IMPRIMERIE PANCKOUCKE
Rue des Poitevins, 14
sur un Écrit intitulé
M. le lieutenant général vicomte de Pré val , pair de France, président du Comité de la guerre et de la marine au Conseil d'État, etc., vient de faire lithographier et distribuer une consultation sur cette question :
« Les généraux de l'artillerie et du génie peuvent-ils , « d'après les droits que leur conférerait la supériorité ou « l'ancienneté de leur grade, être légitimement admis à com- « mander des corps formés de toutes armes ? »
Le mémoire a pour but d'établir, d'après les ordonnances anciennes et modernes, d'après les théories, les pratiques et l'histoire de la guerre, que les généraux de l'artillerie et du génie ne doivent jamais sortir de leurs spécialités et être admis à exercer des commandements généraux.
Après avoir lu très-attentivement , et sans aucune prévention, les arguments présentés par cet officier général, je reste pleinement convaincu que son avis est erroné et contraire aux véritables intérêts de l'armée et de l'Etat.
Qu'il me soit donc permis de soumettre aux bommes impartiaux mes observations sur ce travail ; je m'efforcerai de les dégager de toute espèce d'esprit de corps. Dans une question qui intéresse tous les militaires , je cherche cou-
sciencieusement , et en m'appuyant principalement sur des faits, à déterminer les droits de chacun, pour le maintien des principes et le bien du service.
Il n'est peut-être pas inutile de rappeler d'abord ce qui a donné naissance à la discussion sur le droit au commandement.