Observations Sur Une Feuille Gemmipare De BEGONIA
recevant Jes eaux de ces deux derniers lacs (vov. la feuille 75 de l’ Ordnancemajj) : 16 décembre 1863; 2 échantillons dV. lacustris (1).
M. Prillieux fait à la Société la communication suivante :
par
Al. Éd. PIULMELX.
Il y a bientôt quarante ans que Turpin décrivait avec détail et dessinait (2) une feuille d 'Ornithogalum thyrsoides , couverte sur les deux faces d’un trèsgrand nombre de bourgeons adventifs. Depuis cette époque, plusieurs faits analogues ont été signalés, et la culture profite même aujourd’hui, pour la multiplication de diverses plantes, de la propriété qu’ont leurs feuilles de produire, dans certaines conditions, des bourgeons adventifs.
Les Bégonia , le Bégonia Rex surtout, dont les très-nombreuses variétés sont cultivées pour la beauté de leur feuillage, peuvent être cités parmi les plantes que l’on multiplie le plus communément dans les serres par ce procédé.
Rappelons brièvement comment on opère le plus ordinairement : on coupe une feuille en tranchant le pétiole à une distance d’environ 2 centimètres du limbe, puis on coupe transversalement toutes les nervures en laissant une largeur d’environ 2 centimètres entre les coupures successives. Cela fait, on enfonce le pétiole en terre et on applique le limbe par sa face inférieure sur le sol, en l’y fixant avec des épingles de bois. Après un certain temps, de tous les points où l’on a coupé les nervures, naissent sur la feuille des bourgeons adventifs (3).
C’est dans des conditions sinon semblables, du moins jusqn’à un certain
(1) Note de la Commission du Bulletin. — Les lignes que Ton vient de lire sont les dernières (destinées à l’impression) qu’ait tracées, d’une main déjà affaiblie par la maladie, notre vénéré confrère M. J. Gay; elles prouvent avec quelle ardeur et que soin scrupuleux il a travaillé jusqu’à l’heure suprême de sa vie. La mort, qui la ravi a notre profonde'affection le 16 janvier 1864, ne lui a pas permis de revoir, au momen de la composition, les chapitres Vil à XI du récit de son voyage et cet appendice q 111 le termine. Par respect pour la mémoire de notre excellent maître et ami, nous publions la fin de son manuscrit telle qu’elle nous a été remise après sa mort par sou digne 111s M. Ch. Gay. Nous n’avons pas même cru devoir faire disparaître quelques légères imperfections de rédaction, de peur d’altérer le sens précis que M. J. Gay, i,ver la rigoureuse exactitude qui le caractérisait, attachait à chacune de ses expressions. ^
(2) Turpin, Mém. du Muséum , t. XVI; Organographie végétale , pp. 55 et 1 ' » pi. 10.
(3) On ne traite pas de la même façon le B. ricinifolia. Dans celte plante la multip » cation se fait, soit à l’aide de morceaux de limbe attenant à une nervure et qu on pl‘ in e en terre par la nervure, soit par le pétiole à la base duquel il se forme sous leric l,n bourrelet d’où naissent un certain nombre de bourgeons adventifs. On peut recouper plusieurs fois le pétiole et déterminer la production de plusieurs séries de bourgeons* Quand le limbe se trouve très-rapproché de terre, on y voit naître des bourgeons autoui du sommet du pétiole.