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cette appréciation; je me bornerai donc à lui dire que je veux, avant tout, dans cette circonstance comme dans toutes les autres, donner à Votre Excellence et à ses généraux un nouveau témoignage de mon vif désir de consulter leurs convenances autant que j'ai le pouvoir de le faire.
Sans donc examiner si Fensemble des baraquements pourrait être occupé quelques jours plus tôt, ainsi que me l'affirment mes agents, mais préoccupé du double but de satisfaire les chefs de corps de l'armée allemande et d'épargner le logement militaire aux habitants des derniers départements occupés, j'ai l'honneur d'agréer la proposition que veut bien me faire Votre Excellence, de fixer d'une manière définitive au lundi 4 novembre le mouvement général de l'évacuation. Je ferai connaître cette décision du Quartier général à mon Gouvernement, et j'en instruirai les populations intéressées, dès que j'aurai reçu de Votre Excellence l'avis qu'elle donne ses ordres dans ce sens à ses subordonnés et que je puis en faire autant de mon côté.
J'aurai soin d'ailleurs de presser, d'ici là, l'entier achèvement des quelques baraquements où l'installation n'est pas complète, et je ne manquerai pas de vous indiquer, en temps utile, les localités où je serai forcé de vous demander d'ordonner pour quelques jours le logement d'une partie des garnisons chez les habitants. Je renouvelle de plus l'engagement, contenu dans ma note du 22, de faire compléter avec autant de soin que d'activité les derniers travaux extérieurs à exécuter après l'entrée des troupes dans les casernements.
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Je presserai également le transport du mobilier spécial apporté des départements évacués, afin que les troupes, en majeure partie tout au moins, n'aient pas à l'attendre après leur arrivée.
J'espère donc qu'avec les bienveillantes dispositions de Votre Excellence et son appui constant, tout s'exécutera sans donner lieu à aucune difficulté, et je suis l'interprète fidèle de mon Gouvernement en témoignant, par mes efforts, de notre désir d'entente amicale.
Je me permettrai, en terminant, de solliciter de Votre Excellence une faveur particulière, subordonnée bien entendu à la mesure du possible et des convenances de son armée. Ce serait de devancer la date du mouvement général, en ce qui concerne quelques corps isolés qui pourraient se mettre en marche sans inconvénients. J'y verrais un double avantage que je crois devoir vous signaler : satisfaire les impatiences de l'opinion publique, et diminuer l'encombrement des voies ferrées pour les expéditions de matériel.
En attendant la réponse de Votre Excellence à qui je tiens à renouveler l'expression de ma reconnaissance, j'ai l'honneur de la prier d'agréer les assurances de ma plus haute considération.
S^-^'ALLIER
CGXXVII
M. LE COMTE DE SAINT- YALLIER A M. DE RÉMUSAT
Nancy, le 26 octobre 1872.
Monsieur le Comte,
J'ai l'honneur de vous transmettre ci-joint les notes ^ échangées en dernier lieu entre le général en chef de Farmée allemande et moi, pour amener la fixation précise du jour où s'accomplira définitivement l'évacuation des deux Marnes. Je vous serai reconnaissant de porter ces pièces à la connaissance de M. le Président de la République, qui a bien voulu manifester le désir d'être tenu au courant de la négociation ; je souhaite également que MM. les ministres de la Guerre et de l'Intérieur reçoivent communication de ces informations, que le défaut d'un personnel suffisant ne me permet pas de leur adresser directement.
Comme j'ai eu soin de vous l'écrire précédemment, l'évacuation a commencé, sur mon désir, le 16 de ce mois; mais elle s'est trouvée forcément limitée à quelques services accessoires ou à certains points peu importants. Je ne pouvais en effet demander davantage, préoccupé que j'étais, avant tout, d'éviter aux habitants des derniers départements occupés la charge du loge-