‹ Occupation et libération du territoire, 1871-1875. CorrespondancesChapitre 56 sur 103 · Voir ccLvi · texte numérisé non relu

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Paris, vous lirez presque textuellement vos propositions. Je puis vous garantir absolument que le secret n'a pas été trahi par l'Ambassade : je n'ai lu votre lettre à qui que ce soit. Je crois important de vous signaler une aussi grave indiscrétion, afin que vous puissiez ordonner les recherches nécessaires pour en éviter de nouvelles. Plusieurs ont été commises déjà par nos journaux, et je puis vous dire qu'elles ont été remarquées et relevées avec un certain mécontentement.

Je vous envoie sous forme de dépêche le compte rendu d'une conversation que j'ai eue avec l'Empereur, lundi gras, au bal. Le lendemain, je suis allé chez le comte de Redern : je lui ai rapporté ma conversation de la veille, et je l'ai prié de revenir avec son maître sur les mêmes sujets qui avaient été plus effleurés qu'approfondis entre nous. Je lui ai fait partager la satisfaction que je ressentais de l'accord intervenu entre vous et la commission des Trente, en lui rappelant que je n'en avais jamais douté, et que je le regardais comme essentiellement utile pour l'avenir de mon pays auquel il assurait la paix intérieure. Cette entente entre la majorité conservatrice et le Président devait calmer les appréhensions du Roi au sujet de notre situation, et j'espérais qu'elle déciderait Sa Majesté à se montrer facile sur les garanties financières, et en tous cas sur une évacuation prochaine et complète du territoire français. Je lui donnai lecture en partie de votre lettre ^ du 20, afin de donner plus d'autorité à mes assertions, ce qui parut lui faire

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