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d'acquitter et pour laquelle je viens faire appel à votre haute justice.
Permettez-moi de vous demander si je dois vous adresser à vous-même l'ensemble des propositions que j'ai préparées, après m'ètre concerté avec les chefs hiérarchiques de chacun d'eux, ou bien si vous préférez que je les envoie à chacun des ministres qu'elles concernent.
Je vous serai vivement reconnaissant, Monsieur le Président, de vouloir bien me faire connaître votre décision à ce sujet.
S^-Vallier.
CGXXXIX
M, LE GÉNÉRAL DE MANTEUFFEL A M. LE COMTE DE SAINT-V ALLIER
Nancy, le 14 novembre 1872.
Votre Excellence connaît mon admiration et mes sympathies pour M. Thiers; son Message les aurait fait grandir si c'était possible, mais il me prouve de nouveau que je juge et que j'ai jugé bien ce grand homme dès le premier moment où j'ai eu l'honneur de le voir.
Je serais bien aise de vous voir aujourd'hui. J'ai l'hon-
neur de vous remettre le Message, parce qu'il intéressera beaucoup de vos connaissances ici.
E. Manteuffel.
CGXL
M. THIERS A M. LE COMTE DE SAINT- VALLIER
Versailles, le 10 décembre 1872.
Mon cher Monsieur de Saint-Vallier,
J'ai reçu vos dernières dépêches, et je me hâte de vous en remercier. Je vous prie d'en remercier et très vivement M. de Manteuffel, et de lui dire que je suis toujours bien profondément touché de son amitié qui n'est pas une amitié passive, mais qui est très active au contraire et très efficace. L'article en question a été ici d'un très bon effet et a fait contraste avec l'attitude de M. d'Arnim qui a, pendant la dernière crise, affecté de ne point paraître à Versailles, sous le prétexte que son Gouvernement devait se montrer soigneusement étranger à nos divisions. Je vous dis cela pour vous seul, car je n'attache pas à ces détails plus d'importance qu'il ne faut. D'ailleurs la crise est apaisée, du moins pour le moment. Mais ce moment était le plus difficile à passer,