‹ Obstétrique journalièreChapitre 118 sur 157 · V. - Cas B · texte numérisé non relu

V. - Cas B

Fins bâ-

Agar- agar -)-

Négatif.

Pas étu-

Ne pous-

Moyt. ra-

Non ob-

Se colore

Inoculé au

I pare.

tonnet s.

5 ° „ de glycose :

dié.

se pas à

pide.

servée.

bien par

lapin sans

Travail de l'i

Fort développ.

la temp.

Après 48

les coul.

résultat.

jusqu'à 2 cm. de

d.l. cham-

heures l'i-

d'aniline.

Poche rompue

la surface, —

bre.

nocul. est

Non dé-

3 jours avant.

Agar-agar lac-

nettement

coloré par

Enfant vivant.

tose, développ.

visible à

le Qram.

Pas touchée

plus faible. —

l'étuve.

niais suture pé-

Agar- agar +

rinéale ( réunie

form. de soude

per primant.)

■■t ■"> ° o glycérine,

Pas d'injection

faible développ.

prophyl.

jusqu'à 3 cm. de

Première ascen-

la surface. —

sion, 4*j. 38.5, p.

Agar-agar neu-

Acmé 9" j.,39.7,

tre.

pouls. 92.

Négatif.

Cbule 11° jour ;

sortie 14° j.

Lochies exam.

le 12° jour, très

fétides, purul.

Pas de traitera .

M.- Cas X..

Bâtonnet

Agar : faible dé-

Bouillon

Bouillon

Etuve

Rapide ;

Non ob-

Se colore

Introduc-

fin, grêle,

velopp. jusqu'à

glyc, gé-

glycosé :

seulement

en 2'. h.

servée.

p a r les

tion de

mm mol).

2 cm. au-dessous

latine liq .

2 essais

coul. d'a-

fragm. d'a-

jamais en

de la surface. —

glycosée.

ï n 1 r uc -

nilîne.

gar SOUS

filaments.

Agar-agar gly-

Agar avec sérosité kystique fort développem id. —

Agar lactose faible dévelop.

Agar avec glycérine et form de soude.

Négatif

Négatif

tu eu x .

Keste coloré, mais seulem. en bleu pâle p.leGram.

la peau d dans le péritoine de lapins.

Au c u n e réact. locale ou générale.

im ii noNS ANAEROBIES

Les principaux caractères des bactéries ainsi retiré* - pures des lochies utérines sonl les suivants : anaérobies obligées, ne poussant qu'à la température du corps, se développant exceptionnellement dans les milieux nutritifs liquides au contact de l'air, donnanl pour trois espèces seulement 11 et IV p. 382 el 383 — IV p. 385) naissance à des gaz dan-; les milieux nutritifs artificiels.

Elles semblent pour la plupart préférer la vie saprophytique ainsi que le prouvent les résultats négatifs des expériences sur les animaux une seule espèce, un bacilli ai rogi ne retiré du i as B. n° IV p. 383, s'est montrée pathogène pour le cobaye : voyez plus loin p. 392.)

Leur énergie parasitaire semble très faible puisque dans un seul cas (ci-dessous décrit p. 390 elles ont produit une infection métastatique, tandis que partout ailleurs elles se sont tenues à la surface et dans les couches superfilles de la muqueuse, donnant naissance aux symptômes dont suit lexposé.

Krônig compte ">"> cas d'endométrite anaérobique savoir : 2."> cas dans lesquels, les lochies utérines putrides renfermant de très nombreuses bactéries visibles au microscope, l'ensemencement n'a donné aucune colonie par l'emploi exclusif des procédés de culture aérobie :

plus 30 cas où la culture anaérobie a donné des résultats positifs.

Toujours il y eut des symptômes locaux ; dans un certain nombre de cas il s'est produit aussi des sj mpt&mes généraux.

Au premier rang des manifestations locales il tant placer l'abondance et la fétidité de l'écoulement lochial, sa coloration rouge brunâtre à l'acmé de l'infection, purulente dans la conva- I lescence.

La disparition des bactéries anaérobies est plus rapide que dans Pendométrite streptococcique ; si bien que parfois au 7" jour on n'en retrouve plus trace dans les lochies. En même temps que ces bactéries disparaissent, disparait aussi la fétidité.

Les formes en bâtonnets semblent en général iner sur les ,...•,; ipii. lorsqu'ils remportent, sonl souvent réunis par paires simulant au microscopi le streptocoque. Ils se colorent presque tous par le Gram.

Le nombre des bactéries, dans une préparation |

sèche, • si le plus souvent très grand. Dans beaucoup de cas on constate nue active phagocytose .

Les plaies qui se trouvent dans le \ agin ou au périnée et aux lèvres, sont le plus souvent infectées, d'un gris blanchâtre, .i\ ■ e forte tuméfaction vulvaire.

Dans un seul cas il y a eu, par continuité, infection de la trompe droite salpingite putride enkystée . Jamais on n'a observé de para ni de périmétrite, si bien qu'à la sortie on ne put noter, dans le plus grand nombre des cas, la moindre adhérence.

Les symptômes généraux produits par résorption des toxines, — céphalalgie, anorexie, asthénie, — sont beaucoup moins marqués quedans l'infection streptococcique ; ils manquent 1 ans Un grand nombre de cas.

Rarement on a noté des frissons.

Les modifications du pouls et de la température ne sont pas aussi grandes que dans l'endoinélrite streptococcique. Trois fois seulement, on a noté une ascension au-dessus de 40.

Voyez les tableaux comparatifs ci-contrep. 387. La durée moyenne du séjour à 1 hôpital est de 12, 4 jours contre 21, 2 dans l'endométrite streptococcique.

La première élévation de température a lieu le plus souvent au 2'' jour 4e jour dans la streptococcie.)

Elle s'est faite 7 fois le 1er jour 10 fois le 2e — 5 fois le 3e — 9 fois le 4e — 3 fois le 5e — 3 fois le 6e — 2 fois le 7l — 2 fois le 8e' — 1 fois le 9e

0 fois le 10e —

1 fois le 11e —

Bref il s'agit ici d'une endométrite putride due à la présence dans lutérus de bactéries anaérobies, et s'accompagnant ou non de symptômes généraux lièvre, accélération du pouls, etc.), imputables à la résorption de produits toxiques sur lesquels les recherches expérimentales <i l'aiiahsc chimique nous ont, avant la lettre, ouvert quelques clartés sulfate de sepsine de I'anum. ptomaïnes. muscarine, putrescine, saprine de lîrieger, etc.)

En pareil cas il y a bien intoxication, toxine-

ENDOMETRITE PUTRIDE

la tel 1.

Tableaux comparatifs de la Température

et du Pouls

dans les Infections anaérobie et streptococciques (Krbnig)

Le Tableau I montre les différences de température dans les différentes infections : St = Streptoccccus pyogenes.— An = bactéries anaérobies. — G = Gonocoque de Neisser.

La hauteur de chaque ordonnée indique combien de fois (voir les chiffres en marge) des températures de 38 à 38,5 ; de 38,6 à 39 ; de 39 à 39,5 ; de 39,6 à 40; au-dessus de 40 ont été atteintes par une accouchée de chaque catégorie dans le cours des suites de couches.

La différence de gravité des infections streptococciques d'une part et des infections à anaérobiesfet à gonocoques) de l'autre, s'accuse surtout pour les hautes températures. Tandis que pour les températures entre 3S et 38,5 le rapport de fréquence est3,S6à 2,78, il est de 1,89 à 0,18 pour les températures de 39,6 à 40 et enfin de 1,4 à 0,0S pour les températures au-dessus de 40.

Le Tableau //indique le pouls d'après les mêmes principes. Pour les jours de soins (Verpflegungstage) la hauteur de l'ordonnée indique directement le nombre moyen de jours de soins (chiffres de droite) au-delà du dixième jour.

Tafel H.

SLAn.G. St.An G. SI.An.G. SLAn.G. SLAn.G.

St.An.G. St.An. G. St.An. G. St. An. G.

INFECTIONS A\\l R0BI1 S

mie : il n'y a pas septicémie au sens moderne, c'est-à-dire pénétration et généralisation du microbe dans les voies lymphatique ou sanguine.

C'est ce que Duncan, vers issu, avail voulu désigner par les termes saprémie, fièvre saprémique, par opposition aux termes bactériémie, fièvre bactériémique.

Mal> ce terme de saprémie ne mérite pas ,] être conservé. Il n'y a pas en effet, nous l'avons vu par ce qui précède, que 1rs bactéries saprogi nés qui puissent causer la fièvre iliir de

|. m. m. Les pyogènes purs, staphylocoques

ei streptocoques, déterminent parfois cette fièvre.

Ki d'autre pari tin microbe saprogène esl peut-être capable, nous allons le voir, de causer une vraie bactériémie.

11 est donc préférable, ainsi que le remarque Knuii^. de désigner ces accidents de résorption s,, us le nom de toxinémie Tavel , et de dire toxinémie streptococcique, toxinémie staphylococcique, toxinémie par bactéries saprogènes dont les unes sont, comme le coli, anaérobies facultatives, et les autres anaérobies obligées.)

Nous \ n s de direquelesbactéries anaérobies obligées de la putréfaction pouvaient peut-être, tout comme les pyogènes, et dans certaines conditions exceptionnelles à déterminer, causer une fièvre puerpérale mortelle.

Ernst. privat-docent et assistant à l'Institut

pathologiq l'Heidelberg, l'avait déjà soutenu

en 1892 a l'aide d'une observation restée isolée jusqu'à les derniers temps et dont voici le résumé :

Femme de 26 ans. 1 pare, dernières règles .' au i -

mencement <1<* Mars 1892. La perte «turc six semaines <■! la malade accuse des douleurs dans le côté droit.

Cinq semaines avant l'entrée a la Clinique il'- Czerny, qui eut lien le 17 mai, une tumeur était apparue dans le côté droit du ventre. Il n'j a aucun signe suffisant de grossesse, pas de colostrum, pas «te bruits fœtaux.

L'hystéromètrc pénètre aisément à là centimètres.

On fait une dilatation 'In col à l'éponge préparée afin d'explorer manuellement lu cavité utérine avant de se décider a une laparotomie : comme cela ne réussit pas on tamponne l'utérus et le vagin à la gaze îodoformée. Il suivi. -ut .t.- In fièvre, 1.- pouls s'accélère; vomissements et contractions douloureuses. Sensibilité «le la tumeur à

-i..ii: rénitc t douleur au-dessus du ligament

.1'- Poupart, a gauche [périmétrite et paramétrite aiguës .

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