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âce de le reconnoître pour Vicaire Général quois ce ses lettres ne lui aient pas été exhibées. D'où vient donc qu'il est si difficile à le reconnoître sous une autre qualité ! ? Parceque ses bulles de suffira gant auxiliaire n'ont pas été légalement HEniRees Mais 2°. en quoi consiste cette signification légale ? Est-ce à les mettre mot pour mot, sous les yeux de chaque membre du Clergé et de chaque fidèle ? Mais si des raisons étrangères à l’objet de ces bulles, s “opposent à cette exhibition, faudra-t-il encore qu’elle ait lieu ? Si l'Evèque Diocésain par lacte le che solemnel qui puisse énaner de lui, savoir par un mandement public, informe le Clergé et les fidèles du District. qu *en vertu d'un Bref Apostolique de telle date, Mgr. l’év. tel, cst préposé au gouverne ment spirituel de tel District, en telle qualité, si la même chose est repétée et devcloppée dans un mandement postérieur ; n'est ce pas là une signification suffisante ? Hérène bous à notre Évêque l'injure de soupçonner que le compte qu'il rend de ce Bref Apostolique n'est pas fidèle : ? mais s'il est capahle d’une semblable fraude, n’aurions nous pas également pu le souyçonner d'avoir altéré le Brel Apostolique, dans le cas où il l'auroit publié ?
Le contexte du Chap. /rjumcetæ (de electione inter Extrav. Comm.) dent l'auteur des Questions n'a mis qu ’un fragment sous les yeux de ses lecteurs, montre clairement qu'il s'y agit de pré venir les fraudes de certains personnages qui se prétendoient faussement munis de provisions pour des places et offices dont ils s’emparoient sans donner de preuves de leur mission‘ Accidit, dit Benoit XIV de Syn. Dræe. hb.2
cap. 5. Bonifacium VIT per citatam extravagantem unicé voluisse evitare periculum ne quis se gerat pro Episcopo, qui Episcopus non sit” Nous ne sommes onc pas surpris de la perception des fruits de leurs bénéfices portée contre ceux q'i reçoivent impru-
cemment ces intius, Mais ce canon ou le passage D
de Benoit XIV tel que cité par l’auteur, sont-ils e plicables au cas dont il est question aujourd'hui ? Y at-il intrusion à craindre de la part d’un Prélat subalterne qui ne se présente pas de lui-même, mais qui est si formellement annoncé par son su; érieur ? Rien ne prouve mieux Ja mauvaise ap plication d’une autorité, que l'absurdité des conséquences qui suivent naturellement de cette application ; or si l’on ne doit pas reconnoitre Mgr. de ‘l'elmesse parceque le Bref qui le prépose à l'administration spirituelle du District de Montréal, n’a pas été signifié mot pour mot au Clergé et aux fidèles qui le composent, on ne doit pas non plus reconnoître Mgr. J. O. Plessis Evêque de Québec, ni même aucun de ses prédécesseurs; Car constamment les rescrits de Rome qui les instituoient d’abord Coadjuteurs, puis kvéques en titre de Québee, n’ont jamais été ni publiés, ni legalement signiliés dans le sens de l’auteur des Questions ; et s'il faut que tous ceux qui ont recennu ces diffléiens Evèques, sans avoir vu lenrs bulles, soient suspens de la perception des fruits de leurs bénéfices, daris quelle inquiétude ne vont pas se tiouver nos consciences, saus excepter celle de Mr. le curé de Longueuil ? Il faut donc, ou nous pré parer à à une restitution générale, où avouer que nos Evêques ont pu légitiment nous gouverner, et nous leur obéir, quais que leur: lettres Apostoliques ne nous alent été notifées qu'indirectement mais très suflisamment par ceux qui les ont obtenues d’abord pour Condjuteurs, ensuite pour successeurs. Quiconque refléchira sur cette wanière de procéder, conviendra, sans doute que la signification du Bref A postolique qui prépose Mer. de Télnesse au gouvernement spirituel du District de Montréal, a été faite d'une manière beaucoup plus légale et plus canonique,’ puisqu'elle a pour elle un mandement de lEvêque Diocésain qui est en Canada le seul verificateur et le seul exccuteur des ruserits de Rome et psr leqrcl seu LS, Pon-
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gueuil En voici le texte “ Le 21 du mois dernier,
“ nous donnâmes la consécration épiscopale à Mur.
“ Jean Jacques Lartigue Titulaire de Telmesse. . ..
Le S. Siège a été aussi loin que les circonstances
“ du moment le permettoient, en le préposant par
“un t$ref Apostolique du ler. Fevrier 1820 ( dont “ notre mort n'interrompra pas l’effet) au gouverne- ‘ ment spirituel de la cité et du District de Montréal, “ en qualité de notre Auxiliaire, Suffragant et Vie & caire Général.” Quelle imtormation ultérieure le Clergé et le peuple du District de Montréal auroient. ils pu obtenir de l'exhibition même du Bref Apostolique, puisqu'on leur rend compte ici de tout ce qui peut les y intéresser ? # Nous nous conformons + douc aux intentions du Souverain Pontife, en vous “ signifiant par le présent mandement, que vous de- ‘ vez à l'avenir rendre à Mgr. l'Évèque de Telmesse, “ dans toutes les Erlises du District de Montréal.les * inêmes houneurs que vous nous rendriez à nous-mè- “ ie si nous étions personnellement sur les lieux. et # l’y considérer comme spécialement et gén‘raiement “ chargé des fonctions épiscopales, telles que la béné- # Jiction des Stes. Huiles, la consécration des aue “ tels et des iglises, l'ordination des Clercs, la con- * firmation, les dispenses, la visite des paroisses, “ Eglises, chapelles, monastères et autres lieux de “ piété &c. &c. Ainsi c'est notre intention positive “ que vous recouriez désormais à lui dans tous Îles “ cas où vous recouriez ci-devant à nous, sauf à lui &: de nous référer les affaires qu'il estimeroit ne pou- “ voir terminer par lui-même; le tout sans préjudice & de la juridiction subordonnée des Grands Vicaires ‘ que nous avons dans cet immense District et de “ ceux qu'il deviendroit nécessaire d’y établir par la à suite,”
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De l'examen le plus scrupuleux de cette pièce, sur laquelle ila plu au Curé de Longueuil étabur ses cinq Questions s, 1} résulte 1°. que la première ne mene à rien et que nous y avons dejà repondu. Il résuite 2°. que la seconde est parfaitement olseuse ct insignifiante, savoir: + Mer. l'Ev. de Telinesse est1l ou peut-il être Evêque diocèsain du district de Montréal ?”’ Car tout le monde sait qu'un District n’etant
as Diocèse, ne peut avoir d'Ev. diocèsain, surtout ie celui qu'on y prépose est annoncé comme Sufgant, Auxiliaire et Vicaire Général, Il résulte 3° que comme les soldats et officiers d’un régiment doi: vent reconnoitre leur colonel pour leur supérieur IM= médiat et croire qu'ils font partie d’un corps qui lui appartient, quoique ce Colonel soit subordonné luimême à plusieurs officiers supérieurs ; que comme les religieux d'un monastère en reconnoissant le Gardien comme leur Su, érieur immédiat croyent faire partie d’une communauté qui lui appartient, quoi qu'il y ait un Provincial et un géné al au dessus de ce Gardien ; de même les ecclésiastiques de la ville et du District de Montréal doivent regarder Mgr. l'Eèque de Telmesse comme leur supérieur immédiat et croire qu’ils font partie d’un Clergé qu lui appart ent, sans préjudice de l'autorité de l'Ev. Diocésain qui «st incontestablement leur supérieur et le sien, et voilà une réponse très suffisante à la 5ème. que stion, Il résulte 4°. que le Souv. Pontife ayant jugé à propos d'établir FEvêque de Telmesse pour un terns indéfini, nous devons supposer, en bons enfans de l'Echse, qu ’l se sentoit autorisé à le faire ; car il n°e appartie nt à aucun de nous de discuter les prérogatives du S, Siège. et si quelqu'un avoit droit de se plaindre de la mesure adoptée ici par la Cour de Rome, ce seroit tout au plus le Coadjuteur cum futurè successione. Or ce Coadjuteur persuadé, comme nous l'avons observé plus haut, que sl vient un jour à la succession, PEv, de T'elmesse scra dans sa dépendance comme
pièce, Sur abiür ses HIère ne un Hréiseuse ct 'sse est-1l de Montt n'étant . surtout mme Sufsulte :3°, nent doi- TIEUT Ma s qui lui onné luse pme les Gardien aire paroù qu'il y ce Gar- Ile et du l'Éèque t et croipart enits nqui:st et voilà tion, El à propos indéfinit, l'Echse, partent es du S, Îre de la e seroit one. Or s obser- CESSION,
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il auroit été dans celle de son prédécesseur, n°a fait entendre aucane recla.snation : beaucoup moins à t-il charyé le Curé de Lou sueuil de recianer pour lui Ceci doit résoudre la 42. que-tion. [l résulte 5°. que Plv, Docésain ayant sigmié au clergé et aux filèles de rendre à Mgr i‘£vèque de Telmesse, dans toutes les Eguses du District de Montréal, les mêmes honneurs qu'on lui ren lroit à {ui-mêimne, s'il étoit sur les hieux ; loin de chercher à s'affranchir de cette injonc« tion, lis devraient s'y prêter avec empressenent et bonne grâce et admirer la condesceudance d’un pre lat qui se dépouille en quelque sorte lui-même des honneurs qu'il sait lui êtie exclusivement dus, pour les faire reudre à son représentant. Si Mr. e Curé de Lonzueuil eut considéré la chose sous ce point de vue, si conforme au respect dont un Eccésiastique doit être pénétré pour l’Épiscopat, il auroit suppitiné cette impprudente question et nous auroit épargné à tou, la confusion où nous sommes de voir sous les yeux d‘ua Public, composé comme il l'est dans cette Province, le détail de uo* cérémonies, tel que le dais Ja bénédictiou de l'eau, de l‘encens et autres articles qui ne peuvent qu'‘apprêter à rire à des gens déjà trop
portés à les tourner en dérision. Coinment un houw-
me sensé a-t-il pu s‘oublier jusqu‘à ce point ?
Nous savons qu'il a été mis en question si l’Evêque Diocésain pouvait transférer ces honneurs à un autre; mais nous savons aussi que le Mandement qui les décerne à lÉvêque de Telmesse est, depuis plus de deux ans, sous la considération du S. Sièxse et nous sonn?s persuadés en même temps que S'il étoit conda na ‘ans quelqu’une de ses pare tes, l'Evêque qui l’a donaé anroit assez de candeur pour l’avoier et assez d'obéissance pour adopter les réfornes qui lui seroient prescrites, mais en attenseur, la présomption n'est-elle pas pour le supérieur :
Le post.scriptum ajouté au pamphlet du Curé de Longueuil, est écrit dans le même esprit Même témérité dans les assertions; méine mépris pour l'autorité Diocésaine; mêmes eilorts pour rendre suspect au Gouvernement le nouvel ordre de choses et le paraliser s'il le pouvoit. Par des suppositions entiérement gratuites, il trouve pour la divi« sion du Diocèse de Wilna en Districts, des motifs qui ne sont pas appliquables à celle du Divcése de Québec et imagine des formes observées dans l'uno qui ne l'ont pas été dans l’autre ; comme si on lui avoit rendu compte des circonstances qui avolent accompagné la première de ces opérations ou comme si toutes deux n'avoient pas été faites par la même autorité. Î[l donne à entendre que si un Evèque étoit jugé nécessaire il y a quarante ans dans le District de Montréal par le Clergé et par les citoyens, ce qui veut dire aci les marguihers (identité remarquable !) il pourroit bien ne l'être plus maintes nant que la population de ce District est au moins triple de ce qu’elle étoit alors.
Il dit, ct nous le croyons volontiers, qu‘il eut été plus désirable pour ce District d’avoir un Evêque en titre qu'un Évêque an partibus, mais qui lu a dit que cette voie n’avoit pas été tentée ? Qui ne sait qu'on obtient pas tout ce qu'on demande, et que souvent ne pouvant avoir plus, on est forcé de se borneï à moins ?
Ouvrens le Mandement du 5 Décembre 1°22, Que nous dit-il ? « Ce plan (de division du Diocèse “en cinq) extrêmement gouté, suggéré même en “ partie par la Cour de Rome, n'entra pas dans les “idées de celle de Londres qui consentoit bien que “ l'autorité Ecclésiastique fût partagée entre plusi- ‘“eurs, mais vouloit que le gouvernement n'eût af. ‘ faire qu’à un seul...
On voit par ce nouveau document 1°. que le Gouvernement n'a pas vouiu qu'il y eût plusieurs
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Piocèses en Canala, aussi n'y a-til qu'un seul 2°, qu'il consentoit à ce que l'autorité Ecclésiastique fût partagée entre plusieurs, et voilà ce qui a été o« péré par la créatica de quatre nouveaux Évêques qui partagent l’autorité Ecclésiastique. 3° Mais qu'il vouloit n’avoir affaire qu'à un seul, et voilà ce à quoi l’on a pourvu en mettant ces quatre nouveaux Evèques sous la dépendance de l’Evèque Diocésain, de telle sorte que les opérations de ces Evêques sont censées faites par l'Évêque Diocésain, qui sera seul en correspondance avec le Gouvernement pour toutes les affaires Ecclésiastiques du Canada.
On objectera peut-être que le Gouvernement né suppose pas que ceux qui doivent partager l’autorité Ecclésiastique seront de vrais Evêques. A cela nous répondons 1°, que c'est le partage de l'autorité énscopale qui étoit demandé au Gouvernemont. 2°, qu'à cette demande le Gouvernement accordoit quelque chose ; or s’il n'accordoit pas des Evèques, il n'accordoit rien; car l'Evêque de Québec n’avoit pas besoin de recourir au Gouvernemeñf pour se créer de simples Grands-Vicaires, 3°, qu'en somme, les vues du Gouvernemens ont été rEspec= tées, qu’elles sont remplies comme nous venons de le faire voir, et qu'il importe fort peu au Gonvernemont que celui qui partage l'autorité de l'Evêque Diocésain dans le District de Montréal, soit appelé Mar. l'Evêque de Telmesse ou le Docteur Lartiue eu simplement Mr. Lartizue,
Dans ce Posi-scriptum l'auteur des questions insiste encore sur la nécessité de publier les Lettres Apostoliques qui piéposent Mgr. l'Eveqre de Telmesse au Gouvernement spirituel du District de Montréal, ce qu'il continue d'appeler un démrmbrement du Procése, Faudra-t-il à notre tour repéter aussi que rien ne né cessitoit cette publication ? Qu'elle a équivalen ment eu lieu? Que Mor. de Feimesse à été 183
rat 1/4 , Aria PAPA ‘} LU er ? £ i @Rciitaticient aunouce au E‘aisthict Ge Montreal ?
Qu'en celaïl a été plus fait pour lui que pour aueun des Coadjuteurs de nos Evéques ? Faut-il quelque chose de plus? Nous mentiornerons ici un: fait que nous tenons «ie bonne source, et qui surpren+ dra peut-ctre nos lecteurs; C’est que la common: cation des Lettres Apostoliques dont il s’agit, fut ofs ferte à Messieurs du Séminane de Montréal au come vencemen! de Mars 1#21 et qu'il ne daignérent pas se la procurer, Elève du Séminaire de Montréal, et comme tel rempli de reconnoissance et de 1espect pour tous les membres de cette illustre maison, pous ne nous permettrons aucune réflexion sur Cétte conduite extraordinaire; mais du moins est-il vraisemblable que si ces Messieurs eussent pris con: laissance de cette pièce, ils auraient eu de quoi satiéfaire cette portion du Clerge du Distriet qui croit bonnement qu'on 2 voulu lui en faire mystère.
Nous terminors par déclarer à Mr. le Curé de Longueuil combien nous sommes afflisés que son écrit imiprudemment Jancé dans le Public, nous ait N#, dans la nécessité de rédiger les présentes obserfvaiions. Nous les devions à l'Episcopat outragé et vihpendé ; nous les-devions aux Fidèles du District ’ de Montréal, jettés en grand nombre dans un état d'incertitude où il n'est pas Juste qu'ils demeurent. Quant au mal incalculable que son écrit peut faire à le Religion de ce: pays, auprès des ennemis du nom Catholique; nous le croyons sans remède. Nous rendons même à Mr. le Curé de Longueuil, la justice de croire que s'il l’eût prévu, il n’auroit pu se résoudre à cette publication quia été mal vue de ceux n mes qui partagent ses opinions et qui sont bien loin d'être la majorité du Clergé da District de Montréal,
THOIS-RIVIERES, 25 Novembre, 1823.