées par M. Leschenanlt , et venant des environs de Candi. L'une d'elles est un quartz appartenant à la variété désignée sous le nom de quartz gras, dans lequel le molybdène est disséminé en petites parties très-écartées les unes des autres , et forme en outre des amas particuliers , dans lesquels elle a une texture colonnaire mince , ressemblant à celle qui appartient à l'orthite. Une autre est une roche granulaire , composée de grains de feldspath jaunâtre , et de grains de quartz qui y sont beaucoup moins abondants : le molybdène y est disséminé. La troisième est un feldspath granulaire , qui , en outre , a quelque chose de la texture fibreuse ; il renferme de gros noyaux , de forme arrondie , de grenat décomposé : le molybdène y est de même disséminé.

de Ceylau ; et c'est dans une masse de ces mêmes sables, apportes en Europe, que j'avois trouve moi-même, il y a plusieurs années, ceux qui existoient dans la collection du Pioi. M. IjCschetiault a rapporte' cette belle substance en assez grands morceaux, provenant de grandes masses qu'il a trouvées à quelques lieues de Candi , mais malheureusement hors de place. Les fragments qu'il en a rapportes offrent ce feldspath,soit pur,soit adhérant à la roche qui le renferme. Cette roche est par ellemême intéressante : c'est un feldspath graphique, d'un blanc grisâtre, en partie lamellaire, et en partie granulaire, et qui, dans un grand nouibre de ses parties , a e'prouve' un mouvement de décomposition. Quelques petites paillettes, très-atténuées, d'un mica vert-brun, sont disséminées dans sa substance^ mais en très-petite quantité. Le quartz qui le constitue à l'état graphique est grisâtre. Il paraît que la pierre de lune forme, dans cette roche, de simples parties isolées, plus ou moins grandes. Parmi les morceaux de cette roche , rapportés par M. Leschenault ^ il en est de très-particuliers, dans lesquels elle s'est cassée suivant le sens de la longueur des parties de quartz qui y sont renfermées, et qui, quoique ayant très-peu d'épaisseur, ont jusqu'à plusieurs pouces de longueur ; ils sont parallèles entre eux , ce qui donne à leur texture un aspect ligneux; cet aspect est même quelquefois rendu d'autant plus séduisant, que ces morceaux contiennent souvent des noyaux de feldspath lamellaire purs, qui ont forcé celui qui les entoure et est à l'état granulaire, ainsi qu.o 1p« parties de auartz . de sp plî^»»^ po«i les envelopper; de sorte que ces noyaux ressemblent assez bien à des nœuds appartenant au bois. Quelques parties de cette roche sont salies j)ar im oxyde jaunâtre de fer, soit dues à une infiltration, soit

dues à la décomposition des petites parties du mica , déjà trèsattenue'es ; ce qui seroit assez vraisemblable.

Le feldspath pierre de lune, renferme' dans cette roche, est d'un blanc légèrement grisâtre, lamellaire à grandes lames, et d'une assez belle transparence. Les petites masses qui lui appartiennent, ont souvent une épaisseur de plusieurs pouces j elles réfléchissent un blanc éclatant un peu bleuâtre : cette lueur, que le mouvement fait vaciller sur leur surface , y fait un effet très-agréable. J'ai pu placer, dans la collection de sa Majesté, les variétés suivantes :

L'une d'elle est à très-erandes lames; elle est parfaitement Vaiiéiesdcu

^ . pierre de Lune

pure et du plus bel effet. Ce morceau est d'environ deux pouces de Ce)i»n. en carré, sur un pouce et demi d'épaisseur.

Dans une autre de ces variétés, la pierre de lune, ne jouissant pas de la demi-transparence de la variété précédentie, h raison d'une altération qui tend à la faire passer à l'état de kaolin , n'en réfléchit pas moins, et même très- fortement , un blanc nacré. Ce morceau , qui a environ deux pouces et demi en carré, sur un pouce d'épaisseur, appartient au feldspath graphique, étant mélangé en parties à peu près égales, pour le nombre comme pour les dimensions, de cristaux informes, d'un quartz un peu jaunâtre. Cette pierre est de l'effet le plus agréable.

Une troisième variété, qui de même est graphique, a éprouvé dans ses parties feldspathiques , une altération plus forte, et par conséquent un passage plus avancé vers l'état de kaolin ; elle n'en réfléclât pac moins à sa surface la lueur d'un blanc nacré. Il y a d'autres variétés, parmi celles rapportées par M. Leschenault, dont le passage à l'état de kaolin est encore plus avancé, et qui n'en laissent pas moins apercevoir la réflexion nacrée,

qui est seulement un peu afïbiblle. Ce qui sembleroit annoncer que, dans cette alte'ration, la perte que chacune des mole'cules intégrantes du feldspath éprouve, se fait sans qu'il y ait lieu à aucun de'placement dans l'arrangement de ces mole'cules entre elles; de sorte que la surface du morceau qui l'a éprouve' reste la même. Les mole'cules y e'tant coordonne'es entre elles de la même manière, le mode de réflexion de cette surface, doit rester le même aussi, à l'affoiblissement près, dù k la perte d'une partie de la lumière, absorbée dans les vides laissés par la substance qui s'est dégagée, et par la pénétration moins profonde de ces mêmes rayons dans l'intérieur de la substance.

Je terminerai cette description des variétés de la pierre de lune de Ceylan, par celle d'une autre variété, dont j'ai trouvé dans les sables de cette île un petit fragment, et dont je ne connois encore que ce seul échantillon, qui est placé dans la collection du roi. Cette variété a une texture lamellaire, plus serrée qu'aucune de celles précédentes. Sa couleur est d'un gris légèrement jaunâtre, sa réflexion est absolument semblable à celle de la nacre de perle un peu épaisse, et occupe, d'une manière uniforme, toute l'étendue de la surface chatoyante: au premier coup d'oeil, ce petit morceau a toujours été pris pour appartenir à la nacre de perle même. Un autre fragment, placé aussi dans la collection du roi, et que j'ai trouvé de même dans les sables de Ceylan, et dont la substance est très-pure et d'un trèsbeau blanc, réfléchit sur ses deux surfaces opposées chatoyantes , Gt r>ela de même d'une manière nnifV->i^«ac. , un blanc argentin extrêmement brillant, et dont le lustre est métallique. Abondance du La chaînc des montagnes élevées qui avoisinent Candi, et

feldspath dans • ' 1 r • i • a

îes montagnes que uous avons dit appartenir a la lormation du gneiss, paro^it

élevées des en\i. '■ runsde Candi.

être exlrémement riche en feldspath, qui, à en juger d'après la collection des roches apportées par M. Leschenault , doit s'y montrer fréquemment en couches parfaitement homogènes et très-epaisses , et offrir en même temps toutes les variétés connues de celle substance. M. Davy dit avoir observe la variété de Labrador, dans un granit graphique à Trincomale. Le même sable de Ceylan, dans lequel j'ai trouvé les deux variétés de pierres de lune dont je viens de parler, m'a offert un petit fragment de ce Labrador, réfléchissant une belle couleur bleue. Combien ne serait donc pas intéressante l'étude minéralogique de l'intérieur de cette chaîne, faite avec un peu de suite et de soins, et combien le minéralogiste qui l'entreprendrait, n'en seroit-il pas très-probablement dédommagé par les jouissances que cette étude lui procureroit !

Parmi le grand nombre de fort belles variétés de feldspath qu'a rapportées avec lui M. Leschenault, je citerai surtout un grand nombre de variétés graphiques. La collection du roi en possède un fragment considérable, d'un fort grand cristal, qui conserve encore la plupart de ses faces cristallines, et dont toute la substance est à l'état graphique, à grands cristaux informes de quartz, qui n'ont pas plus géné la cristallisation du feldspath, que la chlorite ne le fait à l'égard de l'axinite verte, et les grains de sable quartzeux à l'égard de la chaux carbonatée en rhomboïde muriatique des grès de Fontainebleau. On sait que le feldspath graphique se montre de même , en cristaux énormes et d'un très-beau mk.x%, o« q^KûVîû T,*. fol/lcpatli v^rt, dit pierre des Amazones, se montre de même à Ceylan.

Une variété, qui appartient encore à Ceylan, qui est extrê- Mica graphi, memeni belle, et vient de même des environs de Candi, est ua

mélange de feldspath et de mica, auquel on pourroit donner le nom de mica graphique. Dans cette pierre, le mica est d'un blanc argentin, ayant un lustre extrêmement brillant. Le feldspath, qui y est d'une couleur grise un peu jaunâtre, y est en petites parties allongées, qui jouent, avec le mica, le même rôle que le quartz joue avec le feldspath, dans le feldspath graphique. Comme les parties qui appartiennent au mica, ont toutes leurs faces terminales placées sur un même plan, la cassure, que l'on fait éprouver à ces morceaux, a alors lieu suivant un de ces plans ; ce qui donne à cette cassure un aspect très-brillant, qui ressemble parfaitement à celui que j'ai dit être offert par la pierre de lune graphique.

Une roche très-particulière et très-intéressante, rapportée aussi par M. Leschenault, et trouvée par lui hors de place, à 3 milles au nord de Colombo, est la suivante, dont je crois d'autant plus devoir donner ici la description, qu'elle n'a d'analogie avec aucune de celles que nous connoissons. Roche compo- Sa tcxture est granitoïde, et ses grains appartiennent, pour dianiie pour la plos graudc partie , à une substance crue ie décrirai plus bas ,

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