‹ Obstétrique journalièreChapitre 2 sur 157 · I PRÉFACE · texte numérisé non relu

I PRÉFACE

Au rebours des Traités dont Naegele a fourni le prototype, à peine modifié par ses successeurs, celui-ci, qui comprend la grossesse, l'accouchement, la délivrance, les suites de couches, les soins à donner à la mère, dans les cas normaux ou ramenés par Farta la normale, ne débute pas par trois ou quatre cents pages d'anatomie de l'utérus el de ses annexes à l'état de vacuité, de physiologie de la menstruation et delà fécondation, d'embryologie, etc.

Je suis a ce sujet de l'avis de Naegele repenti, disant, à la fin de sa vie : « C'est 1 expédition qui est notre affaire et non point la fabrication. » A chacun son métier. Au lieu de copier Henle, Kôlliker, Waldeyer, Mathias Duval, Longet et Preyer, pour ne citer que les principaux, j'ai mieux aimé leur renvoyer le lecteur.

Cela m'a donné le temps et la place nécessaires pour étudier et exposer en détails l'anatomic et la physiologie de F utérus puerpéral, par trop négligées vraiment dans les Traités d'accouchements. Elles le sont à ce point que, malgré mon désir, je n'ai pas pu trouver une seule lionne figure d'utérus gravide, parturient ou post partum, a exhumer des livres didactiques, français ou étrangers, postérieurs au Traité de Smellie.

Certains partisans de l'enseignement dit « utilitaire » trouveront peut-être que les jalons anatomiques et bactériologiques occupent ici trop de place. « L'élève, disentils, se désintéresse de ces notions théoriques bonnes pour les maîtres ; il n'a d'yeux el d'oreilles que pour la pratique ». Comme si la pratique, j'entends la bonne, la rationnelle, n'était pas la théorie appliquée !

I. étudiant, j'en ai eu mainte preuve depuis sept ans. n'a pas si courtevue. Il prétend, toul comme son maître, raisonner sa direction, savoir où il va, par où il passe, reconnaître les feux de route, les bouées et les balises. Piloté aujourd'hui, il sera demain seul a la barre : il sent la nécessité d'une carte fidèlement repérée. C'esl celle carte que j'ai voulu lui mettre en main pour la pratique journalière.

Loin qu'elle soit surabondamment jalonnée, je lui reconnais des lacunes encore nombreuses. .le fais appel, pour les combler, aux médecins et aux chirurgiens des hôpitaux, aux mains de qui nombre de documents, précieux pour l'enseignemenl obstétrical, demeurent actuellement sans emploi (1).

En terminant, j'exprime mes remerciements les plus cordiaux à mes collaborateurs : mon ami l'éditeur Steinheil; M. Monnoyer, imprimeur au Mans; MM. Thiébaut photographe), Bourgogne (micrographe), Monpillard (photomicrographe et Charles ("p. Petit [similigraveur). Je leur sais particulièrement gré d'avoir, sans trop murmurer, plié leur technique à mes exigences qui se sont, pour la plupart, trou- \ ées i éalisables.

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